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LE BEAU

AUX GRANDES ÉPOQUES DE l'hUMANIÏÉ

Les premiers habitants de rÉgypte , les Hindous, les Chinois, et la plupart des races Asiatiques ont précédé les Hébreux, les Grecs et les Romains dans les voies de la civilisation ; mais au milieu de ce concours de toutes les grandes familles humaines au développement progressif des sciences et des arts, il faut réserver une part considérable à l'influence des Égyptiens.

Les temples et les tombeaux des rois, les pyramides, les obélisques donnent la mesure de la civilisation et de la magnificence des Egyptiens aux époques les plus reculées. Leurs prêtres et leurs savants ont été les premiers instituteurs des philosophes grecs ; leurs architectes, leurs mécaniciens et leurs artistes ont initié ce petit peuple, si privilégié dans ses instincts innés pour le beau, aux secrets de l'exécution et de la forme qu'ils possédaient bien avant lui. Les Perses et les Assyriens ont eu, comme les Egyptiens, la passion du grand et du colossal. Persépolis, Héliopolis, Palmyre et

leurs édifices de marbre aux masses imposantes, disent encore aux générations nouvelles Thistoire, les mœurs, la religion de ces précurseurs oubliés de la civilisation moderne.

Comme la race hébraïque, peuple monothéiste, rËgypte a conservé pendant des milliers d'années son existence autonome, ses mœurs et sa foi, mélange bizarre de croyances absurdes, d'idées spiritualistes et de naturalisme. Si les philosophes et les législateurs grecs sont allés étudier ses lois, s'inspirer de sa morale, de ses préceptes de sagesse, c'est que l'organisation sociale et religieuse de cette nation , conduite et dominée par des prêtres, magiciens, devins et savants, restait toujours, malgré cette direction despotique, basée sur des sentiments naturels de justice, ferme dans la croyance d'une autre vie et d'une justice suprême, qui saurait atteindre même les rois après leur mort.

Dans une très intéressante étude sur la notation musicale depuis ses origines, ouvrage couronné par rinstitut et édité par l'Imprimerie nationale, MM. E. David et M. Lussy établissent, par des déductions très logiques et contrairement aux ingénieuses affirmations de Fétis, que les Égyptiens, les Assyriens, les Chaldéens, les Hébreux ne nous ont laissé aucun monument permettant de conclure à l'existence d'un svstème de notation musicale. C'est seulement

après de longs siècles de civilisation que l'idée d'une notation musicale a pu se produire. L'alphabet a fourni aux peuples qui ont noté leur musique, leurs airs nationaux ou religieux, les vrais éléments graphiques. Les hiéroglyphes, les papyrus, les sculptures reproduisent bien des processions d'instrumentistes, de chanteurs, de danseurs , mais nulle part le signe musical n'apparaît. Tout porte à croire que, pour ces troupes d'exécutants, l'enseignement était traditionnel et oral.

Le spiritualisme très prononcé de la mythologie grecque explique les progrès rapides du petit peuple hellène sur le chemin du beau. Dès la première initiation aux arts et à leur culture, s'est affirmé le goût général de cette nation pour la sculpture décorative, pour la forme, pour les belles lignes, pour l'expression et la vérité des attitudes dans l'idéal humain. L'esprit grec sut opérer une sélection rapide entre le colossal exprimé par l'accumulation des masses granitiques, par la richesse ou l'éclat du métal, et la vraie grandeur rendue grâce à la science des proportions. L'attitude du repos, l'absence de tout mouvement, caractères essentiels de l'art égyptien répondaient aux prescriptions religieuses et aussi à l'idéal de la nation qui, par l'immensité de ses conceptions architecturales et le choix des matériaux, semblait vouloir délier le temps. Sous l'action de l'esprit grec la sta-

