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CHAPITRE II

LA PATRIE

La famille, première image de la patrie.

Un matin, Georges arriva tout troublé à l’école. La ferme que sa famille habitait avait été mise en émoi par une attaque nocturne. Des voleurs avaient essayé de pénétrer dans la maison. Le chien de garde avait aboyé toute la nuit, et à la clarté de la lune on avait vu des gens qui s’enfuyaient. Les frères aînés s’étaient armés de leurs fusils de chasse pour défendre au besoin contre les agresseurs leur maison et leurs biens. Georges s’était levé, lui aussi, et quoique trop faible encore pour prendre une arme, il avait aidé ses frères dans leurs préparatifs de défense.

Georges raconta longuement les émotions qu’il avait éprouvées : « Elles m’auront servi du moins, ajouta-t-il, à comprendre ce que c’est que la patrie.

— » Comment cela? fit le maître.

— » C’est qu’il me semble qu’on doit faire pour la patrie, quand elle est attaquée, ce que nous avons fait cette nuit pour notre famille : tout le monde s’est lev^ pour faire face à l’ennemi commun. De même si la patrie est menacée, tous les habitants do'ïvent être debout pour la défendre . les plus forts se battent contre l’agres-

LA PATRIE

seur ; les plus faibles, comme moi, aident les plus forts, s’ils le peuvent, ou tout au moins font des vœux pour leur succès.

— » Oui, mes enfants, reprit le maître, vous avez raison de chercher dans la famille la première image de la patrie. La patrie n’est qu’une grande famille ; la famille une petite patrie. Dans l’une, il n’y a que cinq, six, dix personnes : dans l’autre, la France, il y a plus de trente-cinq millions d’individus. Mais dans la grande patrie, comme dans la petite, on s’aime les uns les autres. On est joyeux quand les affaires prospèrent, on pleure quand un malheur arrive ; on est fier si un membre de la famille a fait quelque chose de bien, on est honteux s’il a fait quelque chose de mal ; on se connaît, on se réjouit des mêmes événements, on s’attriste des mêmes revers ; enfin, on poursuit le même but, on veut la même chose : que tout le monde soit heureux et se conduise bien. »

Résumé. La famille est une petite patrie, la patrie une grande famille. De même que l’on défend sa famille, si elle est attaquée, de même on défend sa patrie contre l’agresseur qui la menace. La patrie renferme, il est vrai, une multitude de personnes, tandis que la famille ne compte qu’un petit nombre d’individus. Mais entre les membres d’une même patrie, quelque nombreux qu’ils soient, comme entre les membres d’une même famille, il y a des rapports d’amitié, de sympathie ; il y a des devoirs réciproques d’assistance ; il y a accord dans les sentiments et communauté d’efiforts pour atteindre le même but.

Exercices. Quelles ressemblances y a-t-il entre la patrie et la famille? — quelles différences ? — Que doit-on faire quand la patrie est attaquée ?

— Quels sont les sentiments

qui doivent unir les uns aux autres, les membres d'une même patrie? — Dieu prend soin du monde, c’est à nous de prendre soin de la patrie.

LA SOCIÉTÉ ET LA PATRIE

De quoi se compose la patrie?

(Imité de Michelet.;

La patrie n’est pas seulement votre plaine ou votre coteau, la flèche de votre clocher, ou la fumée de vos cheminées, ou la cime de vos arbres...

La patrie, c'est la Picardie pour les habitants de la Provence, c’est la Bretagne pour les montagnards du Jura, c’est tout ce que notre vieille France contient de pays et de citoyens.

La patrie, c’est l’azur de votre ciel, c’est le doux soleil qui vous éclaire, les beaux fleuves qui arrosent vos campagnes, les forêts qui vous ombragent et les terres fertiles qui s’étendent sous vos pas.

La patrie, c’est tous vos concitoyens, grands et petits, riches et pauvres.

La patrie, c’est tous les hommes qui parlent votre langue; c’est tout ce qui fait battre vos cœurs; c’est l’unité du territoire, c’est la gloire de vos pères, c’est la communauté du nom français, c’est votre indépendance et votre liberté.

La patrie, c’est la nation que vous devez aimer, honorer et servir de toutes les forces de vos bras, de toute l’énergie et de tout l’amour de vos âmes.

Résumé. La patrie, c’est d’abord le village que vous habitez, le sol qui vous a vu naître, c’est ensuite' la ville voisine, la province, et enfin tous les villages, toutes les villes, toutes les provinces que conaprend la France. Mais la patrie n’est pas seulement le territoire français, la terre où croissent des moissons, le sol avec les murs et les maisons qu’il soutient: la patrie, c’est encore l’ensemble de tous vos concitoyens, de tous ceux qui portent le nom de Français. Enfin, la patrie, ce sont les lois qui régissent

LA PATKIE

tous les habitants du pays, les mœurs qui leur sont communes, la tradition de gloire qui leur appartient à tous, la communauté c’e la langue, des pensées et des sentiments.

