‹ Eléments d'embryologie de l'homme et des vertébrésChapitre 74 sur 159 · LA CORDE DORSALE · texte numérisé non relu

LA CORDE DORSALE

et de tige directrice pour la formation du squelette axial. Tous ces groupes ont été réunis sous le nom de Cordés et opposés de la sorte aux « Acordés » ou Invertébrés.

Existant chez les représentants les plus élevés de la série animale (Tuniciers et Vertébrés) et ne manquant à aucun d’eux, la corde dorsale est pour eux un organe embryonnaire éminemment caractéristique. Et cependant, elle n’est qu’un organe énigmatique dont la destinée est loin d’indiquer la véritable signification, et dont la nature exacte est encore actuellement discutable.

A une époque où le blastoderme était considéré comme étant d’emblée triploblastique, c’est-à-dire constitué par trois feuillets homodynames, Tectoderme, le mésoderme et l’entoderme, où par conséquent l’état diploblastique primitif était inconnu, on attribuait au mésoderme la production de la corde dorsale, un peu sans doute parce que la corde était le support, et, jusqu’à un certain point, le rudiment de la colonne vertébrale dont l’origine mésodermique était avérée. Mais l’étude de la formation de la corde chez l’Amphioxus montre que celle-ci, loin de relever du mésoderme, a la même dignité que lui, puisque l’une et l’autre proviennent au même titre du feuillet primaire interne, et engage même à considérer la corde comme n’étant pas autre chose qu’un mésoderme axial et exclusivement embryonnaire.

L’examen des faits présentés parles Vertébrés confirmera pleinement, ainsi qu’on le verra tout à l’heure, cette manière de voir. Il restera plus loin à montrer comment doit être comprise l’origine entodermique du mésoderme et de la corde réunis.

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