tuaire perdit son immobilité ! Les dieux prirent les formes humain es des héros offrant les plus beaux types, les modèles les plus parfaits. L'expression du visage est bien celle du calme, de la sereine majesté convenant aux maîtres du monde. Le Jupiter tout-puissant est représenté avec tous les caractères de la volonté, de l'autorité, de la force ; chaque dieu personnifie les puissances de la nature ou les passions qui régissent l'humanité^ non par des attributs puérils ou monstrueux, mais par l'expression, l'attitude, un ensemble de formes accusées, et en quelque sorte définitives. L'art grec était ainsi dominé par deux grands courants, Tun humain, l'autre religieux. La première école avait pour mission d'exprimer les pensées, les sentiments et lespassions des hommes: la seconde école, toute religieuse, s'adressait à la personnification des dieux, à l'édification de leurs temples, mais un même sentiment harmonisait les deux écoles. C'était la perfection de l'être vivant, qui devenait le type choisi pour la statue divine. Les dieux arrivaient à la formule artistique en revêtant les contours des héros les plus célèbres et en immortalisant leurs formes mortelles.

L'art, en créant des types idéalisés mais vivants à côté des modèles fournis par la nature, en spirituahsant la forme par une série de transformations successives et de combinaisons habiles, s'est élevé graduellement à la perfection.

Cette recherche, vraiment idéahstc, correspond à deux grandes époques : Fart païen, dont Fapogée est au temps des Phidias et des Praxitèle, et Fart chrétien combiné avec les restitutions de Fantique, qui a trouvé sa formule décisive au xvf siècle dans le magnifique épanouissement de la Renaissance. Pendant cette marche ascensionnelle de Fart, la sculpture a été le langage des formes et des attitudes ; la poésie, la langue des passions et des idées; la musique, celle des sensations et des émotions, la peinture représentant le mouvement et la vie à un moment déterminé.

Exprimer une idée, un sentiment dans la forme la plus vraie, la plus parfaite, tel est, croyonsnous , le but de Fidéal. L'idéal serait alors Fexpression souverainement vraie du beau dans Fintinie diversité dé ses manifestations : architecture, peinture, statuaire, poésie, musique, chorégraphie. L'idéal, perfection caractéristique et dernière des arts, est Fexpression la plus pxire du beau et du vrai, que l'artiste digne de ce nom. contemple dans une sorte de reflet intérieur. Mais l'exactitude la plus grande, la perfection même dans le bien rendu suivant les règles de la technique, ne peuvent donner Fexpression et la vie, si l'artiste n'a mis dans sa création une parcelle de son âme, l'inspiration et l'imagination ; c'est par une dépense morale , une communication intime, que le peintre, lé

sculpteur, le musicien, nous transmettent leur pensée, nous élèvent et nous identifient à leur idéal.

Le peuple romain, à l'apogée de sa puissante expansion conquérante, n'avait ni le temps ni les loisirs nécessaires pour créer des œuvres dart. ^Nation armée , il laissait aux races asservies de l'Orient le soin d'édifier ses temples et ses monuments, de bâtir ses palais et de les peupler de statues. L'histoire monumentale de cette époque , si riche en œuvres d'art, compte encore de très beaux modèles, dus presque tous aux artistes grecs : architectes, statuaires, ornemanistes, ciseleurs, graveurs, mouleurs, potiers, etc. Les villes d'Herculanum et de Pompéï, si patiemment dégagées de leur linceul de cendres volcaniques, ont mis au grand jour cette civilisation morte en pleine agitation civilisée. Les nombreux objets retrouvés, vases, ustensiles^ figurines, prouvent à quel degré était parvenue la main d'œuvre. Les peintures murales ne sont certes pas des chefs-d'œuvre et n'ont pas été composées par les disciples, les continuateurs deZeuxis et d'Apelles, mais les personnages, bien dessinés, bien groupés, montrent un sentiment très juste de la ligne et du mouvement. Le coloris est brillant, dune belle tonalité. Tous les vases sont de formes exquises, élégants, sveltes, finement modelés et décorés avec un goût parfait.

