TISSU OSSEUX
sidérait la substance fibreusedu tissu conjonctif comme une substance intercellulaire. Pour moi aussi cette unanimité a de l'attrait ; mais quand je tiens compte des faits, que je crois bien observés, je ne puis m'empêcher de comprendre le développement du tissu conjonctif d'une tout autre manière que celui de la substance fondamentale du cartilage. Les cellules que je regarde comme les cellules formatrices du tissu conjonctif ne peuvent pas être niées, et je.ne suis pas le seul qui les ait vues. Sans parler de Schwann et des anciens, elles furent observées par Virchow dans le tissu conjonctif gélatineux, par Remakdans les larves de grenouilles (ce sont les cellules pâles sensibles aux alcalis, que cet auteur décrit dans Müller s Arch., 1852, p. 66 ) ; puis par Henle, Jahrb., 1852 , p. 24, dans le mésentère des embryons de lapin ; enfin par Reichert, Jahrb., 1852, p. 95. Si ces auteurs voulaient poursuivre davantage l'étude de ces cellules , ils se convaincraient d'abord qu'elles ne sont pas un produit de l'art , ensuite qu'elles engendrent directement les faisceaux fibreux du tissu conjonctif.
Si l'on doit regarder comme un fait certain que le développement du tissu conjonctif physiologique se fait par des cellules, il n'est pas dit pour cela qu'une substance tout à fait analogue au tissu conjonctif, sous le rapport chimique et morphologique, ne puisse être produite aussi d'une manière différente. Nous savons que la substance fondamentale (donnant de la gélatine) des cartilages, quand elle se convertit en fibres, devient très semblable au tissu conjonctif ; que les exsudations fibrineuses peuvent se transformer en une substance fibrillaire qu'il est difficile, peut-être impossible, de distinguer du véritable tissu conjonctif. Mais il y a aussi, dans les cicatrices de toute espèce, et ailleurs, un véritable tissu conjonctif pathologique, lequel procède de cellules. Je m'oppose donc à cette confusion de tous les tissus analogues au tissu conjonctif: nous devons, dans nos décisions, considérer non-seulement l'analogie ou la conformité de structure et de composition chimique, mais encore tous les autres caractères des tissus, et avant tout leur genèse ; il faut distinguer, en conséquence, du véritable tissu conjonctif, les cartilages devenus fibreux et donnant de la gélatine, et les exsudations fibrineuses organisées, de même que nous séparons la vraie fibre élastique des fibres du cartilage réticulé et de certaines formes de la fibrine métamorphosée qui lui sont très analogues aux points de vue chimique et morphologique. Le tissu conjonctif qui ne provient pas de cellules peut au contraire être placé avec raison à côté du cartilage.
Bibliographie. — Zelinsky, De telis collant edentibus. Dorpali, 1852. — Dios. Comparez en outre les mémoires cités dans les paragraphes 24 et 27.
§29. Tissu osseux. — Sous le rapport morphologique, le tissu osseux consiste en une substance fondamentale et en un grand nombre de petites cavités microscopiques disséminées dans son intérieur.
Ces dernières ont de 0"",,,073 à 0mm,031 de longueur , O'-süOö à 0""",015 en largeur, et 0""»,00/U G11"", 009 en épaisseur : ce sont les cavités osseuses ( lacunœ ossiurn ; corpuscules osseux des auteurs).
La substance fondamentale , de couleui
est tantôt homogène , sa combinaison intime