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VAISSEAUX AÉRIENS ET CELLULES AÉRIENNES

mineuse, et de revenir ensuite à son volume primitif. On peut admettre sans crainte d'erreur que pendant la vie, le poumon étant moyennement distendu, les vésicules sont au moins d'un tiers plus larges que sur le cadavre, et que dans une inspiration profonde elles acquièrent peut être un volume double.

Dans Y emphysème pulmonaire, ces dilatations, et d'autres plus considérables encore, existent à l'état permanent, et conduisent naturellement à la destruction des cloisons entre les alvéoles d'un même lobule, voire même de celles qui séparent les divers lobules. La forme des vésicules, 6ur un poumon frais affaissé, est en général arrondie ou oblongue; sur un pou^ mon insufflé ou injecté, elle est polygonale, en raison de la pression mutuelle des vésicules les unes sur les autres. Les vésicules de la portion superficielle du poumon sont toutes polygonales, et présentent une face externe sensiblement plane.

La structure lobulée du poumon est loin d'être aussi évidente chez l'adulte que chez les enfants et chez les animaux. Aussi donne-t-on le conseil d'étudier d'abord des poumons d'enfant, où les divers lobules sont encore nettement séparés les uns des autres par du tissu conjonctif, et dès lors faciles à isoler ; on peut s'assurer là de la forme régulièrement pyramidale des lobules superficiels et de la forme plus régulière des lobules profonds. Ces lobules ont un diamètre de | , 1-2 millimètres; ils existent également chez l'adulte , mais ils sont

confondus ensemble si intimement, que, même à la superficie des poumons, leurs contours ne peuvent être déterminés que difficilement et incomplètement , et que dans l'intérieur de l'organe on croirait avoir sous les yeux un tissu uniforme, comparable en quelque sorte à celui du foie. Les lobules secondaires {lobules des auteurs), qui ont 7 — \ k — 28 millimètres de largeur, sont également évidents, en général, chez l'adulte, d'autant plus que leurs contours sont communément marqués par des traînées de pigment qui se sont déposées à la longue dans le tissu conjonctif interlobulaire. Ces lobules secondaires sont unis entre eux par un tissu conjonctif interstitiel plus abondant et constituent les grands lobes du poumon. Ainsi le poumon tout entier se compose de lobules de divers ordres, formés eux-mêmes de cellules aériennes et de petites broncher ,

Fie. 240.

Fig. 240. — Surface extérieure d'un poumon de vache, dont les cellules aériennes ont clé injectées avec de la cire, d'après Harting, a a a, cellules aériennes; bb, limite des plus petits lobules ou entonnoirs Rossignol .

résulte de là que les gros vaisseaux aériens se divisent eux-mêmes en groupes déterminés dont chacun n'est en communication qu'avec une seule grosse bronche.

§ 181. Structure intime des bronches et des cellules aériennes. — Les

bronches ont, d'une manière générale, la même structure que la trachée et ses divisions; néanmoins, dès leur origine, elles présentent quelques différences, qui ne font qu'augmenter dans leur trajet ultérieur. On peut les considérer parfaitement comme formées de deux membranes, d'une membrane fibreuse, dans l'épaisseur de laquelle se voient fréquemment des cartilages, et d'une membrane muqueuse, munie d'une couche de fibres musculaires lisses. La membrane fibreuse est composée de tissu conjonctif et de fibres élastiques fines ; forte encore sur les grosses bronches, elle s'amincit de plus en plus, et sur les bronches au-dessous de 1 millimètre de diamètre, elle peut à peine se démontrer avec le scalpel ; elle finit enfin par se confondre avec la membrane muqueuse et le tissu conjonctif lâche qui unit les bronches avec le parenchyme pulmonaire. Les cartilages se trouvent compris dans l'épaisseur de cette membrane ; mais, au lieu de former des demi-anneaux , ils constituent des lamelles anguleuses et irrégulières, réparties sur tout le pourtour des bronches. Ces lamelles sont d'abord assez grandes et très rapprochées entre elles ; peu à peu elles s'écartent davantage, et se montrent seulement aux points d'où se détachent des bronches ; en même temps elles deviennent de plus en plus petites, jusqu'à ce qu'enfin elles disparaissent complètement. Sur des bronches au-dessous de 1 millimètre, règle générale, elles cessent d'être visibles. (Gerlach prétend les avoir trouvées encore sur des bronches de 4- de millimètre.) Ces cartilages, qui offrent souvent une légère coloration rougeàtre, ont d'abord exactement la même structure que ceux de la trachée ; mais à mesure qu'ils se rapetissent, les différences qui existent entre les cellules superficielles et profondes disparaissent graduellement; les cartilages présentent alors, dans toutes leurs parties, un tissu uniforme, analogue à la portion interne des gros cartilages. Les muscles apparaissent déjà sur les grosses bronches sous la forme de faisceaux aplatis, circulaires ; ils forment une couche complète, excepté chez les gens âgés, où il existe des intervalles plus ou moins grands entre les faisceaux. Comme on les retrouve encore sur des rameaux de | à J de millimètre, il est probable qu'ils s'étendent jusqu'aux lobules pulmonaires. La membrane muqueuse est intimement unie à la couche musculeuse; elle a, au commencement, la même épaisseur que dans la trachée, mais elle s'amincit peu à peu, de sorte que les bronches au-dessous de 1 millimètre n'ont que des parois extrêmement délicates. Partout la muqueuse bronchique présente extérieurement des fibres élastiques longitudinales, dont les faisceaux la :>oulèvent plus ou moins et lui donnent une apparence striée très caractéristique; plus en dedans se trouve une couche homogène de ü""",005 à Ü'"m.0ü7 d'épaisseur, et tapissée intérieurement d'un épithélium vibratile, qui, dans les bronches de 2 millimètres et plus, est composé de

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