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atmosphériques. On l'expose à une sorte d'isolement par le défaut de circulation d'air et de lumière , et à une véritable macération , parce que la laine gène l'évaporation et qu'elle retient trop long-temps l'humidité. D'ailleurs, quand ce moyen est salutaire, l'habitude en annule bientôt les bons effets, et plus tard, dans quelques cas où il serait nécessaire, il ne faut plus y compter. Tous ceux qui supportent avec peine la flanelle doivent la repousser; elle ne leur convient pas.
Au surplus , quelle que soit la nature des vêlements, l'on peut dire qu'il faut qu'ils soient en rapport avec les saisons et les autres changements qui ont lieu dans la température , avec l'état de santé et de maladie , avec l'âge, les professions et les habitudes de chaque individu; que toujours ces vêtements soient propres et par conséquent lavés et renouvelés en temps et lieux , car la peau pourrait absorber les matières qui les saliraient , ce qui ne serait pas salubre -, qu'ils soient suffisamment longs et larges , pour ne pas gêner les mouvements.
Couleurs des vêtements.
On a reconnu en physique que la couleur des corps influe sur leur capacité pour le calorique. Un? étoffe d'une couleur claire réfléchira les rayons de lumière et de chaleur, et une autre de couleur foncée et de même matière les absorbera , comme l'a prouvé Franklin avec deux morceaux de drap , l'un blanc et l'autre noir; le premier resta sur la neige et le second s'y enfonça en en fondant une certaine quantité. Les étoffes de couleur blanche sont plus convenables en été , et les tissus noirs préférables en hiver. L'usage est ici d'accord avec l'hygiène , bien que quelques auteurs en aient tiré une conséquence opposée.
Forme.
La forme est à peu près indifférente , sous le rapport de la santé , pourvu que les vêtements soient commodes, qu'ils
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soient suffisamment larges, qu'ils ne compriment pas les vaisseaux , les nerfs , etc. Il faut craindre surtout la pression qu'exercent les bonnets, les chapeaux, les cravates, les corsets, les ceintures, les bretelles, les jarretières , les souliers.
Les bonnets trop lourds et trop chauds sont préjudiciables à tout le monde, et à l'enfance surtout, dont les forces se dirigent particulièrement vers la tète; en entretenant une abondante transpiration autour de celte partie, ils exposent, par sa suppression, aux maladies dont elle est le siège.
Les chapeaux d'hommes ont l'inconvénient de comprimer le front et d'occasioner des maux de tète. Pendant l'été , ceux de feutre noir sont trop chauds: on devrait les remplacer par les blancs , garnis de vert à leur partie inférieure ; cette couleur est amie des yeux. Il vaudrait mieux encore leur préférer les chapeaux de paille à larges borda , qui ont l'avantage de réunir la fraîcheur et la légèreté.
Ceux de femmes devraient toujours être formés, pour l'été, d'une matière légère , et assez grands pour préserver tout à la fois le teint et les yeux de l'action brûlante des rayons du soleil; ceux de paille méritent la préférence. Pour l'hiver, ils doivent être faits en velours ou en soie ; mais ce qui serait à préférer pour les femmes et les enfants , c'est la coiffure en cheveux.
La jeunesse et la beauté ont assez pour se parer des ornements que la nature leur a donnés, et quand une femme a assez de cheveux et de santé, la plus beile coiffure pour elle, et la plus saine , est de n'en point avoir. On l'a dit bien des fois : la simplicité en tout est aussi utile à la santé que favorable à labeauté. Ainsi toutes ces coiffures aussi ridicules que composées, qu'une mode bizarre enfante, doivent être rejetées , comme contraires au bon goût el aux principes de l'hygiène. Nous voulons parler de cette ancienne mode de se coiffer, qui , peut-être, n'est pas loin de revenir, et qui consistait à s'affubler d\u\ tas de frisures el de cheveux étrangers,
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de poudre et de pommade , assemblage monstrueux qui surchargeait la tète ridiculement.
Les cravates doivent être basses, douces et légères; dans tous les temps , le cou comme la tète n'a pas besoin d'être trop couvert ; il faut surtout éviter de le comprimer de manière à empêcher le retour du sang par les jugulaires, ce qui peut occasioner des affections cérébrales, des apoplexies.
