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VAISSEAUX DU PLACENTA

les voit pénétrer çà et là dans ces espaces. La paroi artérielle s’amincit durant le trajet du vaisseau dans l’épaisseur de la caduque, et se réduit finalement à une couche endothéliale immédiatement entourée parles cellules mêmes de la sérotine. Les ouvertures des artères dans les espaces intervilleux sont situées aux bords des

Fig. 226. — Figure demi-schématique des vaisseaux du placenta (imitée de Waldeyer). o, amnios. — ch, chorion. — dsch, couche déciduale sous-choriale. — c, caduque vraie. — c\ caduque sérotine. — m, musculeuse. — vi, villosités fœtales. — ci, espaces intervilleux. — sc, septa intercotylédonàires. — v, veines. — a’, artères ouvertes dans les espaces intervilleux. — tm, sinus veineux

marginal .

cotylédons et dans les cloisons intercotylédonaires. Elles se font par la déhiscence de la face fœtale de la dernière sinuosité du vaisseau ; en d’autres termes celui-ci conserve sa paroi du côté utérin, mais la perd, du côté chorial. Les villosités fœtales obturent en partie l'orifice artériel, mais ne s’y enfoncent pas profondément (1).

(1) Dans le placenta en voie de développement, avant qu’il existe des dilatations vasculaires considérables occupant les espaces intervilleux, Gottschalk a retrouvé les mêmes dispositions des parois vasculaires et les mêmes rapports des vaisseaux avec les villosités choriales. Il veut y voir la première ébauche des espaces intervilleux. Dans le placenta développé, nous retrouvons les mêmes faits, alors que les espaces intervilleux sont déjà énormes. Il semble ainsi que nous assistions à l’agrandissement incessant de ces espaces aux dépens des vaisseaux artériels et veineux utéro -placentaires.

ANNEXES EMBRYONNAIRES CHEZ L’HOMME

Les veines sont de larges fentes (fig. 2, pl. IV, e), à peu près dépourvues de sinuosités, dirigées parallèlement à la surface placentaire, et se rapprochant graduellement des espaces intervilleux dans lesquels elles s’ouvrent ; elles ne se ramifient pas, et leur calibre demeure à peu près uniforme. Elles se comportent relativement à leurs parois comme les artères. Les orifices veineux sont situés au fond des loges cotylédonaires, dont les ouvertures artérielles occupent les bords.

L’embouchure de la veine dans l’espace intervilleux se fait d’après Waldeyer différemment de celle de l’artère: de l’extrémité du conduit veineux partent, du côté placentaire de la paroi vasculaire, de nombreux tubes courts qui s’ouvrent dans la cavité intervilleuse. Les villosités plongent profondément dans l’orifice veineux (fig. 227). Suivant Rohr et Bumm, les veines s'ouvrent à peu près de la même manière que les artères dans l’espace intervilleux; mais les villosités ont avec l’orifice veineux les mêmes rapports que ceux indiqués par Waldeyer.

Le sinus veineux marginalcommunique à la fois avec les veines utéro-placentairesct avec les espaces intervilleux. Kolliker a montré que ce sinus n’est pas un vaisseau unique, mais un réseau veineux.

Le cours du sang se fait pour Kolliker de la face utérine du placenta à la face choriale et vers les bords de l’organe, où le sang trouve dans le sinus inarginalunelargevoie d’écoulement. Bumm, observant que les artères sont situées sur le bord des cotylédons et les veines à leur sommet, du côté maternel, dit que le sang coule du bord du cotylédon à sa surface, chaque cotylédon repré-

FlG. 227. — Embouchure d’une veine dans un espace intervilleux (d’après Bumm, un peu modifiée).

v, veines . — vi, villosités fœtales. — ei, espace intervilleux. — c, tissu de la caduque.

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