‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrés (volume 2)Chapitre 92 sur 284 · II. — L’histogenèse de cet intestin et du mésentère · texte numérisé non relu

II. — L’histogenèse de cet intestin et du mésentère

III. — La formation des glandes annexes, foie et pancréas, qui, bien que devant être strictement rattachée à l’histogénèse, mérite cependant, en raison de l’importance des glandes formées, d’être examinée à part.

I. — développement anatomique de l’intestin digestif et de son

MÉSENTÈRE

La portion digestive de l’intestin est d’abord largement ouverte

FIG. FOI. — Coupe longitudinale d’un embryon, de Lapin du 9e jour , montrant l’étendue de la communication «mphalo-mésentérique, dont on se rendra compte en déflécliissant la moitié antérieure de l’embryon sur sa moitié postérieure.

tn, tube nerveux. — pli, pharynx (intestin céphalique). — • ip, intestin postérieur. — im, intestin moyen (région encore à l’état de gouttière ouverte dans la vésicule ombilicale). — g, fossette buccale ou stomodaeum. — ■ mp, membrane pharyngienne. — p$, poche de Seessel. — C, cœur. — l, diverticule hépatique situé à l’union de la partie antérieure tubuleuse avec la gouttière intestinale.

dans le sac vitellin intestinal ou vésicule ombilicale, avec lequel elle communique par le conduit vitellin ou omphalo-mésentérique (fig. 101, voy. aussi la fig. 20, et les fîg. 1-3 de la pl. II). Dans toute

DÉVELOPPEMENT DE L’INTESTIN DIGESTIF

retendue de celte communication, l’intestin digestif n'est qu’une gouttière ouverte dans la cavité de la vésicule ombilicale. Peu à peu s’opère la fermeture de l’intestin digestif en un tube, et par suite le rétrécissement de l’orifice du conduit vitellin. Le processus de fermeture subit un temps d’arrêt au moment où il atteint la région de l’intestin de laquelle prend naissance le foie; en d’autres termes, le foie dérive d’une région intestinale (futur duodénum)^ qui marque pour un temps assez long le passage entre la portion tubuleuse et la goutlière intestinales. Puis, ce temps d’arrêt subi et cette région dépassée, l’intestin se ferme toujours plus complètement d’avant en arrière et d’arrière en avant, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un étroit orifice vitellin.

Une fois l’intestin digestif transformé en un tube sur la presque totalité de sa longueur, et même avant que cette transformation ait fait des progrès sensibles, il s’opère en lui une foule de changements de forme et de situation.

Toutes ces transformations s’effectuent à l’intérieur de la cavité péritonéale ou abdominale, qui représente une partie de la cavité du corps ou cœlome, et se trouve par conséquent tapissée sur toute sa surface par l’épithélium de ce cœlome, formant le feuillet épithélial du péritoine. Mais l’intestin n’est pas libre dans cette cavité. Il est au contraire réuni à ses parois dorsale et ventrale par des bandes de tissu, elles aussi revêtues par l’épithélium cœlomique, les mésentères, que l’on doit distinguer en mésentères postérieur ou dorsal et antérieur ou ventral (fig. 102 et 103).

Le mésentère dorsal ou postérieur (mp) règne sur toute la longueur de l’intestin digestif et aussi de l’intestin respiratoire, se présentant toutefois avec des caractères différents dans ces deux régions.

Le mésentère ventral ou antérieur (ma) est limité par contre, chez les Vertébrés supérieurs, à la région respiratoire et à la partie initiale de la région digestive. Dans la région respiratoire de l’intestin, il renferme le cœur (c), auquel il constitue un mésocarde; la situation du cœur dans l’épaisseur du mésentère ventral ou mésocarde partage celui-ci en deux segments, l’un dorsal, le mésocarde postérieur (mcp), l’autre ventral, le mésocarde antérieur (mca), ce dernier d’existence très passagère. Dans la partie initiale

Page 1