CERVELET
Iules nerveuses brunâtres de 0mm,05 à 0mm,07 de diamètre, disséminées au milieu de la substance blanche et reconnaissables à la simple vue {substance ferrugineuse supérieure) ; 2° dans le corps dentelé, dont la lamelle d'un gris rougeâtre contient un nombre considérable de cellules nerveuses jaunâtres, de moyen volume (0mm,018 àOmn,,035), et munies de deux à cinq prolongements. Ces prolongements ne sont point unis directement avec les fibres nerveuses abondantes qui sortent du corps dentelé, en passant entre les cellules, pour s'irradier dans la substance médullaire des hémisphères.
A la superficie des circonvolutions cérébelleuses , les rapports de la substance grise sontbien plus complexes (voy. m&Mikr'. Anat., pl. IV, flg. U). On sait, en effet, que cette substance s'y compose partout iYune couche interne, couleur de rouille et d'une couche externe grise, et que, sauf les anfractuosités où la couche interne est ordinairement plus épaisse, ces deux couches ont généralement une épaisseur égale, mais variable suivant les régions.
La couche interne contient des fibres nerveuses et de grands amas de noyaux libres. Les fibres proviennent toutes de la substance blanche et marchent en ligne droite en formant des faisceaux parallèles en général, mais pénicillés légèrement pour chaque circonvolution. Elles arrivent ainsi dans la couche interne de substance grise, qu'elles traversent également de dedans en dehors pour pénétrer dans la couche externe. Dans cette dernière partie de leur trajet, elles forment un grand nombre de petits faisceaux qui s'entrecroisent dans toutes les directions. D'où il suit que la couche interne de substance grise est parcourue par un réseau serré, mais délicat, de fibres nerveuses, réseau qui rappelle les plexus terminaux des organes périphériques, ceux, par exemple, du nerf acoustique, des follicules des poils tactiles, etc. Dans les mailles de ce réseau on trouve un nombre infini de corpuscules arrondis, foncés, do 0,ni,,,005 à 0",m,009 de diamètre, ou ()""", 007 en moyenne, corpuscules qui paraissent n'être que des noyaux de cellules libres, et qui, très souvent, renferment un nucléole parfaitement distinct , quelquefois aussi beaucoup de granules.
Pendant ce trajet à travers la couche interne de la substance grise, les fibres nerveuses de la substance blanche s'amincissent de plus en plus, au point que la plupart d'entre elles sont réduites à un diamètre de 0n,n,,027 au moment où elles pénètrent dans la couche grise externe. Cette dernière couche, à la simple vue, paraît homogène dans toute son épaisseur ; mais elle se compose, en réalité, de deux couches distinctes, quoique sans limite précise. La plus interne renferme des fibres nerveuses et des cellules d'un volume fort remarquable; la plus externe, au contraire, est formée simplement d'une substance finement grenue, pâle, un peu jaunâtre et renfermant de petites cellules nerveuses. Cette substance grenue ne diffère point, sous le rapport chimique, morphologique ou physique, de celle que nous avons trouvée dans l'intérieur des cellules nerveuses ; elle est visqueuse, élastique, devient plus foncée dans l'acide acétique, plus pâle, au contraire, dans la soude, qui la dissout en grande partie. C'est dans la moitié externe de la couche grise, tout près de la pie-mère, qu'elle se montre
le plus pure de tout élément étranger. Les petites cellules nerveuses sont, en somme, peu nombreuses et peu distinctes. On les rencontre isolément dans toute cette couche, mais plus spécialement dans sa partie interne, vers la couche rouillée. Elles ont un diamètre de 0m,n,009 à 0",U1,018, et présentent en général, sur de bonnes préparations, surtout sur des pièces conservées dans l'acide chromique, de nombreux prolongements très délicats, qu'il est impossible de suivre dans une certaine étendue, et qui, très souvent, sont arrachés très près de la cellule. A côté de ces cellules, on trouve aussi ,,çà et là, quelques noyaux de 0mm,005 à 0mm,011 de diamètre, qui, selon toute apparence, ne sont point contenus dans des cellules, puisqu'on les retrouve sur des préparations faites avec les plus grandes précautions. — Il existe une énorme différence entre ces petites cellules et les grosses cellules spéciales découvertes par Purkym dans la couche grise ( flg. 15Ü). Ces dernières ont un diamètre de 0n"",036 à 0mm,07, une forme arrondie, piriforme ou ovoïde, et contiennent une substance incolore, finement granulée. On les rencontre
Fig. 150.
exclusivement dans les portions profondes de la couche grise, sur la limite de la couche rouillée, où il est assez fréquent de les voir disposées sur un ou plusieurs plans. Ces cellules ont deux ou trois, rarement un ou quatre prolongements allongés ou ramifiés. Le plus souvent un de ces prolongements, le plus fin, est dirigé en dedans, tandis que les plus gros sont tournés vers l'extérieur. Ces derniers ont, à leur origine, 0mm,QH, ou même 0mm,018 d'épaisseur, et sont pourvus de granulations excessivement fines ou de stries très délicates; plus loin, ils deviennent plus homogènes et se ramifient d'une manière très élégante et très variée, de sorte que chaque prolongement donne naissance, en définitive, à un gros faisceau de fibrilles, dont
Fig. 150. — Grosses cellules qu'on trouve clans la couche grise de l'écorce cérébelleuse de l'homme. Grossissement de 350 diamètres.