‹ Éléments d'histologie humaine [electronic resource]Chapitre 123 sur 247 · ENVELOPPES ET VAISSEAUX DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL · texte numérisé non relu

ENVELOPPES ET VAISSEAUX DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL

Fig. 153.

de 1 epithélium, une membrane striée très mince, comme nous l'avons dit plus haut; mais cette membrane prend très souvent une épaisseur considérable, notamment dans les cas d'hydropisie des ventricules et dans un âge avancé. Dans ces circonstances, 1 ependyme contient toujours des corpuscules arrondis, ou en forme de biscuit, analogues à des grains de fécule. Ces corpuscules, que Purkync a mentionnés le premier, sont jaunâtres, marqués de lignes concentriques, et formés, comme Virchow vient de ledécouvrir (Virch. Arck., VI, p. 1 35, 268, 4 i 6) d'une substance voisine de l'amidon et de la cellulose : en effet, l'iode les colore en bleu , l'iode et l'acide sulfurique en violet ; l'eau bouillante les dissout; l'éther, au contraire, n'a aucune action sur eux Les corpuscules amylacés (fig. 155) me paraissent avoir tous les caractères d'un produit pathologique : on pourrait les appeler, avec Virchow, corpuscules amijloïdes. Ils existent d'une manière à peu près constante à la voûte, sous la bandelette cornée et dans la cloison transparente. Mais on les rencontre également dans les autres points des parois ventriculaires, ainsi que dans la substance corticale de l'encéphale, dans la substance médullaire de la moelle, dans le filet terminal, dans la rétine , dans le limaçon de l'homme. Les régions que nous avons mentionnées en premier lieu, présentent souvent des quantités étonnantes de ces corpuscules, serrés les uns contre les autres au sein du tissu conjonctif de nouvelle formation ou entre les éléments nerveux. Virchow en a trouvé également dans le cylindre épendymique de la moelle, dans les nerfs olfactif, acoustique et optique, puis, mais sans lignes concentriques, dans la pulpe >plénique, où ils paraissent se développer aux dépens des cellules du parenchyme ou des corpuscules de Malpighi. Luschka en a vu dans le ganglion de Gasser

et dans la substance médullaire des hémisphères. Un autre élément constant, mais néanmoins pathologique, ce sont les concrétions calcaires ( sable cérébral ) qu'on trouve dans les plexus choroïdes , dans la glande pinéale , sur quelques points de la pie-mère et de l'arachnoïde, même de celles de la moelle, rarement dans les parois des ventricules. Ces concrétions sont composées : 1° de globules arrondis, simples ou groupés en forme de framboise, opaques, marqués en général de stries concentriques et mesurant 0",n\0M à 0ni,u,H en diamètre; 2° de corpuscules polyédriques, ressemblant à des stalactites, des massues ou à tout autre corps irrégulier, présentant une surface inégale, bosselée, rugueuse, ou bien revêtant la forme de libres rigides, cylindriques, simples, ramifiées, anastomosées en réseaux : 3" enfin, d'une substance finement granulée. Elles contiennent principalement du carbonate calcaire; maison y trouve aussi du phosphate de chaux et de magnésie, et une matière orga- ■ nique qui, privée de ses sels, conserve généralement la forme de la concrétion, patexemple, celle d'une coque pâle à couches concentriques ou d'une fibre transparente. Les concrétions, lorsqu'elles sont formées de corpuscules ail ngés , ramifiés, réticulés, se sont développées évidemment dans les faisceaux du tissu conjonctif (fig. 155) : c'est sous cette forme qu on les rencontre assez fréquemment dans la glande pinéale et dans les méninges. D'autres fois elles paraissent résulter d'une incrustation de petits caillots fibrineux. Les cellules imprégnées de chaux, telles que les avait admises Remak (Obs. p. 26), n'existent point, au dire de Harless (Müll. Arch., 1845, p. 354).

Nous devons dire un mot enfin des granulations de Pacchioni, et des ossifications des méninges. Les premières se montrent surtout sur les côtés de la base de la grande faux et au bord de la scissure des hémisphères cérébraux, dans les plexus cho-

Fig. 153. — 1, concrétions calcaires de la glande piaéalc entourées de faisceaux de tissu conjonctif.

2. Corpuscules amylacés de répendyme de l'homme. Grossis 350 fois.

'ôbU

ro'ïdes, etc. Luschka admet qu'elles sont normales lorsqu'elles ont peu de développement ; il les a appelées , pour ce motif, franges arachnoïdiennes. Elles consistent principalement en une substance dense, fibroïde, analogue à du tissu conjonctif peu développé; mais on y rencontre aussi des fibres élastiques incomplètement formées, des concrétions calcaires et des corpuscules amylacés. Les ossifications des méninges sont de véritables lamelles osseuses qu'on observe le plus souvent à la face interne de la dure-mère crânienne, quelquefois aussi dans l'arachnoïde, spécialement celle de la queue de cheval.

SECTION III

Page 1