Ceci est la patrie morale, rielle.

Exercice . Qa’appelle-t-on patriotisme de clocher ? — Pourquoi le patriotisme de clocher est-il incomplet et dangereux ?

— Aimer son village plus que' la France entière, ce serait aimer un de ses frères à l’exclusion de tous les autres. —

le reste est la patrie mate-

Quelles choses doit -on aimer quand on aime sa patrie ? — d’abord la famille, puis le village, puis la province,' enfin la France tout entière. — Le territoire ne constitue pas à lui seul la patrie, pas plus que la maison ne constitue la famille.

Le patriotisme : Récits.

1. En 1793, alors que les royalistes s’insurgeaient contre la République, la ville d’Avignon fut attaquée par 4,000 hommes et vingt pièces d’artillerie. Les républicains étaient postés, au nombre de 800, sur la rive droite de la Durance, pour essayer de défendre le passage de la rivière. Il n’y avait pas de ponts, mais les insurgés disposaient d’un certain nombre de bateaux, et, pour faciliter la traversée, ils comptaient sur un câble tendu d’un bord à l’autre et fixé sur chaque rive à un poteau.

Vous comprenez combien il importait aux Avignonais que le câble fût coupé : car alors les barques des agresseurs, qui se cramponnaient à la corde, auraient été rejetées par le courant et écartées de la rive. Mais le danger était terrible, la mort certaine : pour arriver au poteau, il fallait s'avancer jusque sous le feu des ennemis. Tout le monde hésitait.

C’est alors qu’un enfant de treize ans. Agricole Viala, plus brave que ses compagnons, s’élance avec une hache,

LA SOCIÉTÉ ET LA PATRIE

marche au poteau, frappe à coups redoublés la corde^ et, pendant que la corde se brise, tombe mort sous le» balles des ennemis...

Quand on rapporta à sa mère le cadavre de cet héroïque enfant, elle fondit en larmes, mais une pensée adoucissait sa douleur, c’était de pouvoir se dire : Mon fils est mort pour la patrie !

2. Georges Washington, le fondateur de la grande République américaine, n’était qu’un simple arpenteur, à l’époque où ses compatriotes se soulevèrent contre le joug de l’Angleterre. Improvisé général, avec une armée composée de forgerons, de fermiers et d ouvriers, il tint en échec les troupes anglaises. Pendant neuf ans, avec des soldats qui marchaient nu-pieds, mais qui se battaient comme les volontaires français de 1792, il affronta tous les périls; il ne connut pas de repos, il triompha de tous les obstacles. Grâce à lui, en 1783, l’Amérique du Nord fut libre, affranchie, les Etats- Unis fondés.

Que fit le général victorieux? S’il avait été ambitieux comme Napoléon, il aurait pu devenir le dictateur de son pays. Mais il ne songeait qu’au bien de sa patrie, et, n’ayant plus de services à lui rendre, il se retira dans la vie privée ; il rentra dans sa petite maison de Mount-Vernon, sans demander ni récompense ni honneurs.

C’est là, au milieu des travaux des champs, que les suffrages de ses compatriotes allèrent le chercher, pour en faire le Président de la République américaine. Une fois son mandat rempli, il reprit tranquillement le chemin de Mount-Vernon, et c’est là qu’il mourut simple, modeste et pauvre.

Mais ses concitoyens ne Font pas oublié r chaque année ils célèbrent sa fête, et il n’y a pas d’enfant aux Etats-Unis qui n’honorc le nom de l’homme dont on

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peut dire mieux que de personne au monde : Il a vécu pour la patrie.

Résumé. Le patriotisme est de tous les âges et de toutes les conditions. 11 prend les formes les plus diverses, mais consiste toujours à se dévouer pour son pays.

Exercices. Qu’auriez- vous fait si vous aviez été les camarades de Viala ? — Quelles sont les circonstances qui rendaient l’action de Viala plus courageuse ? — Que faut-il admirer dans la conduite de Washington ? — Qu’est-ce qui est le

plus admirable, du patriotisme qui, dans un moment de danger, fait affronter la mort, la mort certaine, ou du patriotisme qui soumet toutes les actions d’une longue vie au seul amour de la patrie ?

Éducation du patriotisme.

Le patriotisme comprend un grand nombre de vertus, mais il consiste avant tout à aimer la patrie ; de même que la piété filiale, qui exige l’accomplissement de différents devoirs, suppose d’abord et au fond l’amour pour les parents.

Il y a des gens qui disent : « On n’apprend pas à aimer sa patrie. » Ils se trompent ; on apprend l’amour de la patrie comme on apprend toutes choses. La vérité, c’est que jusqu’ici l’amour de la patrie n’a guère été enseigné en France; mais on peut faire ce qui n’a pas été fait.

