‹ Éléments de botanique et de physiolgie végétale, suivis d'une petite flore simple et facile pour aider à décourvrir les noms des plantes les plus communes du CanadaChapitre 12 sur 71 · SE ANNE · texte numérisé non relu

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ligneuses de petite taille, dont les rameaux sont her. bacés (Framboisier).

$ 22. Le stipe est une tige ligneuse, sans zones distinctes, de forme cylindrique et terminée au sommet par un bouquet de feuilles (Palmier).

S 23, Le chaume est une tige ligneuse ou herbacée, offrant des nœuds d’où naissent les feuilles ( jig. 18).

$ 24, Le rhizome est une tige souterraine qui s'étend horizontalement sous le sol, poussant des rameaux à sa partie antérieure, tandis que sa partie postérieure se détruit (Iris, fig. 19).

Pendant longtemps, cette sorte de tige a été confondue avec les racines ; on l’appelait alors racine progressive. Mais un caractère particulier aux tiges la distingue des racines ; c'est de pousser des fouilles, Souvent cette espèce de tige souterraine est chargée de place en place de tubercules renflés de fécule (Pomme de terre ou Patate), Ces tubercules offrent sur différents points de leur surface des bourgeons ou yeux, susceptibles de se développer en tiges aériennes,

Fig: 19.

$ 25. On donne le nom de fige herbacée à celles qui

Fig, 19,—Rhizome de l'Jris,

es

ont une consistance tendre, ordinairement verte et qui périssent chaque année (la Laitue, ete.)

Nous avons vu que la direction de la tige est ordinairement verticale ; cependant il arrive que certaines tiges, soit ligneuses, soit herbacées, s'allongent tellement qu’elles ne peuvent se soutenir par elles-mêmes, et sont obligées d’avoir recours à certains voisins charitables, plus robustes qu’elles. On nomme sar-

= (\ re / S2 (1) ai ()) où s Q DE EN S Qo Ve TOP) kRTINTS TAUK WA Q VIT TT Fig, 20.

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menteuse celle qui s'élève sur les corps voisi soit au moyen de vrilles (Vigne), soit par sin torsion (Bourreau des arbres) ; grimpante, lorsqu'elle s'attache aux corps voisins au moyen de crampons (Herbe-à-la-puce); enfin l’on donne le nom de volubile à la tige herbacée qui s’entortille en forme de spirale (Fève, Houblon).

Quelquefois la tige reste couchée à la surface du sol ; elle est dite alors rampante, quand elle s’y fixe par des fibres radicales ; traçante, lorsqu'elle donne naissance à des rejets qui s’enracinent de distance en distance (Fraisier).

. Fig, 20,—Tige rampante du Petit-Thé (Chiogenes hispidula).

cr DR -20 Structure des Tiges,

$ 26. La tige des arbres dicotylédonnés (jig. 21) se compose de deux systèmes, disposés de la manicre suivante. Le premier, appelé système ligneux, occupe le centre; il se compose de la moelle, de l'étui médullaire, du bois proprement dit et de l’aubier. Le second, plus rapproché de la circonference, est constitue par le liber, l'enveloppe herbacce, recouverts de l’épiderme ; on l'appelle système cortical. Ces deux systèmes île: FE sont traversés par les rayons médullaires (fig. 9), qui font communiquer la moelle avec la couche her-

dans le système ligneux, le tissu cellulaire occupe le centre, le tissu fibro-vasculaire est plus extérieur ; dans le système cortical c’est le contraire. Les couches distinctes qui forment la masse de ces tiges, sont disposées dans l’ordre suivant, en commençant par l'extérieur : 1© l’épiderme ; 2© l'enveloppe herbacee ; 3° le Liber ; 4° l’aubier ; 5° le bois proprement dit ; 6© la moelle.

Fig. 21.—Coupe transversale d’un arbre dicotylédonné ; & enveloppe herba-

cée ; b couches du liber ; ec aubier; d bois proprement dit ; & canal médul- LA laire. "à

$ 27. L’enveloppe herbacée se compose de deux parties: l’une, plus extérieure, dépourvue de matière verte ; c’est le liége; on la nomme enveloppe subéreuse ; 2° l’autre, 4 intérieure, composée de tissu elaire verdi par la chlorophylle.

Dans certains arbres, la partie subéreuse prend un “grand développement comme dans le Chène-liège. C'est cet arbre qui fournit tout le liége du commerce. Chez d’autres arbres, cette partie est riche en tannin, -et sert au tannage des euirs (la Pruche, le Chêne, le Bouleau).

$ 28. Le liber constitue la partie fibreuse de l’écorce ; il se compose de feuillets très-minces, appliqués les uns sur les autres comme les feuillets d’un livre.

La partie fibreuse de l’écorce est

\ souvent la seule recherchée. Tout

| le monde connait le rôle que jouent

le lin et le chanvre dans l’industrie; ces deux produits sont l’objet d’un

grand commerce. D’autres arbres

fournissent des fibres corticales re-

marquables par leur souplesse (le

Bois-blanc) ; on s’en sert pour con-

fectioner des cordages ; avec d’autres,

on fabrique du papier (fig. 22).

S 29. Le Bois. On donne le nom d’aubier, vulgairement appelé aubelle, aux couches les plus extérieures du bois. Ces couches sont générale-

Fig. 22.

Fig. 22.—Coupe montrant les faisceaux du liber dans le Bois-blanc (Tilia Americana).

ment plus pâles que le cœur du bois. On appelle bois proprement dit les couches les plus intérieures ; elles sont ordinairement d’une coloration plus foncée et d’un tissu plus dur et plus serré.

Nous n'avons pas besoin de dire que l’aubier est le même organe que le bois proprement dit; mais seulement il est à un état plus jeune. Par suite des progrès de la végétation les couches d’aubier les plus intérieures se changent en bois véritable par l’incrustation de leurs fibres; ce qui augmente graduellement les couches du bois proprement dit. La différence de coloration permet souvent de distinguer le bois de l’aubier, car le passage est souvent brusque; par exemple, dans le noyer noir, dont le bois est brun et l’aubier parfaitement blanc; mais il arrive souvent que cette différence est imperceptible, comme dans les Bois-blancs, les Pins, Sapins, etc.

$ 30. La moelle est une masse de tissu cellulaire qui

— ocenpe le centre de la tige; elle est renfermée dans

une espèce de cylindre appelé étui médullaire, formé par la couche la plus intérieure du bois. Cet étui n'est pas un organe particulier; c'est la première couche du bois, qui se distingue des autres couches ligneuses par la présence de nombreuses trachées déroulables. C’est la seule région du corps ligneux où l’on rencontre ces sortes de vaisseaux,

On ne connaït pas bien le rôle que joue la moelle dans l’économie végétale. Elle est quelquefois trèsdéveloppée, comme dans le Sureau. Cette moelle communique avec l’enveloppe herbacée au moyen des rayons médullaires (fig. 23), espèces de cloisons for

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