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COUCHE MUQUEUSE

les saillies et les dépressions les plus considérables de ce dernier; ainsi, par exemple, les crêtes de la paume de la main et de la plante du pied, les plis articulaires, les insertions des muscles, etc. ; au contraire, le soulever ment épidermique produit par les papilles est à peine appréciable, ou même tout à fait nul.

L'épiderme est composé de deux couches assez nettement limitées et qui diffèrent l'une de l'autre par leurs caractères chimiques et morphologiques \ la couche muqueuse et la couche cornée.

§ h 5. Couche muqueuse. — C'est la couche de Malpighi, le réseau ou lé mucus de Malpighi de plusieurs auteurs. La couche muqueuse, qui forme la partie la plus interne de l'épiderme, affecte presque partout un trajet onduleur; sa couleur blanchâtre ou brunâtre permet, en une foule d'endroits, de la distinguer, même à l'œil nu, de la couche cornée. Dans toutes les parties de l'épiderme, cette couche est caractérisée par de petites cellules molles et faciles à détruire, dont la forme et la disposition ne sont pas les mêmes partout.

Les plus internes (fig. 57, b) forment une couche simple, appliquée immédiatement sur la face externe du derme , ^^^^^^^^^^^^ sans interposition de noyaux libres ou de

comme les cellules de l'épi t hélium cylindrique, et placées perpendiculairement au derme; leur longueur est «le ()""", 007 à y" "

<)""■■' 013; leur largeur, deO ,005 àO ,006. ^\ ( %

Immédiatement au-dessus d'elles on trouve, ' jf, ' |,! M > >' Jfc JF dans la plupart ors régions, des cellules I ' 'Ë M < f/ m u va hures ou m<'m ■ n\>.\<lv , de ■':■.:>': <

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des cheveux (voy. plus bas) qu'on trouve ça FiG 57

et là , étendues entre les cellules rondes et les

cellules allongées , deux ou trois couches d'éléments également allongés, placés verticalement; ces couches multiples de cellules verticales, vues à de forts grossissements , donnent une apparence fibreuse aux parties profondes de la couche muqueuse. Cette particularité est d'autant plus apparente , que plus on s'avance vers l'intérieur, plus on voit diminuer le diamètre vertical des éléments du corps muqueux, c'est-à-dire que les cellules dont il se compose, s'aplatissent horizontalement (fig. 57) et se transforment enfin, dans les couches supérieures, en vésicules de 0mm,013 à 0mm,036 de longueur et de largeur, et de 0mm,00/s- à 0nuu,013 d'épaisseur. En même

Fig. 57. — Peau de la cuisse du nègre, vue sur une section verticale. Grossissement de 250 diamètres, a, a, papilles du derme; b, couche la plus profonde du corps muqueux, couche fortement colorée, formée de cellules verticales et allongées ; c, couche supérieure du corps muqueux ; d, couche cornée,

12h HISTOLOGIE SPÉCIALE.

temps , la pression mutuelle qu'elles exercent les unes sur les autres leur donne une forme plus ou moins polygonale , qu'on peut distinguer môme sur des cellules isolées.

Toutes les cellules de la couche muqueuse ont une structure à peu près identique; ce sont des vésicules distendues par un liquide et renfermant un noyau. Leur membrane est pale, souvent difficile à démontrer dans les cellules très petites, quelquefois, au contraire, très nette, quoique toujours mince; elle est un peu plus épaisse dans les grandes cellules, sans qu'on puisse néanmoins la comparer à la membrane des cellules de la couche cornée. Le contenu des cellules n'est pas tout à fait fluide ; excepté celui de l'épidcrme coloré (voy. plus bas), il ne renferme cependant, à l'état normal, ni noyaux , ni gouttelettes de graisse , ni autres éléments d'un certain volume; il est finement granulé, à grains plus ou moins distincts, mais qui, sans exception, deviennent plus rares dans les cellules extérieures. Le noyau enfin a des dimensions qui sont en proportion de celles des cellules ; il n'a que 0n,,",003 à 0mm,005 dans les cellules très petites, et 0m'",006 à 0""",0H, dans celles qui sont plus volumineuses; il est sphérique ou lenticulaire dans les cellules rondes ou aplaties, ovalaire dans les cellules allongées. Dans les grandes cellules, il a tout à fait l'apparence d'une vésicule , munie souvent d'un nucléole, et se trouve au centre du contenu; dans les petites cellules, le noyau paraît granuleux ou homogène, dépourvu de nucléole appréciable, et placé de manière à toucher assez souvent la paroi de la cellule.

Sous l'influence d'une solution peu concentrée de potasse ou de soude caustiques , les cellules de la couche muqueuse pâlissent, se gonflent et ne tardent pas à se dissoudre ; les couches les plus profondes disparaissent les premières, en se réduisant en une masse muqueuse. L'acide acétique les altère beaucoup moins , et convient d'une manière toute spéciale pour l'étude du corps muqueux.

§ 46. Couche cornée (stratum comeum). — Elle forme la portion externe et demi-transparente de l'épiderme ; incolore chez le blanc, elle consiste presque partout en cellules de même nature converties en lamelles. Les plus internes de ces dernières ont encore beaucoup de ressemblance avec les cellules superficielles de la couche muqueuse; mais déjà dans la seconde et dans la troisième couche se rencontrent des lamelles épidermiques ou cornées, dont les caractères diffèrent notablement de ceux des éléments précédents. Ce sont ( fig. 58 , 1 , 2, 3) de véritables lamelles de peu d'épaisseur, qui , dans les parties inférieures et moyennes de la couche cornée, conservent encore une forme assez régulière, celle de polygones à quatre, cinq ou six côtés, et à faces planes; mais dans les couches supérieures leurs contours sont comme déchirés irrégulièrement ; elles sont courbées, repliées de différentes façons, et paraissent comme ridées et plissées. Ces lamelles doivent être considérées comme des cellules aplaties, renfermant une quantité très minime d'un liquide visqueux , et non comme des lamelles homogènes formées d'une même substance dans toute leur épaisseur, ainsi qu'on pourrait le croire au premier

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