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VAISSEAUX ET NERFS DES REINS

nombreuses circonvolutions et s'enlacent étroitement, mais sans s'anastomoser ensemble, et qui convergent enfin vers un tronc unique de la même manière qu'ils se sont séparés de l'artère afférente. Généralement les deux troncs traversent la capsule très près l'un de l'autre, et sur le côté opposé à celui d'où part le canalicule urinifère ; de sorte que lés vaisseaux les plus fins du glomérule, ceux en quelque sorte qui forment l'anse de réflexion et qui mesurent 0""",007 à 0mm,009 de largeur, répondent précisément à l'origine de ce canalicule. Chez les oiseaux, les amphibies et les poissons, chaque glomérule est formé d'un vaisseau unique, extrêmement flexueux.

Fig. 252. Fig. 253.

Les vaisseaux efférents, bien que naissant des capillaires, ne sont pas encore des veines : ils ont la signification et en quelque sorte aussi la structure des artères, et se perdent dans le réseau capillaire du rein, qui a son siège dans la substance corticale et dans les pyramides, mais qui présente dans ces deux régions quelques légères différences. Dans la première (fig. 249, d),

Fig. 252. — Vaisseau inlerîobulaire du rein de l'homme, d'après Bowman. a, extrémité de Fartère; 6, artère afférente; bc, glomérule dépouillé de son enveloppe; d, vais seau efférent ; è, glomérule entouré de la capsule de Malpiglii ; f, canalicule urinif'ère naissant des corpuscules. Grossissement de 45 diamètres.

Fig. 253. — Glomérule de la portion la plus interne de la substance corticale du cheval, d'après Bowman. a, artère interlobulaire; af, artère afférente; mm, glomérule de Malpighi; ef, vaisseau efférent ou artériole droite ; 6, divisions de celte dernière dans la substance médullaire. Grossissement de 70 diamètres.

les vaisseaux efférents, qui ont 0""n,009 à 0""",018 de largeur, aboutissent, après un court trajet, à un riche réseau de capillaires de 0mm,005-0mmî009 à U",m,014 de diamètre, réseau dont les mailles polygonales, larges de 0mm,01 à 0""",03.; enveloppent de toutes parts les canalicules flexueux, et qu'on peut considérer comme formant dans toute la substance corticale un ensemble continu. A cette disposition font exception seulement les vaisseaux efférents des glomérules situés au voisinage immédiat des pyramides de Malpighi ; ces vaisseaux, qui se distinguent par leur diamètre plus considérable (0"'ni,02 à ()mm,035), se distribuent, non dans la substance corticale, mais dans les pyramides ; ils se font remarquerjégalement par l'étendue de leur trajet, ainsi que par le petit nombre de leurs ramifications : je lesappellerai avec Arnold artérioles droites (fig. 2^9, g; 253, cf). Sur toute la péphérie des pyramides, ils s'engagent directement entre les tubes de Bellini, descendent jusqu'au voisinage des papilles, en se bifurquant plusieurs fois à angle aigu, et en s'amincissant jusqu'à 0""",009 à 0mm,02 ; ils forment enfin le réseau capillaire des papilles et de la substance médullaire ; les vaisseaux de ce réseau ont 0mm,007 à G"1"', 009 de largeur, et produisent des mailles qui, par leur largeur et leur forme allongée, se distinguent nettement de celles du réseau de la substance corticale, bien que les deux réseaux se continuent l'un avec l'autre sur la limite des pyramides. Les veines rénales naissent en deux endroits : à la surface de l'organe et au sommet des papilles. Des portions les plus superficielles du réseau capillaire du rein partent de petites radicules veineuses, qui souvent entourent régulièrement les lobules de la substance corticale et se réunissent comme les branches d'une étoile [étoiles de Verheyn) pour former des veines un peu plus grosses, et qui d'autres fois s'étendent à plusieurs lobules à la fois pour constituer des troncs plus volumineux. Ces veines deviennent ensuite interlobulaires et s'engagent dans la profondeur, où elles cheminent h côté des artères correspondantes, entre les faisceaux de la substance corticale ; dans ce trajet elles reçoivent un grand nombre de petites radicules veineuses provenant de l'intérieur de la substance corticale ; elles s'ouvrent dans les gros troncs, le plus souvent à angle droit, soit directement, soit après s'être réunies en veines un peu plus volumineuses. Ces derniers sont situés à côté des grosses artères, autour des pyramides, et se jettent enfin clans de grosses veines, dépourvues de valvules comme toutes celles du rein, qui sortent de l'organe avec les artères : il n'y a qu'une veine pour chaque artère. Mais avant de quitter le rein, elles reçoivent encore les veines des colonnes de Bertin et celles des pyramides ; celles-ci naissent d'un beau réseau capillaire qui entoure les ouvertures des canalicules urinifères des papilles, reçoivent pendant leur trajet ascendant entre les tubes droits de petites radicules qui les renforcent ; puis, réunies en faisceaux considérables avec les vaisseaux efférents des glomérules les plus internes ou artérioles droites, qui sont situés surtout entre les pyramides de Ferrein, elles s'ouvrent enfin dans les rameaux plus considérables qui forment des arcs de cercle autour des pyramides.

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