C. Glandes salivaires
§ 140. Structuï'e des glandes salivaires. — Les glandes salivaires , c'est-à-dire les glandes parotide, sous-maxillaire, sublinguale et de Rivinus, ont une structure tellement semblable à celle des glandes muqueuses en grappe, qu'il serait superflu d'en donner une description détaillée. Ce sont des glandes en grappe composée qui peuvent être considérées comme une agrégation de nombreuses glandes muqueuses. Les lobules de premier et de second ordre dont se composent ces glandes correspondent, les derniers à des glandes muqueuses entières, les premiers à leurs divers lobules. Les lobules de second ordre, à leur tour, se réunissent pour former un certain nombre de segments plus importants, dont l'ensemble constitue la glande. Les canaux excréteurs sont plus ou moins ramifiés, suivant le nombre des subdivisions de l'organe ; mais, en définitive, ils se terminent de la même manière que ceux des glandes muqueuses.
La structure intime des glandes salivaires n'offre guère plus de particularités. Dans les trois espèces de glandes, les vésicules glandulaires ont 0mm, 036 — 0mm, 054 — 0mm, 067 de diamètre; la forme de ces vésicules n'est pas moins variable que dans les glandes muqueuses, et le canal excréteur en naît delà même manière. La membrane propre des glandes salivaires présente souvent un double contour ; toujours elle est tapissée, à sa face interne, d'un épithélium pavimenteux dont les cellules, à noyau unique, et larges de 0""",()1 à ()""", 01 S, s'obtiennent quelquefois à l'état d'isolement lorsqu'on écrase simplement une de ces glandes. Don d ers avance avec raison que dans les glandes sous-maxillaires et sublinguales, ces cellules contiennent constamment du mucus et un certain nombre de granulations graisseuses et pigmentaires; tandis que celles de la parotide sont privées de mucus, et ne présentent des granulations que beaucoup plus rarement. Dans les premières, le contenu cellulaire est troublé par l'acide acétique, qui, ajouté en excès, ne lui rend pas sa transparence. Il faut donc s'abstenir d'acide acétique quand on étudie la structure des glandes salivaires : on emploiera de préférence la soude étendue, qui permet de reconnaître les cellules épithéliales in situ.
Les canaux excréteurs des glandes salivaires sont revêtus intérieurement d'un épithélium cylindrique, en couche simple, dont les éléments ont jusqu'à 0m,n,036 de longueur. Le reste de la paroi, très épaisse dans le conduit de Sténon, beaucoup plus mince dans les autres, est formé par