Le patriotisme sans doute ne s’enseigne pas comme l’arithmétique ou la géographie ; mais il y a des moyens indirects qui, en cultivant l’esprit, en développant le cœur, y préparent l’éclosion des sentiments patriotiques.

Apprenez d’abord à bien comprendre ce qu’est la patrie, afin que sa grande image soit toujours debout dans vos âmes.

LA SOCIÉTÉ ET LA PATRIE

Ce qu’elle est matériellement, vous ie saurez plus tard, si vous voyagez dans toutes ses parties; mais dés à présent vous pouvez l’entrevoir, si vous suivez des jeux sur la carte le contour de ses frontières et la division de ses provinces, de celles qu'elle a perdues et de celles qui lui restent.

Ce qu’elle a été dans le passé, l’histoire vous le dira.

Ce qu’elle vous dispense de bienfaits, vous vous en rendrez compte à mesure que vous grandirez, et que vous réfléchirez à la solidarité qui relie les intérêts de chacun aux intérêts de tous.

La véritable école du patriotisme, c’est l’histoire, riiistoire nationale. Elle vous raconte les triomphes de vos ancêtres, et par là enflamme votre émulation, intéresse votre amour propre, en vous montrant tous les événements glorieux, tous les grands hommes qui se groupent autour de ce nom de Français qui est aussi le vôtre. Elle vous raconte aussi les revers, les humiliations, les souffrances de vos compatriotes, et par là excite votre pitié, votre attendrissement. Elle vous unit par le cœur à tous ceux qui ont souffert pour le service de la patrie. Comment n’aimeriez-vous pas le pays pour lequel tant de vos concitoyens ont versé leur sang ? Comment ne deviendriez-vous pas des patriotes à l’exemple de tant de vos pères qui l’ont été ? .

Pour aimer la grande patrie, commencez par aimer votre patrie locale. Etudiez le sol que vous habitez, ses produits, ses richesses. Demandez-vous quels grands hommes votre village, votre ville, votre province a vus naître. Apprenez à connaître tous les vestiges du passé, tous les monuments qui témoignent des luttes soutenues par vos pères. La terre alors s’animera elle-même et vous prêchera l’amour de la patrie.

Résumé. Le patriotisme, comme tous les sentiments de

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l’homme, peut être développé par l’éducation. On n’aime que ce qu’on connaît bien. 11 faut donc d’abord connaître sa patrie. Par la géographie, on apprend ce qu’elle est matériellement ; par l’histoire, ce qu’elle a été dans le passé, ses gloires et ses revers ; par la réflexion en général, on apprend ce qu’on lui doit dans le présent, tous les avantages dont son existence indépendante est la garantie. Pour s’attacher à la grande patrie, le meilleur moyen est 4’aimer d’abord la petite patrie, la patrie locale.

Exercices. Qu’est-ce qu’un patriote? — Comment devienton un patriote ? — Si vous aviez le choix entre différentes patries, ■quelle est celle que vous préféreriez ? ~ Pourquoi la France

est-elle digne d’inspirer le sentiment du patriotisme ? — Développer cette pensée de J. -J.

Rousseau : « C’esI par la petite patrie, la famille, que le cœur s’attache à la grande patrie. »

Réfutation du cosmopolitisme.

Vous entendrez peut-être dire autour de vous à des égoïstes et à des paresseux qu’il ne sert de rien d’être citoyen de son pays, qu’il faut être citoyen du monde, ce qu’on appelle cosmo^oolite ; que la patrie se trouve partout où l’on est bien ; que la patrie n’est qu’un mot, une abstraction, dont les esprits positifs et pratiques ne sauraient être dupes.

Votre cœur protestera déjà contre ces sophismes, mais la réflexion viendra au secours de votre cœur.

Votre raison vous dira que le soldat qui se bat pour défendre sa patrie, qui au besoin meurt pour elle, ne se bat pas, ne meurt pas pour une chimère : il n’y a rien de plus réel que vos intérêts individuels, votre indépendance, vos biens, vos maisons, et tout cela fait partie de la patrie.

Si vous dormez en sécurité, si vous labourez vos champs sans crainte, si l’étranger ne vient pas détruire

LA SOCIÉTÉ ET LA PATRIE

votre maison, ravager vos moissons, c’est que la patrie vous protège et veille sur vous.

Sans doute il faut aimer l'humanité : mais il faut préférer la patrie.

Si deux hommes sont en danger de périr, votre père et un compatriote, à qui porterez-vous secours? A votre père. — Si deux nations sont en guerre, votre patrie et un autre peuple, à qui porterez-vous secours ? A votre patrie.

