‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrésChapitre 133 sur 159 · RAPPORTS DE L’ECTOPLACENTA AVEC LES GLANDES UTERINES · texte numérisé non relu

RAPPORTS DE L’ECTOPLACENTA AVEC LES GLANDES UTERINES

et des Rongeurs. Dans le début tout au moins de la formation placentaire chez ces derniers animaux, le sang maternel est séparé du sang fœtal par une double couche épithéliale, maternelle et fœtale. Vers la fin de la gestation, la couche fœtale s’atrophie.

C’est ainsi que sent égarement conçus les schémas de Turner (pl. III, fig. 6).

Une autre donnée de l’exposé de Duval, laquelle est liée intimement à la précédente, est que les glandes utérines ne reçoivent pas dans leur cavité les prolongements de l’ectoplacenta et plus tard des villosités, mais se détruisent de bonne heure. Elle est en contradiction avec ce que l’on pensait autrefois et ce qu’ont affirmé encore à nouveau plusieurs auteurs relativement à la destinée des glandes et d’une manière plus générale de l’épithélium de l’utérus. Pour nombre d’observateurs (Jassinsky, Pacanowsky, Tafani, Fleischmann) les villosités choriales s’enfoncent dans les ouvertures des glandes, contrairement à Turner, Ercolani, et aussi à van Beneden, Duval, Frommel, Strahl, Heinricius, etc., pour qui les glandes ne prennent jamais part à la formation de cavités destinées à loger les villosités. Comme la première opinion a compté et compte encore beaucoup de partisans, il n’est pas inutile d’exposer brièvement un type de développement placentaire conforme à cette manière de voir.

La formation du placenta des Carnivores, que nous décrivons comme type d’après Fleischmann, débute pour la partie maternelle, de l’avis commun de Pacanowski et de Fleischmann, par la végétation des glandes, qui se mettent à s’allonger, à s’élargir et à pousser des diverticules latéraux (fig. 195, I, g ). Il paraît établi qu’ici c’est dans les glandes utérines mêmes et non pas dans des cryptes spéciales formées à côté des glandes par des enfoncements de la muqueuse, que pénètrent les villosités fœtales. C’est aussi ce que représente le dessin I, où l’on voit les villosités choriales (u) pousser de petits prolongements en regard de l’embouchure des glandes et même s’y enfoncer quelque peu. La prolifération des glandes et leur dilatation marchent de la superficie de la muqueuse vers la profondeur. Ces phénomènes transforment finalement la muqueuse, principalement dans sa partie profonde, en un tissu criblé de lumières glandulaires, et qui sera la couche glandulaire

>bi©

ANNEXES EMBRYONNAIRES DES MAMMIFERES

Voir la légende page 401

Page 1