L'esprit d'éclectisme, de sélection et la faculté d'assimilation qui de tout temps ont distingué notre race dans ses goûts artistiques, se sont affirmés dès le principe. Les différentes alluvions de peuples barbares qui se sont étendues sur la vieille Gaule n'ont pu anéantir le tempérament vivace, détruire la caractéristique qui est la note fondamentale de notre nation. Phéniciens, Goths et Romains ont laissé chez nous de profondes et indélébiles traces ; mais la vie, l'esprit gaulois, ses tendances, ses aspirations ont survécu, se sont fait jour malgré Tasservissementpassagerde notre nation. Les Romains, qui avaient fait du sol national des provinces latines, ont laissé de profondes racines dans nos mœurs, dans notre langage et aussi de durables monuments de leur domination; en construisant des routes militaires, en édifiant des aqueducs, des temples, des cirques, des thermes. Eu se libérant plus tard du joug de ses conquérants, la Gaule a conservé de ses dominateurs des enseignements précieux, qui, malgré les péripéties diverses de notre histoire tourmentée, se sont conservés et ont fait germer dans Fesprit national un goût prononcé pour les monuments d'utilité publique. Il est impossible de méconnaître l'action civilisatrice des Romains dans les Gaules. Cette influence, nous en retrouvons les vestiges dans les ruines conservées ou mises au jour par les archéologues,

qui reconstruisent notre histoire par les monuments, par les médailles, et font aussi revivre nos usages, nos mœurs, nos habitudes, en réunissant les armes, les ustensiles elles objets usuels qui caractérisent la civilisation de cette époque de transition.

Les invasions successives de l'Occident par les barbares, l'effondrement de l'immense empire romain, colosse aux pieds d'argile, couvrirent de ruines et mirent à néant la civilisation grecque. Les temples détruits, les statues brisées, les bibliothèques brûlées, la société romaine dispersée, enfin l'œuvre du dogme nouveau, le christianisme se substituant au culte des dieux, créant d'autres symboles, s'inspirant d'autres idées, furent la mort de cette civilisation raffinée qui, pendant plus de cinq cents ans, avait doté Rome d'innombrables chefs-d'œuvre. Les dieux antiques, chassés de leurs temples, furent, pour la plupart, mis en pièces par les néophytes de la religion nouvelle ; ceux-ci ajoutèrent leur action destructive à celle des barbares, qui renversaient les temples et les idoles sans autre but que d'amonceler les ruines. Pendant plusieurs siècles, les arts retournèrent à la barbarie et furent réduits à des essais rudimentaires sans vie, sans expression. La sculpture ne produisit plus que des images naïvement informes, donnant le sentiment du réalisme au berceau; la peinture ne sortit pas du cercle banal des grossières enluminures.

Au xii^ et au xiii° siècle, la peinture semble se réveiller de sa longue léthargie, renaître à la vie et au progrès. Dans ses formes frustes, on sent déjà l'idéal spiritualiste cherchant à s'affirmer par l'expression des figures sous la rigidité et la sécheresse de corps manquant d'animation. C'est le début de l'école florentine procédant de l'école de Byzance, fondée au xni* siècle par Cimabué, Giotto et Fra Angelico. Deux siècles plus tard. Van Eick, Tinventeur de la peinture à Thuile, 1428, affranchit l'art nouveau des traditions, en substituant la nature au symbole, l'esprit à la lettre.

La beauté, morte depuis des siècles, revint habiter le monde.

Dès le XII* siècle, la statuaire avait commencé à prendre sa revanche dans l'ornementation des chapiteaux romans et gothiques. L'art subit l'influence individuelle de l'artiste, et le sentiment personnel s'affirme dans les productions parfois grotesques, souvent grossières, d'un ciseau livré à la libre fantaisie. Les peintures sur verre de la même époque annoncent une marche en avant. Les images du Christ, la physionomie souffrante de l'Homme-Dieu, la belle, noble et austère figure de la Vierge, la procession des apùtres, des saints et des martyrs, répondent à un idéal nouveau.

