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SYSTEME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

§ 123. fterfs spinaux. — Les trente et une paires nerveuses qui naissent de la moelle ont, à très peu d'exceptions près, une racine antérieure et une racine postérieure. Ces racines reçoivent une enveloppe très mince de la pie-mère, traversent l'espace sous-arachnoïdien en convergeant l'une vers l'autre, et perforent chacune isolément l'arachnoïde et la dure-mère ; cette dernière leur fournit une gaîne résistante. Plus loin, la racine postérieure présente un ganglion, lequel est formé de la manière suivante : autour des fibres nerveuses et dans leur intervalle viennent se placer des cellules ganglionnaires qui, selon toute apparence, sont le point de départ de toutes les fibres spéciales appelées fibres ganglionnaires, qu'on trouve dans les nerfs spinaux. Ces fibres, en général, proviennent chacune d'une cellule, et s'appliquent simplement, dans leur trajet constamment périphérique, aux fibres de la racine postérieure, qui ne font que traverser le ganglion, et avec lesquelles elles n'ont d'autre rapport que celui d'une simple juxtaposition. La racine motrice ne présente jamais de cellules ganglionnaires; elle passe au-devant du ganglion, en s'appliquani sur lui plus ou moins intimement. Au-dessous du ganglion, les deux racines se réunissent et mélangent si bien leurs éléments qu'il en résulte un tronc nerveux dont toutes les portions renferment à la fois des tubes moteurs et des tubes sensitils. Ce tronc, le plus souvent, s'unit aux nerfs placés au-dessus et au-dessous de lui, pour donner naissance à un plexus, d'où émanent enfin les branches terminales destinées aux muscles, à la peau, aux vaisseaux du tronc et des membres, aux capsules articulaires, aux tendons et aux os. Dans ces branches, comme dans les racines, il est constant que les nerfs moteurs se composent principalement de tubes larges, les nerfs de la peau et des autres organes mentionnés, de tubes minces ; mais, en définitive, tous les tubes deviennent également fins dans les expansions terminales des nerfs. Il parait que les fibres des nerfs spinaux sont indépendantes dans tout leur trajet et ne se divisent point; mais près de leur terminaison, elles présentent souvent des bifurcations, et aussi, chez quelques animaux du moins (souris, larves de batraciens), des anastomoses en forme de réseau. Quant à la terminaison elle-même, peut-être se fait-elle partout par des extrémités libres.

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