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DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES

§ '222. Vaisseau* lymphatiques. — Abstraction faite de leur contenu, les vaisseaux lymphatiques ressemblent si bien aux veines, qu'il suffira de peu de mots pour les décrire.

Les radicules des vaisseaux lymphatiques ne sont bien connues que sur un seul point, c'est-à-dire la queue des larves de batraciens, où je les ai trouvées en 1846 (Annales des sciences natur., 1846), et où leur structure est exactement celle des capillaires sanguins. En effet, ces capillaires lymphatiques qui, à partir du tronc caudal supérieur et du tronc caudal inférieur , forment d'élégantes arborisations dans les bords transparents de

la queue des têtards, ne présentent, ainsi que leurs troncs, qu'une seule mein brane amorphe, très mince, avec des noyaux appliqués sur sa face interne ; ils se distinguent des capillaires sanguins des mêmes êtres uniquement par

des espèces de dentelures plus ou moins longues qui partent de leur membrane, et qui leur donnent un aspect tout spécial.

Ces vaisseaux, qui ont 0m,n,005 à 0mm,01 de diamètre, présentent aussi quelque chose de particulier à leur origine ; ils forment, en effet, très peu d'anastomoses, et, même sur des queues complètement développées, ils commencent presque tous par des prolongements très fins , terminés en pointe (fig. 292 c). Quant aux deux autres observations sur l'origine des lymphatiques, que dans la première édition de ce manuel je donnais encore comme certaines , des recherches ultérieures me Us font regarder au- . jourd'hui commedouteuses Les vaisseaux que j'avais décrits comme des lymphatiques dans la trachée de l'homme (A)iatomie microsc, p. 279), ne sont peut-être que des vaisseaux sanguins qui avaient subi une transformation spéciale; du moins d:ms ces derniers temps Virchow a-t-il trouvé plusieurs fois des vaisseaux sanguins de la muqueuse trachéale et intestinale métamorphosés en canaux blanchâtres, dilatés, remplis d'une substance granuleuse foncée, et paraissant présenter des extrémités en cul-de-sac; ces observations, si elles ne sont pas directement en opposition avec les miennes, leur enlèvent cependant toute certitude. Pour ce qui est des chylifères des villosités intestinales, je crois devoir persister dans mes opinions; cependant, depuis qu'un observateur te! que Brücke a complètement nié l'existence de ces chylifères, on ne saurait plus les ranger dans la catégorie des objets parfaitement constatés. En dehors de ces régions, on ne connaît les origines des vaisseaux lymphatiques sur aucun point du corps; et si les résultats des injections sont en faveur de

Fig. 292.

FiG. 292. — Capillaires lymphatiques de la queue d'un têtard. Grossissement <!<■ 350 diamètres, a, membrane du capillaire; b, prolongement qu'elle fournit; c, reste du contenu des cellules qui forment ces vaisseaux , dans lequel sont cachés des noy;;u\; c, extrémités en cul-de-sac de ces vaisseaux; f, vaisseau dans lequel on reconnaît encore distinctement une cellule formatrice,^, cellules formatrices isolées, en tram de se !r;msformer en véritables vaisseaux.

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