A partir de la Ilenaissance, Raphaël, Léonard de \inci, Michel-Ange, Albert Durer, Van Dick,

Rubens, Rembrandt, Murillo, Ribeira, Lesueur, Poussin, Claude Lorrain, Philippe de Champaigne, etc., ont créé un art expressif, humain, à la fois idéal et vrai, d'un coloris admirable. Tout en procédant par tradition de la beauté antique, ils l'ont idéalisée par l'expression, la souffrance et la vie. Les types conventionnels étant complètement mis de côté comme manquant de vérité, c'est la nature et le type humain qui ont servi de modèles à traduire de cent façons différentes, suivant le tempérament, les procédés, le sentiment poétique de l'artiste. En admettant égalité de talent, même puissance créatrice, un portrait exécuté par Rembrandt, Yan Dick, Velasquez, Philippe de Champaigne, Ingres, David, Prudhon, aura des qualités distinctes, des tonalités différentes, un sentiment expressif très varié, un caractère spiritualiste ou réaliste; le type choisi et reproduit restera bien toujours le même, la perfection du rendu sera identique, m.ais chaque maître aura mis dans l'exécution de son œuvre son individualité, une parcelle de son âme, l'idéal entrevu, pour tout dire en un mot, son génie personnel.

Les écoles flamande et espagnole revendiquent aussi avec raison les noms d'artistes célèbres, mais dont le style accuse des tendances très marquées vers le réalisme : coloris exagéré, incorrection du dessin, abus des formes lourdes et charnelles, vulgarité souvent grossière des

sujets traités, absence complète de distinction, etc. Ces défauts originels, qui en aient aux habitudes et aux mœurs exubérantes de la race flamande à cette époque, sont rachetés par une si prodigieuse exactitude de traduction, par une richesse si extraordinaire de coloris, par les oppositions si habiles de lumière et d'ombre, par ces eff"ets si merveilleux du clair-obscur, que Ton reste étonné, intéressé, j'allais dire charmé, par le sentiment de vérité, l'attraction vivante de ces scènes de cabaret, de ces kermesses ardentes, échevelées, oi^i grouillent et s'agitent les trognes rubicondes de foules grimaçantes.

Cependant, tout en reconnaissant Tingénieuse habileté de ces peintres extraordinaires par le fmi des détails, ne les prenons pas pour modèles du beau. Le réalisme, qui nie l'idéal, ramènerait Fart h ses origines barbares, en Tasservissant rigoureusement à la reproduction brutale de la nature. Il est vrai que le romantisme a, lui aussi, souvent forcé la note, faussé la vérité par ses exagérations, qui ont provoqué des réactions inverses.

C'est une loi inévitable de Thumanité qu'un mouvement trop prononcé dans un sens produit toujours un peu plus tard Teffet contraire. Mais heureusement le bon sens, le bon goût, le sentiment du beau et du vrai finissent toujours par reconquérir leur juste influence. Ces regrettables oscillations des arts dans leur marche

ascendante vers lïdéal tiennent en grande partie à Faction décevante de nos tourmentes sociales, aux révolutions violentes; elles se lient aussi au mouvement littéraire, à son influence immédiate sur le goût. La dégénérescence du beau et l'influence énervante du long règne de Louis XV ont motivé le retour aux pures traditions de l'antique, Tidéal de David et de Prudhon. Du reste, à cette grande et terrible époque do rénovation sociale, la société française cherchait à se modeler sur l'antiquité grecque et romaine ; les hauts faits de l'histoire ancienne étaient illustrés de nouveau par nos peintres célèbres. Cet élan n'a pas duré. Les dates mémorables de nos triomphes et de nos revers sont bien inscrites au musée de Versailles, grande et généreuse création du règne de Louis- PhiHppe; mais, à part deux ou trois noms de peintres spéciaux et surtout habiles, notre dernière guerre nationale n'a fait surgir aucun grand artiste. La peinture historique ne subsiste plus que grâce aux commandes gouvernementales.

