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mées de tissu cellulaire, qui traversent le bois et pénètrent jusque dans l'écorce.
Structure des tiges monocotylcdonnees. La structure de ces tiges diffère essentiellement de la précédente. Ces végétaux ont, en général, une écorce pen distincte du tissu subjacent. Chez eux, point de liber, point d’aubier, point de bois disposé en couches concentriques, point de rayons médullaires ; mais le tissu fibro-vasculaire est distribué en faisceaux nombreux, flottant au milieu du tissu médullaire qui remplit tout l’espace renfermé sous l'écorce.
L'on trouvera plus loin, dans le chapitre de la nutrition, la manière dont s'opère l'accroissement en hauteur et en diamètre de ces deux espèces de tiges.
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Fig. 23.
Bourgeons,
S 31. On appelle bourgeons de petits corps ovoïdes plus ou moins coniques, contenant, à leur intérieur à l’état rudimentaire, une jeune branche chargée de feuilles et de fleurs.
Fig. 23.—Coupe longitudinale de l’Epinette blanche (Picea alba); a, d ponctuations ; b, € rayons médullaires.
Sous le nom de bourgeon, l’on comprend: 1 les bourgeons proprement dits, et c’est à eux que s'applique la définition que nous venons de donner; 2°© les turions ; 3° les bulbes; 4®© les bulbilles. Les premiers sont presque toujours formés d’écailles imbriquées, et se développent toujours sur les branches, à l’aisselle des feuilles. D’abord ils n'apparaissent que sous forme de petites saillies ; ils portent alors le nom d'œil. Petit à petit, le volume augmente à la fin de l'été; on les appelle alors boutons ou bourgeons ( fig. 24, 25).
$ 32. On distingue trois sortes de bourgeons: 1° les bourgeons à feuilles, appelés folüfères ; ilsne produisent que des feuilles ; 2° les bourgeons à fleurs, nom- més florifères, qui produisent des fleurs et des fruits; 3° enfin, les bourgeons mixtes, Fig. 24. Fig. 25.
qui contiennent à la fois des feuilles et des fleurs.
La forme de ces trois espèces de bourgeons diffère tellement, qu'un œil tant soit peu exercé ne se trompe guère sur la nature des différents bourgeons. Aussi le jardinier peut reconnaitre les bourgeons à fleurs et les bourgeons à feuilles. Le bourgeon à feuilles
Fig. 24.—Bourgeons du Lilas.
Fig. 25.—Les mêmes coupés longitudenalement.
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sera oblong, eflilé et presque aigu; le bourgeon à fleurs sera gonflé et conique, et le bourgeon mixte tiendra le milieu entre les deux formes que nous venons de signaler.
Turion. On donne le nom de turion au bourgeon souterrain de certaines plantes vivaces; en se déve- loppant, il produit chaque année de nouvelles tiges. Aïnsi la partie de l’Asperge, que l’on sert au printemps sur nos tables, est le turion sorti de terre,
La différence qé#i existe
entre le bourgeon proprement dit et le turion, consiste en ce que ce dernier se forme sous terre, tandis que l’autre naît constamment sur les parties de la plante exposées à l’air et à la lumière.
Les végétaux ligneux sont quelquefois pourvus de cette sorte de bourgeons (les Sumacs).
S 33. Bulbe. Le bulbe, appelé vulgairement oignon, . est un bourgeon souterrain, susceptible de produire une plante semblable à celle qui lui a donné naissance. Il se compose de trois parties: 1° les racines ( jig. 26, d) ; 2© les écailles ou feuilles rudimentaires (b); 3° le plateau, qui est la tige proprement dite, mais à un état très-déprimeé (c).
Fig. 26.
Fig. 26.—Bulbe à tunique de la Jacinthe ; & bourgeon de fleur ; & écailles ou feuilies rudimentaires ; e plateau; d racines fibreuses.
On distingue plusieurs espèces de bulbes. Tantôt chacune des enveloppes est composée d’une seule pièce, et embrasse tout le bulbe ; on l'appelle alors bulbe à tunique (Oignon ordinaire, la Jacinthe, fig. 26) ; tantôt les écailles sont plus petites, restent libres, et se recouvrent en partie; ces bulbes sont appelés écailleux (le Lis blanc); enfin on donne le nom de bulbe solide à celui qui est constitué par un plateau très-développé, donnant naissance à des écailles minces et peu nombreuses (Gladiolus).
S 34. Bulbilles. Ce sont des espèces de petits bulbes qui naissent sur les parties aériennes de la plante, et qui une fois détachés de la plante mère, s’enracinent et deviennent des végétaux semblables aux individus qui les ont produits (le Lis bulbifère).
Feuilles,
S 35. Les feuilles sont des lames membraneuses, ordinairement aplaties et de couleur verte, qui naïssent sur la tige et les rameaux, ou sortent immédiatement du collet. |
Les feuilles sont composées de tissu cellulaire, que traversent des faisceaux fibro-vasculaires qui en forment la charpente. Leur durée varie d’un végétal à l’autre. Dans les plantes annuelles, elles périssent avec l'individu ; chez un grand nombre de nos arbres, elles tombent en automne (arbres à feuilles caduques, Érable, etc.) ; chez d’autres arbres, au contraire, elles persistent pendant plusieurs années (arbres à feuilles persistantes, Pins, Sapins, etc.).
