ARTÈRES
fibres musculaires, et une épaisseur qui varie entre Omm, 01 et 0n,m,018; sur des artères plus petites , elle n'a plus qu'une simple couche dont les éléments deviennent de plus en plus petits et ne représentent plus, sur des vaisseaux de 0mn,,07 à 0mm,015, que de courtes cellules oblongues, de 0mm,032 à 0",m,01/i, avec des noyaux très courts. Au-dessus de 0mm,025 de diamètre du vaisseau, ces fibres-cellules embryonnaires forment encore une couche continue; en se rapprochant davantage des capillaires, on les voit s'écarter de plus en plus les unes des autres (fig. 285) et disparaître enfin complètement. La tunique interne, examinée sur des vaisseaux qui ont plus de 0mu\058 à 0mm,06 de diamètre, présente une membrane élastique interne ; d'abord très mince, cette membrane n'acquiert son développement complet que sur des artères de 0a,,n,44 à 0mn\18. L'épithélium, au contraire, peut être suivi jusque dans des artères de 0mm,05 et même de Ümm,02. Tl est à remarquer, cependant, que les cellules épithéliales finissent par n'être plus isolables; on ne les reconnaît plus alors qu'à leurs noyaux ovalaires, très serrés les uns contre les autres.
Les artères d'un calibre moyen, depuis 2 jusqu'à 5 ou 7 millimètres, ne montrent d'abord que très peu de changements dans leur tunique interne ou externe; leur tunique moyenne, au contraire, en même temps qu'elle acquiert une épaisseur plus grande (0mm,t à 0mn\27) à mesure que le vaisseau devient plus large, présente dans sa structure des différences très notables. Outre les nombreuses couches de fibres musculaires, dont les caractères n'ont point varié, on y rencontre des fibres élastiques fines , qui constituent par leurs anastomoses des ré- Fig. 285. seaux à larges mailles. Ces réseaux ,
distribués irrégulièrement au milieu des éléments musculeux dans les plus petites artères de cette catégorie, présentent, dans les vaisseaux plus gros, une certaine tendance à former des couches distinctes, alternant avec les couches musculeuses, sans toutefois perdre le caractère de réseaux étendus à travers toute la tunique moyenne; il s'y joint aussi un peu de tissu conjonctif. Il résulte de là que la tunique moyenne perd graduellement sa texture éminemment contractile, bien que les éléments musculeux l'emportent encore de beaucoup sur les autres. — La tunique interne des artères moyennes présente souvent, entre la membrane élastique interne et l'épithélium, plusieurs couches parmi lesquelles les lames striées décrites plus haut sont les plus remarquables. Ces lames, jointes à des réseaux élastiques qu'on trouve plus en dehors, au milieu d'une substance conjonctive
Fig. 2S5. — Section transversale de l'artère fémorale profonde de l'homme. Grossissement de 30 diamètres, a, tunique interne avec sa couche élastique (l'épiihélium n'est point visible); 6, tunique moyenne sans feuillets élastiques, mais avec des fibres élastiques fines ; c, tunique externe, pourvue de réseaux élastiques et de tissu conjonctif.
Gl 4 HISTOLOGIE SPECIALE.
homogène, granulée ou fibrillaire, forment une couche d'environ umm.01i à 0maM d'épaisseur, et dont tous les éléments affectent la direction longitudinale, circonstance qui permet de la distinguer facilement des couches musculaires de la tunique moyenne, avec lesquelles on pourrait la confondre. La tunique externe, enfui, est plus épaisse, dans toutes ces artères, que la tunique moyenne, et mesure de 0mn\l à 0mm.35 ; ses fibres élastiques deviennent plus grosses, et déjà sur des artères de 2 millimètres de diamètre, on les voit s'accumuler en quantité considérable vers la limite'de la tunique moyenne, limite toujours parfaitement tranchée. Mais cette couche élastique de la tunique externe ne se montre dans tout son développement que sur les plus grosses artères de ce groupe, telles que les carotides externe et interne, la crurale, l'humérale. la fémorale profonde, la mésentérique. la cœliaque: elle y mesure 0mn\28 à 0mm,09 d'épaisseur, et se divise parfois en couches très distinctes, dont la structure se rapproche beaucoup fie celle des véritables membranes élastiques. Du reste, ces couches externes de la tunique adventice contiennent également des réseaux élastiques, dont les éléments, un peu plus fins, il est vrai, sont distribués plus ou moins irrégulièrement et réunis en lames. — Parmi les artères d'un calibre moyen, les plus grosses mon rent déjà une certaine analogie avec les gros troncs aitériels; les réseaux élastiques de la tunique moyenne forment, sur quelques points, des lames élastiques d'une certaine épaisseur, mais qui sont encore continues entre elles a travers toute cette tunique; quelquefois aussi ils constituent de véritables membranes élastiques. Par là ils se distinguent nettement des lames élastiques qu'on rencontre dans la tunique à fibres annulaires des grosses artères, et qu'il nous reste à décrire. Les premières traces de ces lames se rencontrent dans les couches internes de la tunique moyenne sur la crurale, la mésentérique supérieure, la cœliaque, l'iliaque externe, l'humérale. les carotides externe et interne; chose remaïquable, ces mêmes lames exL tent dans toute l'épaisseur de la tunique moyenne sur les premières portio.is de la tibiale antérieure et de la tibiale post rieure, et sur la poplitee; c'est sur cette dernière artère, dont les parois sont en général un peu plus épaisses que celles de la crurale, qu'elles sont surtout bien développées .
D'après ce que nous venons de dire de la tunique moyenne, on voit que la transition entre les artères moyennes et les grosses artères e>t tout à fait insensible. Quant à la tunique interne, ies cellules epitheliales, dans ces dernières, ne sont plus régulièrement allongées, comme dans les petites artères; elles sont néanmoins fusiformes et ont 0mm.01^ à 0"",02 de longueur. Les autres parties de cette tunique ne croissent pas toujours en epais-eur proportionnellement au calibre de l'artère; mais elles ont une grande tendance à s'épaissir, dans l'aorte par exemple, de sorte qu'il est souvent difficile de déterminer quelle est leur épaisseur normale. Elles se composent principalement de lames d'une substance hyaline, tantôt homogène, tantôt striée ou même nettement fibrillaire, qui se comporte, en gênerai, comme le tissu conjonctif Eulenberg a extrait un peu de gélatine