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GANGLIONS DU CERVEAU

précédente peut s'appliquer également aux libres qui s'engagent dans le noyau crcchu, et dont les unes proviennent directement de la racine des pédoncules cérébraux, les autres, celles de la partie rétrécie de ce noyau, du noyau lenticulaire, dont elles ont déjà traversé les deux premiers segments. Là encore les fibres ne se rendent point dans la substance blanche des hémisphères; leurs faisceaux se résolvent en réseaux de fibres très fines, presque dépourvues de moelle, et probablement en rapport de continuité avec les cellules nerveuses.

Outre les nombreuses libres que nous venons de décrire, et qui partent des pédoncules cérébraux pour se terminer dans le corps strié, les noyaux de celui-ci en contiennent encore d'autres dont le nombre est assez considérable et dont il est très difficile, quelquefois même impossible, d'indiquer l'origine exacte. Je crois cependant être en état de déterminer cette origine pour une catégorie de ces fibres. Dans la partie la plus externe des gros noyaux du corps strié on trouve, sur différentes coupes, une quantité notable de faisceaux assez forts, mais non visibles à l'œil nu, que leur volume relatif et le diamètre de leurs tubes distinguent des fibres pédonculaires, excessivement fines et anastomosées en réseaux à ce niveau. On peut se convaincre aisément que toutes ces fibres émanent de la substance médullaire des hémisphères, et qu'après avoir cheminé dans une certaine étendue au voisinage des noyaux du corps strié, et parallèlement à sa surface, elles s'enfoncent dans son épaisseur. Beaucoup d'entre elles vont simplement de la substance médullaire aux ganglions, et dans ce trajet elles croisent les premières à angle droit. Ces fibres, réunies en faisceaux, pénètrent plus ou moins profondément dans la substance grise des corps striés (celles du noyau lenticulaire ne dépassent pas la masse grise du troisième segment), et se terminent, d'après ce que j'ai cru voir, sans s'épanouir notablement, sans former de plexus et sans s'amincir davantage, mais en formant des anses dont les deux chefs sont très rapprochés l'un de l'autre.

S'il est encore facile, en quelque sorte, de démêler la structure des corps striés, au moins dans ses traits principaux, il en est tout autrement des couches optiques et des tubercules quadri jumeaux. Cela tient surtout à ce que, dans ces derniers organes, les fibres nerveuses forment des faisceaux beaucoup moins distincts, qu'elles sont plus isolées et mélangées d'une manière très intime avec de la substance grise, circonstances qui empêchent de les suivre dans une certaine étendue. La substance grise, il est vrai, est ici facile à étudier, et ne présente rien de spécial dans ses éléments principaux, les cellules nerveuses , si ce n'est qu'elles ont, en général, une coloration assez marquée dans les couches optiques, tandis qu'elles sont pâles dans les tubercules quadrijumeaux. Quant aux fibres nerveuses, il est certain que celles de l'étage supérieur des pédoncules cérébraux, c'est-à-dire les processus cerebelli ad corpora quadrigemina, le prolongement des faisceaux olivaires, une portion des corps restitbrmes et les cordons ronds, plongent dans les ganglions dont il s'agit; mais jusqu'ici j'ai toujours échoué quand j'ai voulu déterminer leur trajet avec un peu de précision. Tout ce que je me crois en

