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CONNEXIONS ARTICULAIRES. DI ARTHROSES

qu'on est porté à considérer comme des cellules de cartilage, quoique ces séries de cellules représentent une transition évidente vers les fibres élastiques.

Les cartilages diarthrodiaux ne possèdent ni nerfs ni vaisseaux (si ce n'est pendant la période du développement, ainsi que cela sera expliqué plus loin avec détail). Les bourrelets cartilagineux sont également dépourvus de vaisseaux et de nerfs.

La partie de l'os sous-jacente au cartilage diarthrodial mérite une mention spéciale. Dans presque toutes les articulations, le cartilage s'applique immédiatement sur une couche de substance osseuse non complètement développée, et qui ne diffère pas sensiblement du tissu représenté dans la figure 127. Cette couche offre une épaisseurde 0m,",088 à 0m"', 35 (en moyenne 0m'", 26) ; elle consiste en une substance fondamentale jaunâtre, principalement fibreuse, offrant la dureté de l'os et réellement, ossifiée; cependant elle ne renferme pas traces de canalicules de Hävers ni espaces médullaires, ni cavités osseuses (corpuscules) distinctes. En place de ces dernières, on trouve des corpuscules arrondis ou allongés, souvent groupés en amas ou en séries ; les plus gros de ces corpuscules ont de 0""",035 à 0""",052 de longueur, et 0mn,,0 I .H à 0""",0!7 de largeur; les plus petits ont 0""",0I3 à 0""",0I7 de longueur, et 0m,n,009 à 0""",01 1 de largeur. Sur des coupes polies, ces corpuscules ont un aspect tout à fait obscur, et ont été envisagés d'après cela, ainsi que H. Meyer (voy. plus loin) l'a fait dernièrement, comme des corpuscules osseux remplis de concrétions calcaires. Lorsque l'on mouille la pièce avec de la térébenthine (l'imbibition ne s'opère qu'avec une certaine difficulté), la différence que nous signalons disparaît, et l'on constate que, de même que pour les corpuscules osseux des os desséchés, l'apparence obscure ne dépend que de l'air. Les corpuscules dont nous parlons ne sont autre chose que des cellules de cartilage à parois épaissies, encore pourvues de leur contenu (graisse et noyaux), montrant çà et là des vestiges de canalicules poreux, et, sans doute aussi, des dépôts calcaires partiels : en d'autres termes, ce sont des cellules osseuses incomplètement développées. La couche qui contient ces cellules est limitée, du côté du cartilage, par une ligne régulière et obscure, çà et là marquée par des concrétions calcaires, et du côté de l'os véritable, par un contour arrondi, sur lequel on distingue souvent la limite des cellules osseuses proprement dites. Cette couche ne se trouve pas exclusivement à l'extrémité des os incomplètement développés, comme le pense Gerlach, ou seulement dans un âge plus avancé (à partir de la trentième année, et surtout chez le vieillard), ainsi que H. Meyer l'a annoncé. Autant que je l'ai pu voir, cette couche existe sur tous les os à l'apogée de leur développementcomplet, et dans toutes les articulations, à l'exception, toutefois, de l'articulation de la mâchoire inférieure (Bruch, cependant, l'a vue également en ce point) et des articulations de l'os hyoïde.

Sur un homme adulte de vingt-cinq ans, le cartilage articulaire de la tète du fémur a de 2m,n,2 à 2mm,7 d'épaisseur; celui des condyles du même os a 2m"\7 vers la partie moyenne, et \ mm,6 à 2mni,2 vers les bords. Dans le fond de la partie cartilagineuse correspondant à la rotule, le cartilage a 3""", 3 à 3""", 8; le cartilage des condyles du tibia a 3mm,3 vers la partie moyenne, et \ mn\\ à lmm,6 sur les bords; le cartilage de la rotule a, dans sa partie moyenne, 3 mm, 3 à 3mm,8 ; celui de la cavité glenoïde du tibia imm,1 à 1rr'm,6. Le cartilage du corps de l'astragale a en haut 4nin\3, en bas 1mm,1 ; le cartilage de la tête de l'astragale 4nim,3; Le cartilage de la base du premier métacarpienaOmm,3à 1mm,1 ; lecartilage de la tête du même os 0mn,,7. Le cartilagedu premier cunéiforme a 0mm, 7 à 1 mm, 1 en avant, et I mm, 1 à 1 mm , 6 en arrière.

