‹ Éléments d'histologie humaine [electronic resource]Chapitre 5 sur 247 · COMPOSITION DES CELLULES · texte numérisé non relu

COMPOSITION DES CELLULES

constater l'existence de vésicules semblables dans le vitellus des poissons, des crustacés et des insectes. Chez ces animaux , comme d'ailleurs chez les oiseaux, les vésicules vitellines ont une signification transitoire, car elles ne sont pas destinées à la formation directe du corps de l'embryon , mais elles constituent seulement les matériaux de sa nutrition.

On trouve enfin en plusieurs points des noyaux à l'état de liberté, soit d'une manière transitoire, là où des cellules vont se former autour de ces noyaux, comme dans le chyle, dans les glandes vasculaires sanguines, dans les follicules de Peyer, soit d'une manière permanente et comme partie intégrante des tissus, comme dans les parois des vésicules du thymus, ou dans la substance couleur de rouille du cervelet.

Dans ces derniers temps , do Wittich a fourni des éclaircissements sur le mode de formation des vésicules dites d'Ascherson [De hymenoyônia albuminis, Regïmontii, 1850 ). D'après Wittich, chaque fois que do l'huile et do l'albumine se trouvent en présence, une partie de l'huile se saponifie à l'aide de l'alcali uni à l'albumine, d'où il résulte que la couche d'albumine, qui est au contact de l'huile, devient plus pauvre en alcali, par là même insoluble, se trouve ainsi précipitée, et donne naissance de cette manière à la membrane haptogène d'Ascherson. D'après cela, le phénomène ne serait point physique, encore moins spécifique ou vital, mais purement chimique. En opposition à ceci, Harting a dernièrement observé [Ned Lune, sept. 1851) une formation de pseudo-cellules albumineuses, par l'agitation de l'albumine avec du mercure ; mais assurément, dans ce cas, les vésicules albumineuses prennent naissance de la même manière que quand on agite cette substance avec de l'eau ouautrement(Melsens, Bull, de VAcad. Belg., 1 850 ; Harting, toc. cil.). De même, s'il se forme des membranes albumineuses, caséeuses ou chondrineuses, ainsi que Panum l'a observé, lorsqu'on met en contact de l'albumine et du chloroforme, de la caséine et de la graisse, de la chondrine et du chloroforme (voyez Ar ch. fur patholog. Anat., IV, 2), il est à peine nécessaire d'invoquer une influence chimique.

Page 1