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STRUCTURE DU COEUR. Ö

taircs; elles sont, en général, d'un tiers moins larges (0""", 009 à 0"im,02); elles présentent très souvent des stries longitudinales plus marquées que les stries transversales, et se décomposent facilement en fibrilles et en petits fragments (sarcous cléments, Bowman). Lesarcolemmedes fibres du cœur est extrêmement mince, et ne peut être démontré sans le secours des réactifs ; dans les fibres elles-mêmes on trouve presque toujours, avec les noyaux, de petites granulations graisseuses qui forment souvent des séries le long de l'axe de la fibre; dans certaines dégénérescences, ces granulations so multiplient énormément et prennent une ^ifâlÂÇ coloration jaunâtre. Une autre particularité in ; ;>rtante encore qui distingue le tissu nmscuiahv <<;? < ■: u: . c'est l'union intime de ses éléments ; abstraction faite de ^-jï |ljjjï ceux de la face interne de l'organe, < es éléments ne for- • '::';?|jt

ment point des faisceaux distincts ; séparés seulement par Wif^aPH un peu de tissu conjonctif, ils sont partout très serrés les IfeJI § î jijj uns contre les autres, et s'unissent directement entre eux, Jplf Nil ainsi que Leeuwenhoek l'a découvert, et que je l'ai observé de nouveau (voy. page 30). Ces anastomoses ^ ^ entre les libres musculaires, qui forment un caractère général du tissu du cœur, résultent principalement , chez l'homme et les animaux, de faisceaux courts, et la plupart étroits, qui se portent obliquement ou transversalement entre les faisceaux longitudinaux ; elles sont si nombreuses que dans beaucoup rie régions des ventricules et des oreillettes (je ne sais si c'est partout), elles se montrent en quantité sur la moindre parcelle du cœur. On trouve, en outre, dans le cœur, de véritables bifurcations de libres, qui expliquent comment certaines parties musculeuses peuvent devenir plus épaisses qu'elles ne sont à leur origine.

Le trajet des fibres musculaires du cœur est extrêmement compliqué et ne saurait être décrit ici que dans ce qu'il a de plus général. Les fibres musculaires des ventricules et celles des oreillettes sont parfaitement distinctes fyunes des autres ; presque toutes proviennent d'ailleurs des orifices arté* riels et auriculo-ventriculaires du cœur. Au niveau de chaque orifice on trouve une bande fibreuse appelée anneau fibro-cartilayineiuc, plus faible dans le ventricule droit que dans le ventricule gauche ; on peut décrire d'une manière générale ces bandes fibreuses comme des anneaux situés k l'insertion des valvules. Envisagées de plus près, elles naissent en avant, adroite et à gauche, et en arrière de l'orifice aortique; elles sont plus épaisses à la moitié antérieure de la circonférence des orifices auriculo-ventriculaires j ainsi qu'au niveau de la cloison entre les orifices; aussi décrit-on souvent ces anneaux fibreux comme trois bandes arciformes, deux antérieures, et une postérieure, située dans la cloison, et qui se divise ensuite en deux branches. Les anneaux fibreux des orifices artériels sont notable-

Fig. 279. — Faisceaux primitifs auastumoses du cœur de l'homme,

ment plus minces que ceux des orifices auriculo-ventriculaires : on les trouve à l'origine des valvules semi-lunaires, sous la forme de trois rubans recourbés en arc. Sur les oreillettes on distingue : 1° des fibres communes aux deux oreillettes ; ce sont des faisceaux aplatis, transversaux, qui, à la partie antérieure surtout, mais aussi en haut et en arrière, s'étendent d'une oreillette à l'autre, et se continuent ensuite avec des fibres transversales ; 2° des fibres propres ; elles forment autour des orifices des grosses veines et sur la pointe des auricules de véritables anneaux; en outre, au-dessous de l'endocarde, elles constituent une couche longitudinale assez épaisse qui naît des orifices auriculo-ventriculaires, et qui est surtout marquée dans l'oreillette droite [muscles pectines). Enfin, entre ces derniers muscles et dans les auricules, on trouve une foule de petits faisceaux dont la disposition irrégulière n'est susceptible d'aucune description spéciale. La cloison est en partie commune aux deux oreillettes ; ses fibres musculaires naissent du fibro-cartilage postérieur, au niveau de la partie la plus antérieure du bord supérieur de la cloison interventriculaire, immédiatement derrière l'aorte. A droite, elles entourent en arc, en haut et en arrière, la fosse ovale, dans laquelle il n'y a que des fibres peu nombreuses, se terminant en partie sur la veine cave inférieure, et en partie formant un anneau complet ; à gauche, elles vont en sens opposé autour de la fosse ovale.

Les fibres musculaires des ventricules sont disposées de telle sorte que toujours il y a entrecroisement entre celles de la face externe et celles de la face interne du cœur, et qu'entre ces deux faces on observe plus ou moins distinctement toutes les transitions entre les deux directions entrecroisées. Elles naissent des orifices auriculo-ventriculaires et des orifices aortique et pulmonaire, soit directement, soit par l'intermédiaire de courts faisceaux tendineux, marchent plus ou moins obliquement, quelquefois, cependant, dans le sens de l'axe longitudinal ou transversal, et, après avoir circonscrit une portion des ventricules, se réfléchissent sur elles-mêmes et se terminent dans les muscles papillaires et les cordes tendineuses, ou reviennent s'insérer à leur point de départ ; de sorte qu'elles décrivent des anses ou des huit de chiffre plus ou moins contournés sur eux-mêmes et affectant toutes les directions possibles. Dans tout ce trajet les fibres musculaires ne sont jamais interrompues par des fibres tendineuses.

U endocarde est une membrane blanchâtre qui recouvre toutes les inégalités, toutes les dépressions de la surface interne du cœur, les muscles papillaires, leurs tendons et les valvules ; c'est dans l'oreillette gauche qu'il présente l'épaisseur la plus grande (0mm,5); il est au contraire très mince dans les ventricules, où il laisse voir par transparence la couleur des fibres musculaires. L'endocarde se compose généralement de trois couches : un épithélium, une couche élastique, à laquelle il doit ses différences d'épaisseur dans les diverses régions, et une couche mince de tissu conjonctif. L'épithélium est constitué par une couche simple, double quelquefois, d'après Luschka, de cellules à noyau transparentes, polygonales, aplaties, généralement un peu allongées, et mesurant 0mm,015 à 0mm,027 de largeur; il

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