CAPSULES ARTICULAIRES
du cartilage articulaire, une portion plus ou moins considérable de l'os luimême, et gagne seulement alors l'os opposé , avec lequel elle se comporte
parfois de même. Dans les deux cas, la membrane
synoviale ne s'applique pas directement sur le : tissu osseux , mais elle s'unit d'une manière lâche | |
ou serrée avec le périoste et le périchondre, et I '■' V\
se termine définitivement et saris ligne de démar- / I J| \
cation tranchée non loin des confins du péri- / ^ n^lM^x ij chondre, avec lequel elle se confond. Kj^i, m^^^r^/ ^
La structure intime des membranes synoviales t' (abstraction faite des capsules fibreuses qui les \ ' ■ I entourent et qui ont absolument la structure \ I r
des ligaments fibreux) consiste : 1° en une couche ^WIHh de tissu conjonctif pourvue de vaisseaux et de nerfs ^ peu nombreux; 2° en un épithélium. L'épithé-
lium est constitué par de grandes cellules (de 0mn\011 à 0mm,017) à noyaux arrondis (de 0nim,00/i à 0mil,ö07), disposées sur trois ou quatre étages superposés comme des couches de pavés. La couche de tissu conjonctif forme, dans les parties internes, une lame ä faisceaux parallèles, à fibrilles peu distinctes, pourvue de noyaux allongés ou de fibres élastiques fines. Dans les parties externes, les faisceaux s'entrecroisent et forment des réseaux avec les fibres élastiques; çà et là, des faisceaux de tissu conjonctif d'épaisseur très variable , et entourés de fibres élastiques , forment des réseaux qui ressemblent à ceux de l'arachnoïde. Assez habituellement, on trouve des cellules adipeuses ordinaires disséminées entre les mailles du tissu conjonctif; beaucoup plus rarement, on rencontre quelques cellules de cartilage isolées, à parois obscures, médiocrement épaisses, et pourvues d'un noyau distinct.
Les membranes synoviales ne possèdent ni glandes ni papilles , mais elles offrent des bourrelets graisseux (plicœ adiposœ) et des prolongements riches en vaisseaux (franges synoviales, ligaments muqueux des auteurs). Les accumulations adipeuses faussement désignées, autrefois, sous le nom de glandes de Hävers, sont surtout remarquables dans les articulations de la hanche et du genou ; elles se présentent sous la forme de saillies ou de plis assez consistants, jaunes ou jaune rougeâtre, et formés simplement par l'assemblage d'une grande quantité de cellules adipeuses dans les parties très vasculaires de la membrane synoviale. Les franges synoviales se rencontrent dans presque toutes les articulations, et apparaissent, principalement quand les vaisseaux sont remplis, comme des saillies de la membrane synoviale, rouges, aplaties, froncées, et pourvues de prolongements frangés. Ordinairement les franges
Fig. 128. — Représentation schématique d'une coupe de l'articulation métacarpo-phalangienne. D'après Arnold, du moins en partie, a, os; &, cartilages articulaires ; c, périoste se terminant sous forme de périchondre sur les confins du cartilage articulaire; cl, membrane synoviale tapissant le périchondre qui recouvre les confins du cartilage; e, épithélium de la synoviale.
25/t HISTOLOGIE SPÉCIALE.
synoviales sont situées à l'endroit où la membrane synoviale se détache du cartilage, et elles reposent à la surface du cartilage, qu'elles entourent souvent d'une sorte de couronne ; d'autres fois, elles sont plus particulièrement rassemblées en un point, mais on les trouve encore dans d'autres parties de l'articulation. Quant à leur structure , elles diffèrent surtout par leur richesse vasculaire des autres parties des membranes synoviales; elles consistent, en effet, presque uniquement en petites artères et en petites veines, et les capillaires, réunis en anastomoses sur les bords des franges, rappellent
les plexus choroïdes des ventricules cérébraux. Entre les vaisseaux , on aperçoit une couche fondamentale de tissu conjonctif dont la structure fibreuse est souvent peu distincte ; çà et là, des cellules adipeuses plus ou moins abondantes ; plus rarement on y rencontre des cellules isolées de cartilage. Les plis synoviaux sont recouverts par l'épithélium ordinaire des membranes synoviales; ils portent à leur bord , presque sans exception , de petits appendices membraneux, foliacés, coniques, ou de forme très diverse (beaucoup ressemblent à la tige de quelques cactus). Ces appendices contiennent rarement des vaisseaux ; ils consistent le plus souvent en un axe de tissu conjonctif indistinctement fibreux, contenant çà et là des cellules de cartilage, et, par places, des couches épaisses de cellules d'épithélium; les plus petits de ces prolongements sont parfois uniquement formés soit d'épithélium , soit de tissu conjonctif. (Voy. fig. 129.)
Dans quelques articulations on trouve des plaques fibreuses, solides, jaune blanchâtre {fibro-cartilages ou ménisques interarticulaires), qui adhèrent à la capsule synoviale, se dirigent vers le centre de l'articulation, et s'intercalent entre les os en présence (articulation du genou), ou forment môme une paroi complète dans l'intérieur de l'articulation (articulations du maxillaire inférieur, de la clavicule, du sternum , du poignet). Les
Fig. 129. — Fragment de membrane synoviale d'une articulation phalangienne.
A, A, deux appendices des franges synoviales, dépourvus de vaisseaux. Grossissement de 250 diamètres, a, tissu conjonctif contenu dans l'axe de l'appendice; b, épithélium (les cellules de l'épithélium ne sont pas distinctes dans le pédicule du grand appendice) ; l'épithélium se continue en c avec celui de la surface de la frange synoviale ; d, cellules de cartilage.
B, quatre cellules d'épithélium de la synoviale du genou. L'une d'elles a deux noyaux. Grossissement de 350 diamètres.
Fig. 129.