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$S 36. On distingue communément deux parties dans la feuille: la queue ou support (fig. 27, a), qu'on nomme pétiole, et une partie (b) plane et foliacée, nommée YWmbe ; cette partie est la feuille proprement dite. Quelquefois le pétiole manque ; la feuille se nomme alors sessile.
La feuille est quelquefois munie, à la base du pétiole, d’une espèce de bourrelet ; elle porte alors le nom de jeuille articulée (Bouleau, fig.
27); d’autres fois, la feuille sessile s'attache à la tige en l’embrassant dans toute sa circonférence ; dans ce cas ,la feuille est dite amplexicaule (certains Pavots) ; enfin, lorsque cette dernière espèce de feuille se prolonge au-dessous du point d’atta-
j che, et forme une espèce de Tes gaine, elle porte le nom de feuille engainante (Blé d'Inde).
S 37. La MNervation ou disposition des veines sur les feuilles, offre deux modes principaux. Tantôt ces veines sont plus ou moins parallèles et ne se ramifient pas, comme dans le Blé (fig. 28) et en général toutes les plantes monocotylédonées. D'autres fois, ces veines se divisent à l'infini, et forment un réseau
Fig..21.—Feuille de Bouleau (Betula Alba); a pétiole ; b limbe.
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comparable à une dentelle grossière ; ce que l’on observe sur le Tilleul (fig, 29) et toutes les plantes dicotylédonées.
Fig. 28. Fig. 29.
Chez les dicotylédons, parmi les nervures des feuilles, il en est une plus grosse que les autres, et qui semble être la continuation du pétiole ; on lui donne le nom de veine médiane, C’est de la base de cette dernière, ou de ses côtés, que partent les autres veines. On dit que la feuille est palminerve, lorsque la base du limbe émet plusieurs nervures divergentes et disposées comme les doigts de Ia main (Érable, fig. 30) ; on l'appelle penninerve quand des deux côtés de la veine médiane partent les nervures secondaires, disposées comme les barbes d’une plume (Tilleul, fig. 29).
Fig. 28.—Feuille à veines parallèles du Blé.
Fig, 29,—Feuille à veines ramifiées du Bois-blanc (Tiliq Americana).
S 38. Forme, La forme des feuilles offre la plus étonnante variété. Cependant on peut ramener des formes aussi diverses à un certain nombre de types, suivant les différentes modifications que présentent la base, le sommet et la circonférence,
La feuille est un organe qui peut offrir toutes les formes les plus variées dans le contour de son limbe, Il serait difficile de décrire, d’une manière plus concise, ces diverses formes que ne l’a fait le professeur Richard, dans ses Eléments de Botanique. C’est pourquoi nous nous permettrons d’en faire l'extrait suivant: “Ja feuille est un organe extrêmement polymorphe, et la figure de son limbe peut en quelque sorte offrir toutes les modifications imaginables. Mais, comme les mots à l’aide desquels on exprime cette figure sont les mêmes que coux employés dans le langage vulgaire, nous croyons ne pas devoir insister sur ce point. Ainsi, il y a des feuilles ovales, arrondies ou orbiculaires, lancéolées, lincaires, subulées, sagittees, réniformes, cordiformes, ete., ete. Les feuilles peuvent être aiguës ou obtuses à leur sommet ou à leur base, suivant qu'elles sont terminées en pointe ou arrondies,
«Si nous examinons la circonférence ou le bord même de la fouille, nous pourrons en tirer une foule de caractères. Ainsi, tantôt le bord est continu, uni, sans dents ou incisions: feuilles entières ; tantôt :1l présente des dents droites : feuilles dentees ; des dents inclinées en avant: feuilles serrées ou dentées en scie ; les espèces de crénelures larges et obtuses : feuilles crénelées. Elles peuvent offrir des incisions qui les partagent en lobes plus ou moins profonds, Aïnsi
elles sont bifides, trifides, quadrifides, quinquéfides où multifides, si les incisions sont peu profondes et les lobes (laciniæ) étroits ; bilobées, trilobées, etc., multilobées, si les lobes sont plus larges, séparés par des sinus obtus ; bipartites, tripartites, etc,, ou multipartites, si les incisions arrivent presque jusqu’à la base du limbe, Une feuille est /acimiée, quand ses ineisions sont latérales, profondes et manifestement inégales ; elle est pinnatifide, si ses ineisions sont profondes, latérales et à peu près égales entre elles, Ki les lobes partent en divergeant ou en rayonnant du sommet du pétiole, la feuille est appelée palmée, comme dans la vigne, le ricin, etc,”
Fig, 30, Fig. 31,
$ 89, Position des feuilles, Relativement au lieu qu'elles occupent, les feuilles peuvent être : radicales, quand elles naissent immédiatement du collet de la racine (Pisse-en-lit) ; caulinaires, lorsqu'elles sont pla-
Fig, 30.—Feuille simple palminerve de l’Erable (Acer saccharinum), Fig, 31,—Feuille composée digitée du Marronier,
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cées sur la tige (Érable) ; florales, quand elles accompagnent les fleurs, tout en conservant leur forme ordinaire.