Aimez donc votre patrie. Ne mettez pas dans vos affections sur le même rang la France qui est votre mère commune, et l’Angleterre, Tltalie, l’Espagne... Quant aux peuples qui ont fait du mal à votre patrie, qui ont ravagé son territoire, qui ont massacré ses enfants, comment pourriez-vous les aimer?

Enfin, ne laissez pas vos affections se perdre par delà la patrie dans de vagues aspirations humanitaires. Le cosmopolitisme a ce premier défaut qu’il ne nous impose aucun devoir positif, puisqu’il s’agit d’hommes qui sont loin de nous et pour lesquels nous ne pouvons rien ; il a encore ce défaut plus grave qu’il nous dégage de toute obligation envers la patrie.

Résumé. Le cosmopolitisme prêche l’amour des hommes en général, et en cela il fait quelque chose de noble et de grand, mais il a le tort de vouloir qu’on oublie sa patrie pour l’humanité. Le vrai moyen d’assurer le progrès de l’humanité, c’est de contribuer d’abord au bien de sa patrie ; de même que pour assurer la grandeur de la patrie, le mieux est de travailler à la prospérité de sa famille. La patrie est plus près de nous que l’humanité : c’est la patrie qu’il faut chérir, qu’il faut servir la première.

Exercices . Qu'appelle-t-on un cosmopolite 9 — Quels sentiments aevons - nous avoir à l’égard des étrangers en général ? — à l’égard des étrangers

qui ont fait du mal à notre patrie ? — Quels sont les sentiments de l’exilé, de l’homme qui est éloigné de sa patrie ?

LA PATRIE

Qu"il ne faut jamais désespérer de son pays.

Le patriote doit se garder également de ces deux excès contraires, qui sont Tinfatuation et le découragement : rinfatuation après la yictoire, le découragement après la défaite.

L’infatuation précipite les peuples dans la folie des conquêtes, dans de hasardeuses entreprises qui quelquefois les conduisent à la ruine.

Le découragement, de son côté, enlève aux patriotes avec l’espérance la force morale qui suffirait pour réparer les plus grands désastres.

L’étude de l’histoire guérit ces deux maladies du patriotisme. D’une part, en nous révélant la grandeur des autres nations, elle nous détournera de ces illusions naïves, qui nous persuadent à tort que nos rivaux ne sont pas redoutables et que notre nation est la première nation du monde.

D’autre part, l’histoire nous apprendra à ne pas nous décourager même après de terribles revers.

N’écoutez donc pas ces prophètes de malheurs qui parlent sans cesse de décadence et de ruine nationale. Un peuple ne périt pas quand il ne veut pas périr. La décadence n’est vraie que pour ceux qui la craignent et qui J croient.

Et si vous sentiez quelque inquiétude vous gagner et vos courages se refroidir, relisez l’histoire de France, cherchez-y les dates fatales, — elles sont nombreuses — où notre pays a failli succomber, soit par les divisions intestines, soit par l’invasion étrangère. Comptez combien de fois la France a côtoyé l’abîme sans y tom-

LA SOCIÉTÉ ET LA PATRIE

ber; combien de fois sous le régime de la féodalité, pendant la guerre de Cent ans, pendant les guerres religieuses, notre pays est sorti triomphant des plus effrayants mauvais pas, pour reprendre à travers les siècles le cours de ses immortelles destinées.

Relisez aussi l’histoire des nations étrangères et apprenez-y comment un peuple se relève. En 1806, la Prusse était vaincue, écrasée. Alors les villes se transformèrent en ateliers militaires. Les habitants logeaient et nourrissaient les soldats. Les dons patriotiques^ affluaient : les uns donnaient de l’argent, les autres des^ chevaux, des armes; les femmes apportaient leur& bijoux, même les anneaux de fiançailles, et recevaient en échange des anneaux de fer sur lesquels étaient gravés ces mots : J’ai donné de T or pour du fer, 181S . . , . Quel fut le résultat de cet élan de patriotisme? C’est que la Prusse fut victorieuse à son tour et reconquit son indépendance.

Résumé. Il faut être fier de son pays, mais cette fiertélégitime ne doit pas dégénérer en vanité ridicule. Il faut s’affliger des revers de son pays, mais il ne faut pas, parcequ’il a subi quelques échecs, le croire perdu à tout jamais et voué à une décadence irrémédiable. L’histoire nous apprend comment la France, après les désastres de la guerre de Cent ans, s’est relevée de son abaissement, grâce au patriotisme de Jeanne Darc et de ses compagnons. Tant que le patriotisme subsiste, la patrie ne peut périr.

Exercices, Dans quelle mesure devons-nous être fiers de notre pays? — Que faut-il penser de cette forme de patriotisme qu’on appelle le chauvinisme 9

— Est-ce le découragement quedoivent nous inspirer les revers récents de la France? — Montrer par des exemples comment un grand peuple se relève.

LES DROITS CIVILS

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