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BROCARDS ROMAINS ET PROCEDES DIVERS t&
tamment Ortolan 1 et Accarias2, de restreindre la portée de ces maximes pour leur donner un contenu plus proprement juridique, c'est manifestement, comme l'écrit notre cher maître, M. P. -F. Girard, « leur attribuer une valeur qu'elles n'ont pas3 ».
Ceci posé au point de vue historique, il nous paraît intéressant d'analyser ces principes en soi, abstraction faite du sens exact que les Romains ont pu y attacher 4. Car il est arrivé maintes fois que certains de ces brocards latins, descendant le cours des âges comme des troncs abandonnés au fil de l'eau, et perdant leur signification primitive, en viennent à vivres d'une vie propre, nouvelle, incarnant les idées de civilisations pour lesquelles ils ne furent point émis, mais auxquelles leur brièveté lapidaire fournit la formule même qui était précisément recherchée. Ces trois sentences accolées, ou Tune quelconque d'entre elles isolée des autres, ne pourraient-elles pas, de nos jours, détachées de leur sens primitif, quel qu'il fût, être examinées en elles-mêmes, avec le sens 'moderne que nos conceptions actuelles seraient susceptibles de découvrir dans les mots dont elles sont composées, et nous apporter, en tout ou partie, les éléments d'une définition 5 ?
1. Explication historique des « Instituts » de V empereur Justinieny 2' éd. 1883, t. I, ir 16, p. 20 et s.