droit de déduire de mes recherches, c'est que ces fibres, ou du moins beaucoup d'entre elles, ne sè continuent pas avec la masse médullaire des hémisphères ; attendu que, d'une part, elles s'amincissent tellement qu'au lieu de 0mm,0027 àOmn,,009 de diamètre qu'elles avaient d'abord, elles n'ont plus que 0mra,002, et que, d'autre part, le côté de la couche optique tourné vers les circonvolutions ne présente rien qui indique cette continuité. On doit faire une exception, cependant, pour la couche blanche qui revêt antérieurement les ganglions en question, et qui, peut-être, établit une liaison entre ces ganglions et les hémisphères: les fibres de cette couche ont un diamètre de 0mm,002 à 0mm,007 et même plus ; elles sont réunies en faisceaux, s'entrecroisent dans diverses directions dans le plan horizontal, et ne semblent point se terminer dans les ganglions. Les rapports du nerf optique avec les tubercules quadrijumeaux et la couche optique, ceux de la voûte avec cette dernière, sont tout aussi obscurs. Mais nous avons la consolation d'être mieux renseigné sur une autre question dont la solution n'est pas moins importante. Quand on examine la portion externe de la couche optique, on trouve qu'elle touche une masse considérable de substance blanche qui, au premier abord, semble être un prolongement de la racine des pédoncules cérébraux, lesquels, passant au-dessous et en dehors de la couche optique, puis entre le noyau lenticulaire et le noyau crochu, plongeraient directement dans la substance médullaire des hémisphères. Mais en y regardant de plus près, on ne tarde pas à se convaincre que de cette substance blanche une portion pénètre, comme il a été dit plus haut, dans le corps strié, principalement dans le noyau lenticulaire; tandis que Vautre portion s irradie de dehors en dedans, des hémisphères dans la couche optique. En effet, de cette substance blanche partent des faisceaux de fibres très nombreux, visibles, en partie, même à l'œil nu, dans toute la hauteur de la couche optique, et qui se dirigent vers la face supérieure, le bord supérieur et interne et vers le tubercule postérieur {pulvinar) de la couche optique, pour se terminer enfin de la même manière que les fibres qui, des pédoncules cérébraux, s'étendent dans le corps strié; c'est-à-dire que ces faisceaux qui se composaient d'éléments ayant 0mm, 0027 à 0mm,0056, finissent par former des réseaux très serrés, composés de fibres excessivement fines (0mm, 0009 à 0n,,u, 0018 de diamètre) dont il n'est guère possible de voir la terminaison.

Je dois dire aussi un mot sur quelques parties qui ont des connexions intimes avec les ganglions cérébraux. La substance noire des pédoncules cérébraux contient des cellules colorées tout à fait analogues à celles de la substance ferrugineuse, dont elles diffèrent seulement par un diamètre un peu plus petit et des prolongements moins nombreux; elles sont entourées défibres très fines ou d'une certaine grosseur. La commissure grise renferme de petites cellules pourvues de un, deux, trois prolongements ou davantage, et d'un contenu pigmentaire; en outre, on y trouve beaucoup de fibres très fuies, ver^ ticales et horizontales, formantun réseau. Ces fibres ont, en général, 0,r,h,,0027 à 0nm,,0036 de largeur; mais quelques-unes d'entre elles ont moins de

HEMISPHERES CÉRÉBRAUX. 3.i i

0""", 002, et d'autres, jusqu'à 0,mu,009. La glande pinéale be compose deccl - Iules pâles, arrondies, sans prolongements, et de quelques rares libres nerveuses de 0""", 002 à 0""", 005 de diamètre; de plus, elle contient ordinairement beaucoup de concrétions calcaires (Voy. § 122). Les pédoncules de la glande pinéale, ses prolongements antérieurs et la commissure postérieure sont formés de tubes de 0""n,002 à om,n, 007, en partie aussi de fibres excessivement fines. Le plancher du troisième ventricule présente, immédiatement au-dessous et en arrière delà commissure antérieure, des cellules incolores, les unes très grosses, les autres plus petites, et munies de un à quatre prolongements quelquefois très forts ; ces cellules sont réunies en grand nombre au milieu de riches plexus composés de tubes de 0""n,0009 à 0"'ni,0027 de largeur. Elles se retrouvent avec les mêmes caractères, sauf le volume, dans les tubercules mammiltaires, où elles sont également mélangées avec des fibres nerveuses très fines et très nombreuses, et dans le tuber cinercum, où elles n'ont que 0mm,018 cà 0m,n, 027 et, en général, deux prolongements. La glande pituitaire ne présente point d'éléments nerveux dans son lobe antérieur, de couleur rouge ; bien plus, Ecker (Art. Blutgefàssdrvsen dans Wagu. Handw.) y a trouvé les éléments des glandes vasculaires sanguines, c'est-àdire un siroma formé de tissu conjonctif, servant de soutien à des vaisseaux sanguins très serrés et très larges (voy. Ecker, l.i.c.) dans les mailles desquels se voient de grosses vésicules (cellules?) de 0,nm, 067 à 0mm, 203 de diamètre. Dans ces vésicules se rencontrent tantôt des noyaux entourés d'une substance finement grenue, et tantôt des cellules distinctes; quelquefois aussi, chez les gens âgés, une matière analogue à la substance colloïde. Le lobe postérieur, plus petit, se compose d'une substance finement grenue dans laquelle on trouve des noyaux et des vaisseaux sanguins ; mais il contient aussi des tubes nerveux variqueux et fins, qui, comme les vaisseaux sanguins, descendent de rinfundibulum.]

