‹ Éléments d'histologie humaine [electronic resource]Chapitre 86 sur 247 · NERFS DES MUSCLES · texte numérisé non relu

NERFS DES MUSCLES

m (flg 104). Il est certain, d'après les observations de R. Wagner, de ii de Luschka, qu'à côté de ces anses il existe aussi des nerfs terminés par 3 extrémité libre, et comme les recherches modernes tendent à généraliser

Fig. 104.

de plus en plus ce dernier mode de terminaison, il est permis de croire que les anses ne sont point les derniers prolongements des fibres primitives, et qu'après les avoir formées, celles-ci vont finir sur un autre point par une extrémité libre, soit'directement, soit après s être divisées, comme Wagner et moi nous l'avons vu sur#des muscles de l'homme et des mammifères. — Les rameaux qui pénètrent dans les muscles se composent principalement de tubes nerveux larges ; pour 100 de ces derniers on trouve environ 12 tubes minces (Volkmann). Dans l'intérieur des muscles, le calibre des tubes va en diminuant, si bien que les plexus terminaux sont formés de fibres très minces qui n'ont que 0mnl,002 à 0mm,00"> de diamètre. Quelquefois même, il est possible d'observer directement cet amincissement progressif de certaines fibres, ce qui prouve que, dans ces cas du moins, il n'est pas dû à une division de ces dernières. C'est ainsi que j'ai vu, dans le muscle omohyoïdien, plusieurs fibres nerveuses de 0mm,009à 0,nm,ül2 de largeur etpro-

Fig. 104. — Expansion terminale des nerfs du muscle omo-hyoïdien de l'homme Grossi 350 fois et traité par la soude, a, mailles du plexus terminal ; b, anses terminales ; c, fibres musculaires.

Fig. 105. — Division des fibres nerveuses primitives dans les muscles. Grossissement de 350 diamètres.

À. Doubledivision observée dans le muscle omo-hyoïdien de l'homme, a, névrilème. B. Divisions rencontrées dans uu muscle de la face du lapin, avec trois rameaux semblant se terminer en pointe.

venant de rameaux qui avaient On,m,ll à 0n,m,16 de diamètre, se rétrécir après un trajet de 0mn,,3^à 0n,nl,45, et n'avoir plus que 0mm,004 à 0,n,",005, puis, 0",m,9 à lmm plus loin, se réduire à 0""",002, c'est-à-dire au diamètre des fibres les plus fines. Pendant que leur diamètre diminuait ainsi, les tubes nerveux prenaient tout à fait l'aspect des fibres appelées sympathiques, c'est-à-dire qu'elles devenaient pâles, et n'offraient plus qu'un simple contour, avec une grande tendance à devenir variqueuses ; en même temps semblait disparaître autour d'eux toute trace d'une enveloppe de tissu conjonctif. Néanmoins, ils avaient encore toujours des bords foncés : ce n'étaient donc pas des tubes sans moelle, comme on en voit dans d'autres modes de terminaison.

Des nerfs de vaisseaux se rencontrent clans tous les muscles ; ils font partie du faisceau vasculaire et forment des rameaux plus ou moins considérables suivant le volume des vaisseaux. Ils ne contiennent que des fibres de l'espèce la plus fine, et accompagnent toujours des vaisseaux d'un certain volume, qui offrent encore les caractères évidents des artères ou des veines. Il ne m'a pas été possible de voir leur terminaison ; mais je puis affirmer qu'ils n'existent plus au niveau des capillaires, nimême quelquefois sur les petites artères et veines. Çà et là, on voit se joindre à eux une ou plusieurs fibres nerveuses du plexus terminal du muscle, ce qui concorde parfaitement avec ce fait que les nerfs des vaisseaux d'un grand nombre d'organes (des membres, par exemple) proviennent indubitablement des nerfs spinaux.

Quant auxtendons, les petits ne reçoivent point de nerfs, les gros ne reçoivent que des nerfs de vaisseaux : tels sont le tendon d'Achille, celui du triceps crural, le centre tendineux du diaphragme (Luschka). Jusqu'à ce jour, mes observations ne m'ont point montré de nerfs dans les fascia, ni dans les gaines tendineuses, non plus que dans les capsules synoviales du système musculaire.

Dans un grand nombre de petits muscles, les ramifications nerveuses n'occupent qiïun espace très restreint ; c'est ainsi que, dans le ventre antérieur du muscle omohyoïdien, par exemple, qui mesure 3 pouces en longueur, la région dans laquelle se ramifient les nerfs n'a pas plus de 5 à 8 lignes d'étendue. Une branche nerveuse pénètre dans la partie moyenne du muscle et se divise immédiatement en deux rameaux principaux, dont l'un rayonne vers le bord gauche, l'autre vers le bord droit du muscle, et qui forment des anastomoses multiples entre les divisions nerveuses de tout ordre ; de ces anastomoses partent des filets qui vont dans toute l'épaisseur du muscle, depuis les couches les plus superficielles jusqu'aux[plus profondes. Tandis que cette région limitée présente une richesse nerveuse qui rappelle celle des organes des sens, toutes les autres parties du muscle se montrent très peu fournies oumêmeprivëes complètement de nerfs Dans un cas que j'ai examiné avec beaucoup de soin, il ne m'a pas été possible de trouver dans ces parties, abstraction faite de quelques nerfs vasculaires, plus de trois ramuscules nerveux de 0mm,047, 0a"",062 et 0m,n,095 de largeur; ceux-ci émanaient bien des troncs principaux, mais leur disposition différait notablement de celle des autres nerfs, car deux d'entre eux se dirigeaient en droite ligne vers l'extrémité inférieure du muscle, et le troisième, vers le bout supérieur ; dans ce trajet, ils émettaient quelques rares filets, composés d'une ou de deux fibres primitives et qui pénétraient perpendiculairement dans le muscle; ils se terminaient enfin au voisi-

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