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VAISSEAUX LYMPHATIQUES

tunique adventice, le nom de veine s'applique parfaitement à ces vaisseaux, évidemment formés de plusieurs couches (tig. 286). — En résumé, les capillaires semblent se transformer en vaisseaux plus gros par l'apposition de couches nouvelles sur leur face interne et sur leur face externe, tandis que leur membrane propre se continue avec la couche élastique de la tunique interne.

Outre les vaisseaux capillaires les plus fins, qui laissent néanmoins passer les globules sanguins, très élastiques, comme on sait, les auteurs ont parlé d'un ordre spécial de vaisseaux, les vaisseaux séreux, lesquels n'admettraient plus que la portion séreuse du sang ; cette hypothèse est aujourd'hui généralement abandonnée. Hyrtl, cependant, croit encore à la nécessité de semblables vaisseaux dans la cornée, attendu, dit-il, que les vaisseaux de cette membrane, arrivés à sa circonférence, se dérobent à la vue sans se continuer avec les veines, et sont trop étroits d'ailleurs pour livrer passage à des globules sanguins, car chez l'homme ils ont 0""",002, quand ils sont injectés. Hyrtl est d'avis que ces vaisseaux se transforment plus loin en vaisseaux séreux, et qu'ils se continuent peui-être avec des lymphatiques non encore décrits. Brücke et Gerlach font remarquer, au contraire, que les vaisseaux de la cornée se terminent par de véritables anses; d'où il suit que l'opinion de Hyrtl repose sur des injections incomplètes. Je puis affirmer, cependant, qu'il existe réellement dans la cornée quelque chose qui répond aux vaisseaux séreux des auteurs, car chez le chien j'ai vu partir, des anses vasculaires de la périphérie de la cornée, des filaments très fins qui se dirigeaient vers le centre de la membrane, en s'anastomosant fréquemment entre eux et en s'élargissant un peu aux points d'union, pour constituer un véritable réseau. Ces filaments étaient-ils creux et communiquaient-ils directement avec la cavité des vrais capillaires? c'est ce qu'il m'a été impossible de décider; aussi n'oserais-je point affirmer que ce sont là des parties creuses du système vasculaire. Mais je n'hésite nullement à les ranger dans ce système, car dans le cas où ils seraient dépourvus de lumière, il ne serait guère possible de les considérer autrement que comme un reste du réseau capillaire qui, chez le nouveau-né, couvre presque toute la cornée; en d'autres termes, comme des capillaires oblitérés. — S'il était démontré que ces éléments de la cornée ne sont pas des vaisseaux séreux, il ne resterait, à ma connaissance, aucune région, chez l'adulte, où existent de tels vaisseaux. Pendant le développement des capillaires, au contraire, les vaisseaux séreux représentent une forme transitoire qui s'observe partout (voy. plus bas); on pourrait donc admettre que plus tard on en rencontre encore ça et là, comme dans le cerveau du veau, d'après Henle, de môme qu'on voit dans les nerfs les dernières terminaisons conserver souvent le caractère embryonnaire.

SECTION IIL

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