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ORGANES DE LA COPULATION

teurs possèdent un épithélium cylindrique. La membrane délicate qui sert d'enveloppe à la glande tout entière, de même que le stroma intérieur, présente une assez grande quantité de fibres musculaires lisses; récemment j'ai trouvé également de ces fibres, en mince couche longitudinale, sur les canaux excréteurs de 1/2 millimètre de diamètre. Ces glandes sécrètent un mucus ordinaire, qu'il est facile d'extraire des canaux excréteurs.

§ 205. Organes «le la copulation. — V organe de la copulation, chez l'homme, c'est le pénis ou la verge, composé de trois corps vasculaires et érectiles, c'est-à-dire des corps spongieux ou caverneux; il est fixé au bassin, et perforé parle canal de l'urèthre; outre son enveloppe cutanée, il est revêtu de plusieurs membranes fibreuses distinctes ; trois muscles spéciaux se rattachent à cet organe.

Les corps caverneux du pénis sont deux cylindres écartés l'un de l'autre en arrière, réunis en avant et séparés seulement par une cloison incomplète ; ils présentent à considérer une membrane d'enveloppe fibreuse, membrane albuginée, et un tissu spongieux. La membrane fibreuse est blanche, brillante, très dense; elle a 1 millimètre d'épaisseur, et forme non seulement l'enveloppe extérieure des corps spongieux, mais encore la cloison mince et incomplète qui les sépare l'un de l'autre dans leur moitié antérieure; elle se compose de tissu conjonctif ordinaire, mélangé, comme dans les ligaments et les tendons, d'une foule de fibres élastiques fines. A sa face interne se voit le tissu spongieux, tissu rougeàtre, composé d'une multitude innombrable de fibres et de lamelles (trabécules des corps caverneux) réunies pour constituer des mailles étroites, polygonales qui s'anastomosent toutes entre elles et ressemblent d'une manière frappante aux vacuoles d'une éponge. Ces mailles ou espaces veineux des corps spongieux sont remplies pendant la vie par du sang veineux. Toutes les trabécules ont la même structure ; elles sont recouvertes extérieurement d'une couche simple de cellules épithélialcs pavimenteuses, qui adhèrent très intimement ensemble et qu'il est souvent impossible d'isoler. Au-dessous de Y épithélium des espaces veineux on rencontre le tissu fibreux proprement dit, composé de parties sensiblement égales de tissu conjonctif et élastique et de fibres musculaires lisses, et servant d'enveloppe, dans un certain nombre de trabécules, mais non dans toutes, à des artères et à des nerfs plus ou moins volumineux. Les éléments musculaires des trabécules se reconnaissent déjà, sous l'influence de l'acide acétique, à leurs noyaux, qui sont tout à fait caractéristiques; mais en les traitant par l'acide nitrique au cinquième, on peut les isoler en grand nombre, et constater que ce sont des fibres-cellules qui ont 0mm,05 à 0mm,07 de longueur sur 0mm,005 à 0mm,0052 de largeur.

Le corps spongieux de l'urèthre présente exactement la même texture que ceux du pénis; seulement l°la membrane fibreuse, qui dans le bulbe forme aussi un rudiment de cloison, est beaucoup plus mince, moins blanche et plus riche en éléments élastiques; 2° les espaces veineux y sont plus étroits, surtout dans le gland; 3° les trabécules y sont plus fines et

plus riches en libres élastiques; leur structure est d'ailleurs la même.

Nous devons ici parler de ïurèthre de l'homme. Au niveau de r isthme, c'est un canal indépendant des parties voisines ; à son origine et à sa terminaison, il est formé simplement par une membrane muqueuse, qu'entourent la prostate et le corps spongieux de i'urètlire. La muqueuse urethrale présente d'abord une couche longitudinale de tissu conjonctif, riche en fibres élastiques; au-dessous de cette couche on rencontre, non-seulement dans la portion prostatique, comme il a été mentionné, mais encore dans lu portion membraneuse, des fibres musculaires lisses mêlées au tissu fibreux ordinaire. Ces fibres musculaires, moins développées, il est vrai, dans cette dernière, sont dirigées en long et en travers; elles recouvrent les fibres striées qui composent le muscle urethral. Même dans la portion spongieuse, le tissu sous- mu queux présente encore çà et là des fibres musculaires, et toujours, à une certaine profondeur, on tombe sur des fibres longitudinales mélangées de tissu musculaire plus ou moins abondant; or, ces fibres ne peuvent être envisagées comme appartenant au corps caverneux, car il n'y a point entre elles d'espaces veineux ; elles constituent une membrane continue qui forme la limite du tissu spongieux du côté de la muqueuse urethrale: — Vépit hélium de I'urètlire est composé de cellules cylindriques pales, de 0""",027 de longueur; mais au-dessous d'elles, on trouve une ou peut-être deux couches de petites cellules arrondies ou oblongues. Dans la moitié antérieure de la fosse navieulaire, on observe déjà des papilles de 0""",07 de longueur et un < 'pi t hélium pavhnenteux de ()""", 09 d'épaisseur.

Dans l'isthme et dans la portion spongieuse de I'urètlire, ou rencontre un assez grand nombre de glandes de Littre; ces glandes ont 0""",65 à 1 millimètre de diamètre, et ressemblent, en général , aux glandes en grappe, dont elles se distinguent néanmoins par la forme tubuleuse et le trajet, souvent très flexueux, de leurs vésicules glandulaires; celles-ci ont jusqu'à 0mm,09 et même 0""\18 de largeur. On trouve aussi çà et là, au milieu des glandes de Littre, des glandules plus simples (fig. 265) ; dans la portion prostatique enfin, elles font place à de simples follicules muqueux, analogues à ceux que nous avons décrits dans le col vésical. Les canaux excréteurs des glandes de Littre ont 2 à 5 millimètres de longueur; ils se portent en avant et perforent obliquement la membrane muqueuse. Leur épithélium, de même que celui des vésicules, est cylindrique, mais se rapproche plus ou moins de l'épithélinm pavimenteux (fig. 265). Les glandes de Littre

Fig. 263. — Glande de Littre de la fosse naviculaire chez l'homme. Grossissement de 3<*>0 diamètres.

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