‹ Eléments d'hygièneChapitre 106 sur 156 · LIVRE VI, CHAPITRE X · texte numérisé non relu

LIVRE VI, CHAPITRE X

Il est bien entendu que , pour arriver à cet étal d'utilité générale, elle ne doit pas ëlre enlevée violemment à ceux qui la possèdent ; il y a pour arriver au bien d'autres moyens que la spoliation. La terre est la mère nourrice du genre humain, et non de quelques humains ,• Dieu Ta voulu. Pleins de cette idée, quelques peuples l'ont représentée sous la figure d'une femme ayant une multitude de mamelles. Qu'ils sont insensés ou orgueilleux (car ces deux mots pour nous sont synonymes ) , ceux qui se croient prédestinés à être les nourrissons privilégiés de cette mère commune! Ah! qu'ils profitent peu de la leçon qu'elle nous donne en nous faisant tous naitre de la même manière et en nous absorbant tous à notre mort pour nous mélanger sans distinction dans son vaste sein ! L'usage des choses qui conviennent à la satisfaction des besoins attractifs de la vie physique amène dans notre organisme des changements ou dispositions qui déterminent à leur tour la série de besoins que nous avons appelés répulsifs ou négatifs ; ainsi , la satiété est un de ces besoins négatifs, qui , aussitôt quelle commence, fait naitre le droit et surtout le devoir de s'arrêter dans l'action de l'organe qui détermine ce sentiment ou qui l'éprouve. La fatigue qui résulte de la satisfaction donnée aux plaisirs d'exercer ses sens, ses muscler , de la nécessité de travailler, etc., est encore un besoin négatif qui donne lieu au droit et impose le devoir de se livrer au repos avant que cette fatigue soit portée trop loin , etc.

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