La démonstration de ce fait que les fibres des pédoncules cérébraux se terminent dans les ganglions du cerveau, et que la substance blanche des hémisphères se compose de tubes spéciaux qui, des circonvolutions, s'étendent aux ganglions, et peutêtre au bulbe, sans se continuer avec celles des pédoncules cérébraux, me paraît être un des résultats les plus importants auxquels m'ont conduit mes recherches sur le système nerveux central , car elle nous donne la confirmation anatomique de cette séparation soupçonnée depuis longtemps entre la sphère animale et la sphère psychique des organes centraux, et nous explique pourquoi l'irritation de la substance blanche des hémisphères ne détermine ni douleurs ni mouvements. Je suis heureux devoir mes conclusions à ce sujet confirmées par les résultats des recherches de R. Wagner (/oc. cit., p. 43) ; cet auteur admet, comme moi, que les fibres des pédoncules cérébraux naissent des cellules nerveuses des couches optiques et des corps striés; les fibres des hémisphères, des cellules de la substance grise de l'écorce et en partie des cellules des ganglions. Mais R. Wagner paraît n'avoir pas non plus observé directement ces origines, chose qui, selon mon avis, est presque complètement impossible.

§ 121. Hémisphères l'ércbranx. — - La substance blanche des hémisphères cérébraux est composée exclusivement de fibres nerveuses de 0""", 0027

à Q""u,007, 0mm,005 en moyenne, de largeur, sans Je moindre mélange de substance grise. Ces libres, dont le véritable trajet est encore fort peu connu, sont rarement réunies en réseaux ou en faisceaux; généralement elles marchent en ligne droite et parallèlement les unes aux autres, s'étendant, sans aucun doute, du corps calleux et des ganglions du cerveau à la substance grise de la superficie des circonvolutions. Nous ne savons pas si, dans ce trajet, elles se bifurquent ou non. Mais en dehors de ces libres, et abstraction faite de la commissure antérieure, delà voûte et de l'origine du nerf optique, les hémisphères contiennent d'autres fibres qui croisent les premières à angle droit et que j'ai pu observer : 1° à la face externe des corps striés, où elles appartiennent en partie aux fibres qui partent des hémisphères pour se terminer dans le corps strié, en partie aussi, peut-être , aux expansions du corps calleux dans le lobe inférieur; 2" dans les couches superficielles de la substance blanche, non loin de la couche grise; à ce niveau, elles sont assez nombreuses et entremêlées de fibres obliques ; je n'ai pu savoir d'où elles proviennent. Peut-être vont-elles d'une circonvolution à une autre et mettent-elles en relation les diverses parties de la couche corticale grise des hémisphères, comme le pensent certains auteurs.

Nous connaissons aujourd'hui assez bien la structure intime de la substance grise des circonvolutions (Voy. Baill arger, Hannover, Arnold et ma Mikr. Anat., pl. IV, fig. 2). On peut distinguer parfaitement, dans cette substance, trois couches : une externe blanche, une moyenne d'un gris pur, et une interne d'une coloration rouge jaunâtre. Cette dernière, dont l'épaisseur est égale à celle des deux autres réunies, est circonscrite ordinairement à sa face externe par une ligne plus claire, quelquefois presque blanche, et présente plus en dedans, par place, une deuxième couche blanche plus mince et plus faible; il existerait donc quatre ou même six couches, qui sont:

1° Couche rouge jaunâtre, partie interne;

2° Première couche blanche ;

3° Couche rouge-jaunâtre, partie externe ;

U° Deuxième couche blanche ;

5° Couche grise;

6° Couche blanche superficielle.

La substance grise du cerveau, de même que celle du cervelet, contient, dans toute son épaisseur, des cellules et des fibres nerveuses, au milieu d'une grande quantité de substance fondamentale. Les cellules nerveuses sont difficiles à découvrir, si ce n'est sur des pièces conservées dans l'acide chromique. Leur forme est assez constante dans les trois couches, en ce sens qu'elles sont le plus souvent pourvues d'un à six prolongements ramifiés, qui se terminent par des filaments pâles, excessivement fins, de 0mm,0009 de largeur. Elles présentent cependant quelques différences sous le rapport du volume, du nombre, etc. Dans la couche blanche superficielle, en effet, les cellules sont rares, petites (0mni, 009 à ()m"\ 018) ; elles portent un ou deux prolongements et sont isolées au sein de la substance fondamen-

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