La peinture religieuse compte toujours de nombreux fervents. Qui ne se souvient encore de l'adorable Chemin de Croix de Paul Delaroche! Ces petits tableaux d'une si admirable exécution, d'un sentiment si profond, sont bien réellement les chefs-d'œuvre de ce maître, l'une des grandes illustrations de l'école française.

Prudhon, Ingres, Delacroix, FLandrin, Hébert,. Bonuat, Bouguereau, Munkacsy, ont peint Fenfant divin ou THomme-Dieu discutant avec les docteurs, sur la barque de Pierre, faisant son entrée à Jérusalem, au jardin des Oliviers, au Prétoire, sur la route du Calvaire, expirant sur la croix, ou victorieux du tombeau ; tous ces maîtres, et grand nombre d'autres très célèbres, en tenant compte de leur style et de leur personnalité, ont traité tous les faits marquants qui se rattachent à la vie de Jésus et aux événements qui se relient à ridée chrétienne, sous un point de vue nouveau. Le surnaturel, le mysticisme, le côté hiératique et conventionnel de la peinture religieuse, telle que la comprenaient les maîtres de la Benaissance , ont disparu ; la peinture religieuse est devenue l'histoire des faits principaux et saillants de l'épopée chrétienne, les grandes et sublimes figures du drame divin ont été humanisées, tout en conservant leur pur idéal.

Le goût dominant des amateurs pour le paysage, la peinture de genre et de chevalet, tient à plusieurs causes et particulièrement au sentiment de satisfaction, de calme et de repos que nous donne la vue des beaux sites reproduits avec exactitude et dans une tonalité vraie. En effet, quelle plus douce et plus agréable jouissance que de se reposer des émotions et des agitations de la vie, en admirant à loisir e!: dans le recueillement quelques pages détachées du

^rand livre de la nature par ces enchanteurs de génie, Claude Lorrain, Ruysdaël , Hobbema, Rousseau, Millet, Diaz, Duprez, Daubigny, etc. etc. ! Le grand succès des petits maîtres de la peinture de genre s'explique naturellement par le choix des sujets traités répondant à un certain courant d'esprit, suivant en quelque sorte le goût littéraire, ou encore traduisant plus ou moins habilement les types mondains ou populaires appartenant à îa vie réelle. La peinture de genre donne la caractéristique d'une époque, la poiirtraicturey comme disait Rabelais, de ses habitudes, de ses usages et de ses costumes. Le xvn" et le xvni^ siècle , ont euRoucher, Reaudoin, Mallet, Saint-Aubin; de notre temps, citons Gérôme, Meissonnier, Fichel, Plassan, Raron et bien d'autres encore. Yan Huysum, Seguers, Saint-Jean, Redouté, M""" Lemaire, ont peint l(>s fleurs et les fruits, c'est-à-dire la nature idéalisée avec une délicatesse de touche, une harmonie de couleurs, une suavité d'expression merveilleuse.

Concluons de ce rapide aperçu sur l'histoire du beau aux grandes époques de l'humanité, que les sciences et les arts sont Tétiage de la civilisation. Concluons-en aussi qu'il existe des lois générales du beau, indépendantes des nationalités et des fluctuations du goût et de la mode. Les œuvres dignes de survivre ont toutes puisé leur principe vital dans l'âme de l'artiste, ton-

j ours maîtresse de'sa main; danssonimagination^ dominant toujours sa science. Quels que soient le mode et le genre d'expression, toute manifestation du beau est un rayon de la splendeur du vrai." ,

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