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STRUCTURE INTIME DES BRONCHES ET DES CELLULES AÉRIENNES

plusieurs couches, mais qui se réduit peu à peu à une simple couche de cellules à cils vibratiles de 0mm,0U de longueur (fig. 13, p. 52). Les bronches d'un certain volume sont munies de nombreuses glandes en grappe; ces glandes disparaissent sur celles qui n'ont que 2 à 3 millimètres de diamètre.

Les vésicules pulmonaires ne présentent que deux couches dans leur paroi, une membrane fibreuse et un épit hélium. La membrane fibreuse résulte évidemment de l'union intime de la muqueuse bronchique avec la tunique fibreuse, toutes deux fort amincies. On n'y retrouve point de fibres musculaires lisses ; elle se compose uniquement d'une couche fondamentale de tissu conjonctif homogène, traversée par des fibres £ élastiques et par un grand nombre de vaisseaux. Les fibres élastiques ont de 0"'"\001 à 0",m,005 de largeur ; elles se montrent principalement aux angles des cellules aériennes , qui s'aplatissent mutuellement en se distendant, et autour de leurs orifices , sous la forme de trabécules anastomosées entre elles de toutes parts , formant ainsi un canevas solide sur lequel sont tendues les portions de tissu conjonctif plus molles qui portent les vaisseaux. Là où les cellules se touchent, leurs trabécules élastiques se confondent ensemble, de sorte qu'il est le plus souvent impossible de fixer les limites exactes de chaque vésicule. Ces trabécules sont constituées, en général, par un réseau élastique très serré, dont les mailles figurent des fentes extrêmement étroites ; mais il est des points où les fibres élastiques sont plus lâchement unies entre elles, de sorte qu'il est très facile de se convaincre qu'on a sous les yeux des éléments élastiques ordinaires. Partout on voit aussi se détacher des trabécules de fines fibres élastiques, qui vont se distribuer dans le reste de la paroi des vésicules, pour y former un réseau très lâche. — Le tissu conjonctif des cellules aériennes parait complètement homogène; il est très peu abondant comparativement à la masse des éléments élastiques et des vaisseaux, et ne se rencontre pour ainsi dire que dans les interstices des trabécules élastiques, où il sert de moyen d'union entre les capillaires sanguins.

\J épithélium des vésicules pulmonaires est un épithélium pavimenteux

Fig. 241. — Vésicule pulmonaire de l'homme, et portion des vésicules voisines. Grossissement de 350 diamètres, a, épithélium: b, trabécules élastiques; c, paroi vésiculaire très délicate dans l'intervalle des trabécules; elle présente des fibres élastiques fines.

ordinaire, sans cils vibratiles; ses cellules polygonales, qui ont de 0mm,01 à 0""",015 de diamètre, renferment des granulations pâles, souvent aussi, dans les cas pathologiques, des granulations graisseuses ; elles forment une simple couche de0n"n,0U7 à 0n"",009 d'épaisseur, qui repose immédiatement sur la membrane fibreuse des vésicules pulmonaires. Là, non plus que dans la trachée et dans les bronches, on n'observe une chute périodique de l'épithélium ; mais il arrive fréquemment, dans les maladies surtout, que quelques éléments épithéliaux se rencontrent dans le mucus bronchique. Chez l'homme, l'épithélium se détache avec une grande facilité après la mort; aussi, sur le cadavre, trouve-t-on les cellules à l'état de liberté dans les vésicules aériennes et dans les dernières ramifications bronchiques. Mais il n'est guère de poumon qui ne présente quelques alvéoles dans lesquels l'épithélium puisse encore se voir in situ ; chez les animaux qu'on vient de mettre à mort, l'étude de la disposition de l'épithélium n'oifre pas la moindre difficulté.

Le tissu conjonctif interlobidaire du poumon, déjà très rare entre les lobules secondaires, est à peine appréciable entre les lobules primitifs; il est composé de tissu conjonctif ordinaire entremêlé de fibres élastiques fines; chez l'adulte il est le siège d'une quantité plus ou moins notable de pigment noir, formé de petites granulations et d'amas de granulations irrégulières qui ne sont pour ainsi dire jamais contenues dans des cellules : on y trouve aussi des cristaux. Le pigment se dépose parfois dans les parois mêmes des cellules; lorsque ce dépôt se fait en petite quantité et d'une manière régulière, il dessine très nettement les contours des lobules secondaires, parfois môme, en partie, ceux des lobules primitifs

§ 182. Vaisseaux et nerfs des poumons. — Les poumons présentent

dans leurs vaisseaux une disposition qui ne se retrouve dans aucun autre organe; ils reçoivent deux systèmes artériels complets et en grande partie indépendants, le système des vaisseaux bronchiques, destiné à la nutrition de certaines parties du poumon, et celui des vaisseaux pulmonaires, préposé à l'hématose. Les divisions de l'artère pulmonaire accompagnent assez régulièrement les divisions bronchiques, à la face inférieure et postérieure desquelles elles sont situées; mais elles se bifurquent plus fréquemment, et par conséquent diminuent plus rapidement de calibre. En définitive, chaque lobule secondaire reçoit de l'artère pulmonaire une branche dont le volume, en général, est en rapport avec le nombre des lobules primitifs, et qui se divise à son tour en un grand nombre de ramuscules, destinés aux vésicules pulmonaires. Ces artères lobulaires sont faciles à suivre sur des pièces injectées, puis insufflées et desséchées ; on constate que pendant leur trajet dans le tissu. qui unit les lobules [infundibuld), elles fournissent des ramuscules, non à un seul lobule, mais toujours à deux ou trois lobules. Ces ramuscules pénètrent entre les vésicules pulmonaires, se subdivisent plusieurs fois pendant qu'ils cheminent dans l'épakseur des grosses trabécules, s'anastomosent çà et là, mais sans régularité, soit entre eux, soit avec des branches appar-

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