‹ Élements d'instruction morale et civiqueChapitre 41 sur 47 · L’ÉTAT · texte numérisé non relu

L’ÉTAT

remplace par d’autres, en s’inspirant des vœux exprimés par les Chambres.

A côté des ministres siège une assemblée dont les membres sont nommés aussi par le Président de la République, et qu’on appelle le Conseil d'État. Le Conseil d’État a pour mission de préparer les projets de lois que le Président de la République présente au Parlement. Il est quelquefois appelé à donner son avis sur les décrets que rend le Chef de l’État. Enfin, il statue - comme une cour, dans les affaires de contentieux administratif, etc.

Les actes du Président de la République s’appellent des décrets; tout décret doit être contresigné par un ministre. Par ses décrets le Président nomme à un grand nombre d’emplois civils et militaires; par là, il assure l’exécution des lois. C’est lui qui promulgue les lois voûtées. C’est lui encore qui négocie les traités de paix, de commerce, à condition pourtant que ces traités soient ratifiés par les Chambres, etc. Il a, en outre, des fonctions d’apparat, qui consistent à passer des revues, à recevoir les ambassadeurs, etc.

Vous voyez donc, Georges, que le Président de la République est loin d’être inoccupé, et que, s’il n’a pas la puissance arbitraire des rois, il ne leur est pas du moins inférieur en dignité. D’ailleurs par son autorité morale, par la fermeté de son carectère, par la sagesse de ses avis, par son esprit de conciliation, il exerce une , grande influence sur les résolutions de ses ministres ei sur la marche générale des affaires.

Exercices. La durée septennale des pouvoirs du Président de la République n’est-elle pas une condition de stabilité pour le gouvernement du pays ? —

Dans quel cas les ministres doivent-ils donner leur démission ? — De qui dépendent 1rs ministres ?

LA SOCIÉTÉ l‘OLITIQUB

La Constitution.

Georges à l'instituteur de X. . .

Le devoir d’un bon citoyen est d’aimer la Constitua tion, c’est-à-dire les lois fondamentales de son pays ; mais pour l’aimer, il faut la connaître, et grâce à vous, maître, j’en connais les dispositions principales.

Sans doute il suffisait déjà pour que je fusse disposé à respecter la Constitution de la France, qu’elle eût été solennellement votée par les représentants de la nation, car il faut savoir s’incliner devant la volonté nationale. Mais j’ai senti grandir mon dévouement quand j’ai pu jne rendre compte par moi-même de la sagesse de notre Constitution, de toutes les précautions qu’on y a prises pour sauvegarder les libertés du pays, pour assurer son bonheur.

Ce qui m’y plaît particulièrement, c’est que tout y est disposé de façon à permettre la libre manifestation de la volonté nationale et à assurer l’exécution de cette volonté. Rien ne se fera sous la République qui soit contraire aux vœux de la majorité.

Ce sont les ministres qui nomment tous les fonctionnaires, tous les magistrats; mais les ministres euxmêmes n’occupent le pouvoir que parce que les Chambres le veulent bien et les Chambres sont la fidèle représentation du pays.

On dit bien quelquefois que les deux Chambres ne s’entendent pas, que la Chambre des députés est trop impatiente, trop vive, trop ardente dans ses projets de réforme, le Sénat au contraire trop lent. Mais n’est-ce pas un bien qu’il en soit ainsi, que deux défauts con-

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- traires se corrigent l’un l’autre, que le calme et la modération des uns tempèrent l’élan des autres, et que l’ardeur de ceux-ci harcèle la prudence un peu timide de ceux-là ?

D’ailleurs, si avec la marche du temps et 1 expérience, la Constitution paraissait défectueuse en quelque point, rien n’empêcherait de la modifier. Elle a prévu ellemême que les Chambres pourraient se réunir en congrès pour la reviser, s’il y avait lieu.

Exercices. Qu’appelle- t-on | Constitution est-elle révisable i Constitution ? — Pourquoi la |

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