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lui cause un embarras sérieux. En parcourant les pages 6 et 7 du mémoire, on sent que l’auteur est obsédé par l’inhérence des voyelles qui doivent donner le son aux articulations consonnantes. Le syllabisme de l'écriture assyrienne est en germe dans sa pensée, et il cherche à le justifier dans le démembrement des signes, comme si dans la composition de ces signes si nombreux il pouvait se trouver des caractères formés, à la manière des signes de l'écriture éthiopienne, par un caractère constant exprimant la
consonne , et un appendice figurant la voyelle avec laquelle elle
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doit s’articuler. M. de Saulcy tente l'application de ce principe sur
les signes RS er et LI qui lui paraissaient, comme cela existe en effet , devoir renfermer la voyelle ou. Les plus patientes recherches avaient déjà démontré que cette vocale devait être inhérente aux deux signes. Se trouverait-elle par hasard dans la partie commune Fe. ? — La démonstration ne put justifier cette hypothèse, et le syllabisme expira avant d’avoir été érigé en principe. Quoi qu’il en soit, la première traduction de M. de Saulcy est restée avec une valeur réelle, bien que ses procédés de transcription ne lui aient encore fait connaître que le squelette des mots.
Cependant ce premier mémoire fut bientôt suivi d’un second (27 novembre 1849), dans lequel M. de Saulcy aborda les autres inscriptions achéménides qu'il avait à sa disposition ; sa transcription marche toujours par les mêmes procédés, avec une exactitude pour ainsi dire mathématique, en suivant pas à pas le texte perse, et en confirmant de plus en plus l’opinion qu’il avait émise sur le sémitisme de la langue assyrienne.
Mais les mêmes préoccupations reviennent dans la pensée de M. de Saulcy ; la transcription des signes £&- et “ —T< ne le satisfait pas: « le signe pe »— , dans lequel, dit-il (page 6), semblent entrer deux éléments £$ et »—, ne forme certaine-
ment qu'une seule lettre : les textes moulés sur les originaux, et rapportés par M. Lottin de Laval, prouvent que ces deux éléments doivent être réunis ainsi {{»— pour être lus. Cette lettre assyrienne était-elle donc syllabique ? Je suis bien tenté de le croire. I en est, du reste, de ce signe comme du signe final du nom de
Darius al ( , lequel doit étre considéré comme concret. »
Ces observations étaient profondément vraies; on sait auJour-
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d’hui que le signe ££>— est syllabique : il exprime la syllabe
bou, et le signe es >— ( exprime également une syllabe, mais une syllabe composée, c’est-à-dire qui renferme deux consonnes et une voyelle , vus. — Il suffisait à M. de Saulcy de généraliser son idée première pour avoir constaté un des principes les plus importants de l'écriture assyrienne ; mais, avant que ce principe fût définitivement reconnu, cette bizarre écriture devait présenter des difficultés bien autrement embarrassantes, et pourtant nous n’en sommes plus à l’époque où il fallait dix ans d’études pour ajouter la valeur de deux lettres de plus dans l'alphabet des écritures cunéiformes.
Quoi qu’il en soit, les autres inscriptions assyriennes achéménides analysées par M. de Saulcy donnèrent pour résultat la détermination de cent vingt caractères assyriens. L’articulation consonnante est, en général, restée acquise à ces caractères; ceux qui seront reconnus plus tard comme formant des syllabes simples paraissent déjà déterminés. Telles sont, parmi les lettres qui com-
posent le nom de Darius,