$ 40. Composition de la feuille. Les feuilles peuvent être simples ou composées. Elles sont simples, lorsque .… le pétiole ne porte qu’un limbe unique (le Tilleul, fig. 29) ; on les nomme composées, lorsque le pétiole porte plusieurs limbes distincts, qu’on appelle folioles (le … Frêne, fig. 32).
À p. ( A # Us à \ SS De NA. Q IS LE STAR j DER AN re <2K{ 4 &S = S\ ; < >) ()| N( ( a | C SN À Q ZE \\\ À Fig. 32. Fig. 33.
Il y a trois différents degrés de composition. Tantôt le pétiole est unique, et porte toutes les folioles ;
Fig. 32.—Feuille composée pennée du Franc-frêne (Fraxinus Ameri-
canada).
Fig. 33.—Feuille décomposée du Gleditschia.
dans ce cas, l’on dit que la feuille est simplement composée (le Frêne, fig. 32); tantôt le pétiole commun porte des pétioles secondaires, sur lesquels sont situées les folioles ; ces feuilles portent le nom de feuilles décomposées (Gleditschia, fig. 33) ; enfin les pétioles secondaires peuvent sc diviser en petioles tertiaires ; cette dernière espèce de feuille prend le nom de feuille surdecomposée. Disons enfin que les feuilles composées peuvent offrir deux modifications différentes : 1© les folioles peuvent naître sur les côtés du pétiole commun, comme dans la figure 32; 2© d’autres fois elles partent du sommet du pétiole (fig. 31). Dans le premier cas, on les nomme ypennées ; dans le second, digitees.
S 41. Disposition des feuilles. Par disposition l’on entend la manière dont les feuilles sont placées sur la tige et les rameaux. Ainsi elles sont alternes, lorsqu'elles naissent à des hauteurs différentes (Cerisier de France, fig. 34) ; opposées, lorsqu'elles sont placées à la même hauteur, sur deux points opposés (le Lilas) ; verticillees, quand elles forment une espèce de couronne autour d’un même point (Laurier-rose).
Les feuilles sont toujours disposées sur les plantes d’une manière symétrique et régulière, lors même qu'elles sont alternes. Si l’on prend une branche de Cerisier (fig. 34), l’on voit qu’en partant d'une feuille inférieure et en s’élevant graduellement, on trouve, à une certaine distance, unc feuille dont le point d’insertion correspond exactement à celui de la feuille qui a servi de point de départ, et ainsi de suite. L'on remarque de plus que les deux feuilles qui se corres-
pondent ainsi, sont toujours séparées par un même nombre de feuilles, disposées sur une ligne en spirale (fig. 34, 35).
S 42. On a donné le nom de cycle à l'étendue de la ligne spirale comprise entre une feuille qui sert de . point de départ, et celle qui lui correspond le plus exactement,
Fig. 34.
Dans l’exemple que nous avons cité plus haut, le cycle est formé de 5 feuilles disposées sur 2 tours de sphire. On exprime cette disposition par deux chiffres disposés comme ceux d’une fraction à, l’un supérieur indiquant le nombre de tour de la spirale, l’autre inférieure indiquant le nombre de feuilles. Les diffé-
Fig. 34.—Branche du Cerisier de France avec six feuilles, la sixième correspond exactement à la première.
Fig. 35.—Branche du même arbre, sur laquelle on a tracé la spirale.
rents cycles sont représentés par l’une des fractions suivantes :
Deals 2 3 Organes accessoires.
$ 43. Stipules. On nomme stipules deux membranes foliacées qui accompagnent la base des feuilles de certaines plantes (le Rosier, fig. 36).
La forme des stipules varie suivant les espèces. Tantôt elles restent libres; d’autres fois elles sont soudées, comme dans le Rosier. Elles
peuvent être caduques, comme dans 7] la plupart de nos arbres fruitiers ; \ | FoA: LEZ dans certains cas, elles persistent \Z (le Rosier). Les stipules fournissent \E
d'excellents caractères pour la dis-
tinction des familles.
S 44. Vrilles, Cirrhes où Mains. Ù
On donne ces noms à certains pro- |
longements filamenteux, roulés en
vrille, au moyen desquels des tiges SF
| A trop faibles pour se soutenir elles- , 4 mêmes, s’attachent aux corps voisins / (le Pois, la Vigne). \ $45. Epines et Aïquillons Les sm — épines sont des piquants, formés par Fig. 86.
le prolongement du tissu ligneux (le Senellier) ; les aiguillons ne sont qu'une production de l'écorce, et
Fig. 36.—Feuille du Rosier sauvage (Rosa lucida), munie de stipules.