La poitrine ne doit jamais être gênée clans ses mouvements par une pression externe. C'est d'un seul mot blâmer tous les vêtements étroits, comme les corsets, les gilets, les ceintures, les lacets, qu'on emploie pour rétrécir cette cavité, et former ce qu'on appelle la taille. Les femmes en général ont toutes la prétention d'avoir une fine taille, et pour acquérir ce que la nature leur a refusé, il n'y a pas de gêne qu'elles n'éprouvent , de tourments qu'elles n'endurent. Elles appellent à leur secours des corps de baleine, ou des lames de fer, dont la pression forte et constante sur des côtes flexibles gêne le développement de la poitrine, dérange toutes les fonctions du poumon, et prédispose, par la stase du sang, à la toux, aux crachements de sang, à la phlhisie, aux anévrismes du cœur, accidents terribles qu'on éviterait si on savait avoir raison contre la mode.
Une autre espèce de gêne à laquelle presque toutes les femmes s'exposent, c'est de relever et de serrer la partie antérieure de la poitrine, pour paraître avoir les formes plus arrondies. Le sein a besoin d'être soutenu et relevé , mais qu'on n'aille pas tirailler, étrangler un organe aussi délicat, c'est le comble d'une sotte et dangereuse coquetterie, c'est s'exposer à des douleurs, des engorgements qui déforment cet organe qu'on veut conserver, c'est risquer même de produire celte maladie afïreuse qu'on nomme cancer. Plaire est un désir si naturel que personne ne peut le blâmer-, mais ce que l'on blâme, ce sont les moyens funestes qu'on emploie pour y parvenir*, que dirait Rousseau contre ce nouveau genre de maillot. Tout ce qui comprime trop fortement le corps, gêne les mouvements , donne un air peu naturel , et nuit à l'effet
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qu'on veut produire, celui de charmer : la santé soutire, et la beauté , qui ne peut exister sans elle , perd de sa fraîcheur et de son éclat. Que les pères qui aiment véritablement leurs filles , fassent tous leurs efforts pour les dégoûter d'une modi aussi perfide, qui s'est établie sans consulter la raison.
La compression exercée sur les organes contenus dans l'abdomen, a aussi les plus graves inconvénients; elle dérange les fonctions digestives, gène la circulation des fluides, empêche le développement du fœtus, et provoque souvent l'avortement ; il en est de même des ceintures trop serrées.
Les vêtements et les ajustements les plus beaux , les plus gracieux et les plus sains, sont ceux qui sont le plus en harmonie avec les formes naturelles de nos organes. Ceux des Grecs et des Romains, sous quelques rapports, seraient à préférer à tous autres, surtout si on leur faisait subir quelques modifications relatives à notre climat et à nos habitudes-, dans ces vêtements, rien ne comprime les organes, rien ne gêne leurs mouvements variés , point de ligatures qui puissent nuire.
Les femmes , à leur époque menstruelle , pendant leur grossesse, celles qui allaitent, doivent être mieux couvertes; les suppressions de la transpiration sont alors plus dangereuses.
Les jupons de flanelle, tricotés, sont très-propres à préserver de l'humidité et du froid ; ceux de soie conviennent pendant les étés humides et orageux.
Les bretelles larges, élastiques , n'ont pas l'inconvénient que quelques auteurs leur ont reproché; elles remplacent avantageusement les boucles, les ceintures, qui comprimaient les viscères, pour fixer les culoites; il est certain que si Ion avait suivi la ligne de démarcation établie par la nature, les culottes auraient trouvé un point d'appui sur les hanches ; mais on a dépassé ces limites, et pour les fixer on a recours à une compression plus nuisible sur l'abdomen et la poitrine,
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que sur les épaules. Les pantalons larges sont d'une (orme avantageuse.
Les jarretières seront larges , élastiques , et pas trop serrées.
Les ehemises, comme les habits , les gilets , doivent être assez amples, et surtout ne pas trop serrer le cou.
Les chaussures seront faites de manière à tenir le pied chaud et sec ; ce qui enrhume le plus ordinairement les personnes faibles, c'est le froid aux pieds. Les souliers doivent être faits d'une matière souple, élastique ; il serait à désirer qu'on pût rendre le cuir imperméable-, les semelles doivent être épaisses et garnies à l'intérieur d'une double semelle de liège , de laine ou de soie. Les claques, les socques que l'on emploie beaucoup maintenant, préservent de l'humidité.
Les bottes trop justes et d'un cuir dur pressent la jambe, empêchent son action et son développement, et nuisent surtout à l'accroissement des mollets.