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TISSU ÉLASTIQUE

môme, comme l'a vu Virchow sur des tissus nouvellement formés, garnis d'un nombre infini de prolongements pointus plus ou moins longs. — Les libres de noyaux ont été séparées jusqu'à présent des fibres élastiques; mais comme, sauf le diamètre, elles ne diffèrent en rien de ces dernières; commetoutes les fibres élastiques sont, à leur origine, aussi fines que les fibres de noyaux, et qu'enfin celles-ci ne naissent pas uniquement de noyaux, il vaut mieux laisser tomber en oubli le nom de libres de noyaux, et diviser simplementles fibres élastiques en fines eten g rosses. Les fibres élastiques se montrent tantôt sous l'aspect de fibres plus ou moins longues, rectilignes ou contournées en spirale autour d'autres parties (faisceaux de tissu conjonctif, nerfs) ;

Fig. 25. Fig. 27.

elles appartiennent généralement, dans ce cas, à la variété fine. Tantôt elles forment, par l'anastomose de fibres de diverses grosseurs, ce qu'on appelle un réseau de fibres élastiques, lequel peut être étendu en forme de membrane, ou pénétrer d'autres tissus à diverses profondeurs. Une modification de ce réseau de fibres élastiques nous est présentée par les membranes élastiques, où les fibres sont si étroitement entrelacées, qu'il en résulte une

Fig. 25. — Deu\ faisceaux secondaires de tissu conjonctif, de l'arachnoïde de l'homme, avec des fibres élastiques qui les enlacent, et d'autres plus fines (fibres interstitielles). Traités par l'acide acétique, et grossis 350 fois.

Fig. 26. — Réseau de fibres élastiques fines du péritoine d'un enfant. Grossi 350 fois.

Fig. 27. — Membrane élastique de la tunique moyenne de la carotide du cheval. Grossie 350 fois.

72 Histologie générale.

membrane continue qui, dans les cas extrêmes, tie montre pins aucune trace de sa nature primitive, et paraît tout à fait homogène et percée de petites ouvertures {membrane fenêtrêe, Henle).

Sous le rapport chimique, le tissu élastique présente des réactions bien déterminées; néanmoins, sa composition n'est pas encore connue exactement. L'acide acétique concentré n'attaque nullement les libres élastiques à froid , il les gonfle seulement un peu ; mais par une coction de plusieurs jours, il les dissout; l'acide nitrique les colore en jaune; le réactif de Millon pour les combinaisons protéiques les teint en rouge, tandis que l'acide sulfurique et le sucre n'y déterminent aucune coloration rouge. Dans une solution de potasse modérément concentrée , à froid , le tissu élastique reste longtemps sans modification , sinon qu'il se gontle et qu'il pâlit un peu; chauffé longtemps avec elle, il se transforme en une masse gélatiniforme. L'eäu ne le dissout point, même par une coction de soixante heures; cependant, après trente heures d'ébullition à 160° (dans la marmite dePapin), il se transforme en une substance brunâtre répandant une odeur de gélatine, mais qui ne se prend point en gelée, et que précipitent l'acide tannique , la teinture d'iode et le sublimé, mais non les autres réactifs de là chondrine.

Au point de vue physiologique , il laut considérer avant tout la grande , élasticité de ce tissu, qui, par là, vient nota-

blement en aide aux organes locomoteurs, et joue aussi un rôle important dans d'autres organes , comme , par exemple , dans les cordes vocales. Quant au développement, la présomption de Schwann que ce tissu procède de cellules, acquiert de plus en plus de consistance depuis les recherches modernes. En effet, toutes^les parties qui , plus tard, contiendront du tissu élastique, montrent, chez l'embryon, des cellules spéciales, lusi- J I I ! f I formes ou étoilées, terminées en pointes; ces

I cellules , par leur fusion , produisent des

fibres allongées ou des réseaux sur lesquels les endroits où se trouvaient autrefois les corps des cellules sont encore reconnaissablés à des épaississements pourvus de noyaux. Les libres persistent assez souvent dans cet état de cellules étoilées anastomosées, ou de corpuscules de tissu conjonctif (Virchow) : par exemple , dans les tendons et Fig. 28. dans la cornée, dans les ligaments, les disques liga-

Fig. 28. — Cellules formatrices tics libres élastiques, grossies 350 fois, prises sur le tendon d'Achille d'un embryon de quatre mois, b, quelques cellules libres d'un embryon de sept mois, avec un ou deux prolongements; d'autres confondues deux à deux ou trois à trois.

|1G 2(J. — Cellules formatrices étoilées des libres élastiques fines, prises sur le tendon d'Achille d'un nouveau-né. Grossies 350 fois.

FiG. 29.

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