‹ Eléments d'hygièneChapitre 42 sur 156 · LIVRE IV , CHÀTITRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE IV , CHÀTITRE VIII

court, il ne permet pas une réparation nécessaire, les fonctions languissent, il y a dépérissement progressif.

Le médecin doit connaître , à cet égard , l'habitude de ses malades; cette connaissance a, dans quelques cas , une valeur séméiotique et symplomatologique qu'il ne doit pas négliger. En effet , si le défaut de sommeil n'est pas en rapport avec l'affection qu'il a diagnostiquée , il soupçonnera quelques lésions cachées qui réagissent sur le système nerveux , et donnent lieu à des sensations internes, confuses, dont le malade ne lui rend pas compte s'il n'appelle pas son attention sur ce point. S'il observe , au contraire , un sommeil plus profond , chez les enfants surtout , il doit être en garde contre une affection cérébrale qui réclame tous ses moyens thérapeutiques 5 il n'a pas de temps à perdre. Le sommeil artificiel , produit par les narcotiques , n'a pas les effets réparateurs du sommeil naturel , c'est plutôt de la somnolence , de l'engourdissement, de la stupeur-, les malades , en se réveillant , ont , comme ils le disent , les membres brisés ; aussi on ne leur donne guère les médicaments opiacés que pour faire cesser les douleurs qui les tourmentent. M.

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