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ENVELOPPES ET VAISSEAUX DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL. 3A

diversement dans chacune d'elles. Pour ce qui est de la dure- mère rachidienne, en faisant abstraction des artères et des veines qui s'appliquent à sa face externe, ou qui la perforent, on n'y rencontre que très peu de vaisseaux sanguins; elle ressemble, sous ce rapport, à une aponévrose de muscle ou à une membrane tendineuse. Mais entre la dure-mère et le périoste du canal rachidien se trouvent les plexus veineux, et quelques petits rameaux vasculaires répandus dans le tissu adipeux, et sur lesquels nous n'insisterons pas. Dans le crâne, au contraire, la dure-mère, particulièrement son feuillet externe qui répond au périoste, est pourvue de nombreux vaisseaux destinés à fournir, les uns à sa propre nutrition, les autres à celle des os crâniens, auxquels ils envoient une foule de rameaux ; elle sert de soutien aux artères méningées, tandis que ses veines ramènent une partie du sang provenant des parois osseuses. En outre, la dure-mère crânienne loge dans son épaisseur les sinus veineux. On appelle ainsi de simples cavités creusées dans la membrane fibreuse, et pleines de sang. Ces cavités, tapissées d'un épithélium, sont comprises évidemment, pour la plupart, entre le feuillet périostique et la dure-mère proprement dite, et répondent, par conséquent, par leur siège, aux plexus veineux de la colonne vertébrale. L'arachnoïde, tant de la moelle que de l'encéphale, ne possède point de vaisseaux propres (voy. Luschka, loc. cit., p. 71). La pie-mère de ces deux organes, au contraire, renferme non-seulement les nombreuses divisions vasculaires de la substance nerveuse elle-même, mais encore des vaisseaux qui lui appartiennent en propre et qui forment des réseaux capillaires assez serrés. En effet, dans une portion de la pie-mère, c'est-à-dire dans les plexus vasculaires, toutes les ramifications vasculaires occupent l'épaisseur même de la membrane, et les ramuscules qui pénètrent dans l'intérieur de la substance nerveuse sont d'un calibre excessivement petit. Fohmann et Arnold (voy. mon Anatom, micr., 1. 11, p. 618), parmi les modernes, prétendent avoir injecté, avec de l'air et du mercure, des lymphatiques dans la pie-mère qui entoure le cerveau et le cervelet, ainsi que dans les plexus choroïdes. Mais ces laits demandent à être confirmés par de nouvelles observations. Luschka a trouvé dans l'épendyme des tubes spéciaux, anastomosés entre eux et d'un diamètre qui tantôt était tellement petit qu'il était impossible de le mesurer, et tantôt s'élevait jusqu'à 0mn,,014; cet auteur se demande si c'étaient là peut-être des vaisseaux lymphatiques (Virchow Arch., t. VI, p. 272).

Les enveloppes du système nerveux central reçoivent des nerfs, au moins dans quelques-unes de leurs parties. Dans la dure-mère crânienne, certains nerfs se trouvent contenus dans le feuillet périostique et accompagnent assez régulièrement les artères méningées. Ce dernier fait est très évident sur l'artère méningée moyenne, qui reçoit tantôt des filets des nerfs gris, et tantôt un nerf particulier qu'Arnold a vu le premier (N. épineux, Luschka), et qui, d'après Luschka (loc. cit.), provient de la branche inférieure du trijumeau. Les filets gris accompagnent les vaisseaux dans leur distribution ; le nerf épineux semble destiné spécialement aux os.

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D'un autre côté, Purkyne a trouvé également des nerfs sur les artères méningées antérieures, et depuis longtemps Arnold a décrit le nerf de la tente du cervelet , émané de la cinquième paire et se rendant dans les sinus de la dure-mère, ainsi que Pappenheim et Luschka (loc. cit.) viennent de le montrer. Les éléments de ce dernier nerf, qui offre une couleur blanche ainsi que ceux du nerf épineux de Luschka, sont les mêmes que ceux du trijumeau; quant aux autres, ils ne contiennent que des libres fines. Tous présentent des tubes nerveux qui se bifurquent. Ni Purkyne ni moi n'avons pu trouver de nerfs dans la dure-mère rachidienne ; mais on en rencontre, comme il a été dit précédemment, dans le périoste du canal vertébral et sur les artères qui se rendent dans les vertèbres ou à la moelle épinière, comme aussi dans les sinus veineux et dans le tissu adipeux lâche du canal rachidien (Luschka, loc. cit.).

Je n'ai jamais observé de nerfs clans Y arachnoïde elle-même, mais bien sur les vaisseaux qui la traversent et clans les cloisons qu'elle envoie vers la pie-mère, surtout à la base de l'encéphale; je crois devoir rattacher à ces derniers les nerfs rencontrés par Luschka [seröse Häute, p. 70), malgré les divisions qu'ils lui ont présentées. Dernièrement, Bochdalek [loc. cit.) a décrit également dans l'arachnoïde cérébrale des nerfs qu'il fait provenir de l'accessoire, de la petite portion du trijumeau et du facial ; mais il n'a pas démontré qu'ils se terminent dans cette membrane. Si le même auteur a trouvé des filets nerveux extrêmement nombreux clans l'arachnoïde de la queue de cheval, c'est qu'il a pris pour des nerfs le tissu conjonctif d'aspect réticulé, erreur clans laquelle était déjà tombé Rainey. Je ne connais de nerfs sur la queue de cheval que ceux du cordon terminal et ceux qui accompagnent les vaisseaux; il n'y en a pas d'autres dans cette région, ni dans la dure-mère, où P>ochdalek prétend également les avoir suivis.

Les nerfs de la pie-mère que Purkyne a découverts chez le bœuf, se retrouvent également chez l'homme; la pie-mère rachidienne tout entière, y compris le cordon terminal , renferme de riches réseaux de nerfs dont les tubes ont 0mm,00/i a 0m,n,007 de diamètre, et qui sont loin de suivre constamment le trajet des vaisseaux. A la base du cerveau, on trouve une foule de plexus analogues sur les artères du cercle de Willis; ces plexus, formés de branches qui ont tout au plus 0mm,07 de largeur, accompagnent les vaisseaux qui partent du cercle artériel, à l'exception des artères cérébelleuses, et se distribuent avec eux clans toute la pie-mère du cerveau ; mais il est impossible de savoir comment ils se terminent. J'ai réussi cependant dernièrement à les suivre dans la substance même du cerveau, jusque sur des artères de 0n,,n,09 et moins. Il est certain que les plexus vasculaires ne renferment point de nerfs. Quant aux veines de Galien, je n'ai point recherché si elles en présentent. C'est Remak qui, le premier, a constaté que ces nerfs proviennent des racines postérieures. Moi-même j'ai pu m'assurer de ce fait que de chacune de ces racines partent, clans beaucoup de régions, mais surtout dans la région cervicale, des filets très fins qui traversent l'espace

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