GANGLIONS DU CERVEAU
les plus fines ont a peine 0""",0005 de diamètre. Quelques-uns d'entre eux pénètrent ainsi horizontalement dans l'épaisseur de la couche grise ; mais le plus grand nombre se dirigent de dedans en dehors et paraissent se terminer très près de la surface externe delà couche grise. Qu'ils s'étendent assez loin, c'est un fait certain ; car sur des pièces traitées par l'acide chromique, j'ai pu isoler de ces prolongements qui avaient 0""",34 à 0mm,45 de longueur, et qui étaient loin d'être réduits à une finesse extrême. Sur de bonnes sections verticales à travers l'écorce des circonvolutions, on peut voir les rameaux principaux des prolongements parcourir plus des 2/3 et même des 3/£i de l'épaisseur de la couche grise, sous la forme de fibres parallèles, légèrement onduleuses, assez rapprochées les unes des autres et donnant à cette couche un aspect strié tout particulier. En traversant la couche grise, ces rameaux principaux émettent des branches qui s'en détachent à angle aigu ou droit, et qui produisent souvent des stries d'un autre ordre, croisant plus ou moins obliquement les premières.
Il existe, en outre, dans la portion la plus interne de la couche grise, entre les grosses cellules, des fibres nerveuses qui, en raison de leur finesse et de leur friabilité, sont excessivement difficiles à suivre. Elles émergent de la couche rouillée et se distribuent, en formant des plexus, dans le tiers interne de la couche grise, entre les grosses cellules et leurs prolongements. Il m'a été impossible de connaître leur mode de terminaison. Tout ce que j'ai pu voir, c'est que : 1° ces fibres deviennent de plus en plus fines et pales; car de 0mn,,0Ö27 de diamètre qu'elles ont à leur origine, elles se réduisent , en dernier lieu, à Ümm,0ül4 et 0mm,0009; en même temps, leurs contours foncés font place à des bords de plus en plus pâles ; 2° il est certain qu'elles ne se terminent point par des anses, comme croient l'avoir vu Valentin et Hyrtl, qui sans doute avaient pris pour des anses quelques plexus très fins, mais qu'elles finissent par marcher isolément et en li^ne presque droite, en devenant presque aussi pâles que les prolongements des cellules nerveuses sur la limite du tiers interne de la couche grise, et se perdent vers la partie moyenne de cette couche.
Les pédoncules cérébelleux consistent simplement en tubes nerveux parallèles, sans mélange de substance grise. Ces tubes sont analogues à ceux de la substance médullaire du cervelet, dont ils doivent être considérés comme la continuation.
§ 120. Ganglions du cerveau. — Les trois paires de ganglions du cerveau, c'est-à-dire les tubercules quadrijumeaux, les couches optiques et les corps striés, sont constituées par des amas considérables de substance grise et par des tubes nerveux. Les masses grises sont tantôt complètement isolées (corps striés), et tantôt unies entre elles et avec des parties grises sousjacentes (couches optiques, tubercules quadrijumeaux) ; les fibres nerveuses relient les ganglions, d'une part avec le cervelet et le bulbe, d'autre part avec les hémisphères du cerveau.
Le corps strié contient deux gros noyaux de substance grise : le noyau
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crochu^ qui se trouve eu avant et en haut, et le noyau lenticulaire, placé en arrière et en bas. Ces deux noyaux sonl reunis par leur partie antérieure, où Us forment une masse unique. On y rencontre, en outre, le noyau verrai eu nncleus tœnidformis) avec V amygdale, à la face externe du noyau lenticulaire. Le corps strié est uni principalement avec la racine îles pédoncules cérébraux, autrement dit les prolongements îles pyramides, dont les nombreux faisceaux blaues s'irradient dans son épaisseur. La substance grise du corps strié contient presque partout îles cellules nerveuses et îles fibres nerveuses fines. Les premières ont 0mm,(M 'i à 0 ,041 rte diamètre; elles sont tantôt incolores, tantôt colorées, comme dans le noyau crochu et dans le troisième segment du noyau lenticulaire. Elles présentent de deux à cinq prolongements et sont d'autant plus nombreuses que la substance grise est plus foncée de couleur.
La plupart des fibres nerveuses du corps strie peuvent être rattachées à celles de la racine des pédoncules cérébraux. Ce sont îles tubes à contours louées, qui ont de 0""", 00*27 à 0 .011 de diamètre, mais le plus souvent uiu,n. ooô à 0**,009, Placés parallèlement les uns à côté des autres, Us pénètrent en ligne droite dans le premier segment du noyau lenticulaire et dans la partie antérieure et épaissie du noyau crochu, Si on les poursuit plus avant dans le noyau lenticulaire, on les voit former des faisceaux de divers volumes et s'amincir Légèrement [la plupart n'eut plus que 0mm,0021 à 0m,,,.00T '. pour traverser directement la substance grise raréfiée des deux premiers segments de ce noyau et se perdre enfin en s'irradianl sous (orme de pinceaux dans le segment externe, le plus volumineux. Ce dernier reçoit, en effet, du deuxième segment des faisceaux blancs de 0"",09 a 0Mm,,32 de largeur, placés les uns à côté des autres et composés de libres qui ont 0""". 00*2 7 a 0""".00.'u» ; ces faisceaux, légèrement divergents et divisés en faisceaux plus petits, se dirigent vers le bord externe du noyau lenticulaire, et se dérobent a la vue simple avant d'avoir atteint ce bord. Mais quand on les suit a l'aide du microscope, sur des pièces trahies par l'acide chromique, on voit qu'ils s'étendent jusqu'au voisinage de la portion la plus externe du noyau lenticulaire, que peu a peu ils se réduisent en groupes de fibres de plus en plus petits et en libres isolées, qui s'entrecroisent pour tonner les plexus les plus varies. On peut considérer comme un fait certain que ces fil/rts se terminent là. et cju elles ne se prolongent nullement dans la substance médullaire des hémisphères , car l'examen le plus attentif ne montre aucune trace de ce prolongement, qui. s'il existait, ne pourrait échapper à l'observation. Mais encore ici le mode de terminaison des libres est resté douteux. Ce que j'ai pu voir, c'est que les libres des faisceaux afférents, une fois arrivées dans la troisième section du noyau lenticulaire, s'amincissent graduellement, comme on peut quelquefois le voir directement, au point qu'e lles finissent par n'avoir plus (pie ömB»,0018, 0mm,00t/i ou même 0n"v,.0009 de largeur, et pu devenir excessivement pales; de sorte qu'elles se d stinguent a peine des plus lins prolongements de cellules nerveuses, avec lesquelles elles paraissent en eflet se continuer. La description