D'après ïoynbee (Transact. Philosoph., 1841), les vaisseaux de la membrane synoviale s'avancent bien plus avant sur le cartilage diarthrodial pendant la vie fœtale, vers le milieu de la vie intra-utérine. Je n'ai pu me convaincre de cette particularité ni sur l'humérus d'un embryon de cinq à six mois, ni sur les os des nouveau-nés.

Dans quelques cas pathologiques, on observe dans les cartilages diarthrodiaux des emboîtements peu communs de cellules (voy. fig. 6, p. 26). Ainsi, dans les cartilages devenus fibreux à la manière du velours, on trouve des cellules mères contenant une ou deux générations de cellules souvent très développées ; ces cellules contiennent aussi de la graisse; elles sont presque libres dans la substance fondamentale fibreuse, et l'on peut les en isoler facilement (consultez aussi Ecker dans les Archives de Roser et Wunderlich, t. Il, 1843, p. 345). Les cartilages diarthrodiaux de l'adulte sont dépourvus de vaisseaux; cependant, dans l'état pathologique, il se développe souvent, dans la synoviale, des prolongements vasculaires qui s'avancent de la circonférence vers le centre et qui les recouvrent. Ce que Liston décrit comme des vaisseaux qui se seraient développés d'une manière pathologique dans lé cartilage (Medico-chirurg. Transact., V, London, 1 840, p. 94), et qui, procédant des os, traverseraient le cartilage en lignes parallèles, pour venir ensuite former des traînées à la surface; ces vaisseaux ne sont certainement que les vaisseaux normaux des cartilages (voy. plus loin), vaisseaux qu'on trouve encore de la manière la plus claire sur les sujets de quinze ans.

Il ne peut pas être question d'une véritable inflammation des cartilages chez l'adulte, mais ils s'altèrent, cependant, dans les états pathologiques des os qu'ils recouvrent, et dans l'inflammation des membranes synoviales. Ils peuvent aussi se partager en fibres et en même temps s'accroître, car Cruveilhier {Biet, de méd.et de chirurg . prat. , III, p. 51 4) a vu des cartilages devenus fibreux, qui avaientjusqu'à 1 3 millimètres d'épaisseur, ce qui surpasse de beaucoup l'épaisseur normale du cartilage articulaire. Les cartilages diarthrodiaux s'usent facilement , ils peuvent disparaître entièrement (dans la suppuration des os ou dans celle des parties molles de l'articulation ) et laisser la surface osseuse de l'articulation à nu ; ils éprouvent aussi, par places, des pertes de substance, solutions de continuité analogues à des ulcérations, qui tantôt procèdent de la surface du cartilage jusqu'à la surface osseuse, et qui tantôt débutent du côté de la surface de l'os.

§ 100. Capsules articulaires. Capsules ou membranes synoviales. — -

Les capsules synoviales ne sont point des sacs fermés, mais des vésicules courtes et larges dont les extrémités ouvertes se fixent sur les confins des surfaces articulaires des os, et contribuent ainsi à les réunir. Ces capsules sont des membranes transparentes, plus ou moins délicates. En beaucoup de points, elles sont si complètement et si intimement recouvertes, à leur face extérieure, par des couches fibreuses superposées, dites capsules fibreuses, qu'elles offrent alors, vues du dehors, l'aspect de capsules assez résistantes. Les couches fibreuses se rencontrent là surtout où il n'y a, autour de l'articulation, que peu ou point de parties molles protectrices, ou bien dans les points où l'union des os devait être solidement maintenue (articulation de la hanche). Les couches fibreuses manquent en grande partie, ou tout au moins sont incomplètes, là où les muscles, les tendons et les ligaments entourent les articulations, et là encore où la membrane synoviale éprouve des changements notables de position dans le mouvement des parties (articulations du genou et du coude).

Le mode suivant lequel les capsules synoviales se comportent relativement aux os et aux cartilages, est bien rendu dans la figure 128. Tantôt la capsule synoviale s'insère tout simplement sur les confins de la surface articulaire cartilagineuse de l'os, et va de là directement à l'os opposé (rotule, amphiarthroses) ; tantôt elle recouvre en outre, dans le voisinage des limites

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