‹ Éléments d'épigraphie assyrienneChapitre 2 sur 58 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

l'Empereur pour récompenser l'œuvre ou la découverte la plus propre à honorer la France, à maintenu à la France l'initiative de ces belles découvertes, et a consacré la légitimité des principes qui ont guidé les savants dans leurs recherches.

Malgré cette imposante consécration, mon livre est-il désormais inutile ? Je ne l’ai pas pensé. — Je crois que, tout en m’associant aux travaux de lecture et de déchiffrement, je ne dois pas renoncer à vulgariser, autant qu’il est en moi, une science dont les détails sont trop ardus pour former l’objet des préoccupations du grand nombre, mais dont on ne saurait désormais ignorer les premiers éléments.

Cependant, tout en poursuivant mon idée première, et même en la reproduisant, Jai dû y apporter quelques modifications: il fallait tenir compte des progrès qui se sont accomplis depuis ces dernières années. Or, en touchant à quelques parties de mon livre, j'ai été amené successivement à le refaire; aujourd’hui, c’est pour ainsi dire un livre nouveau, qui vaut peut-être moins que le premier, mais que je crois plus complet. Mon plan n’a pourtant pas changé : car j'ai toujours été dominé par l’idée de m’effacer dans les théories qui servent de base à la lecture de ces textes. Si je n'étais entraîné par le désir de rendre à chacun la part que je crois lui revenir dans les découvertes, je voudrais même leur faire perdre leur personnalité. À

J'ai cru devoir m'’étendre sur tout ce qui pouvait faire comprendre les procédés à l’aide desquels on a triomphé des difficultés qui entravaient la lecture du texte arien des inscriptions trilingues , bien que les derniers travaux de Boop, de Speegel, de Lepsius ne permettent plus de douter de la légitimité des traductions ; mais ces lectures sont encore la base et le contrôle des travaux qui s’accomplissent sur l’assyrien : je ne devais donc pas négliger de montrer comment ces premières difficultés avaient été vaincues.

Page 1