‹ Éléments de botanique et de physiolgie végétale, suivis d'une petite flore simple et facile pour aider à décourvrir les noms des plantes les plus communes du CanadaChapitre 15 sur 71 · L . Y "NÉ · texte numérisé non relu

L . Y "NÉ

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ù x des ; nous ajouterons que les fluides gazeux, et particulièrement la vapeur d’eau, qui sont absorbés par les racines, le sont aussi par les parties vertes des

plantes. On attribue particulièrement cette pénétra-

ticn des liquides dans la plante à une loi connue des physiciens sous le nom d’endosmose ; mais cette cause n’est pas la seule. Le vide qui se fait dans le vaisseaux, sollicite aussi l'ascension de la sève, Ajoutons enfin que la capillarite agit sur les liquides introduits dans la plante.

$ 48. Circulation de la sève. L'eau chargée des substances qu'elle a rencontrées dans le sol, continue sa marche ascensionnelle à travers la tige jusqu'aux feuilles. Cette ascension se fait par le système ligneux, mais plus particulièrement par les couches de l’aubier. Cette sève porte le nom de sève brute ou de sève montante.

Ce mouvement de la sève se manifeste au printemps, et se continue avec la même énergie jusqu’à ce que les feuilles soient parfaitement développées. Mais, petit à petit, ce mouvement se ralentit; on reconnaît cette époque par la difficulté d'enlever l’écorce du bois, ce qui se pratique facilement au printemps. Chez un certain nombre de végétaux, chez les arbres surtout dont la végétation commence de bonne heure au printemps, l’on observe un second mouvement dé la sève. Cette sève porte le nom de sève d'août ; elle sert particulièrement à la formation de nouveaux bourgeons à l’aisselle des feuilles.

S 49. Transpiration. On nomme ainsi l'acte par lequel la sève se débarrasse d’une certaine qnantité

Nb

d’eau, Cette transpiration est ordinairement insen-

sible, c’est-à-dire que l’eau s’exhale à l’état de vapeur; mais souvent elle devient manifeste, lorsque cette

vapeur se condense et devient liquide ; ce qui arrive

pendant la nuit.

Parvenue dans les feuilles, la sève n’est séparée de l’air extérieur que par la faible paroi des cellules ; une certaine quantité la traverse et se dissipe dans l'atmosphère, La plante exhale à peu près les deux tiers de l’eau qu’elle a absorbée; mais plus l'air est sec, plus cette évaporation devient rapide, Ainsi, après un certain temps de sécheresse, l’on voit la plupart des plantes herbacées s’affaisser sur le sol. Il en est ainsi d’une plante de fenêtre qu'on aurait oublié d’arroser. Dans les pays tempérés, comme le Canada, les rosées de la nuit contrebalancent cette transpiration trop abondante, et procurent à la plante assez d'humidité pour lui faire recouvrer sa rigidité première, Pendant les jours sombres et pluvieux, l’évaporation est presque nulle; la fermeté des plantes indique qu’elles sont gorgées d'autant d’eau qu’elles peuvent en contenir.

S 50. La respiration. La respiration des végétaux consiste: 1© dans l'absorption de l'acide carbonique de l’air; 2° dans la décomposition, sous l’action dé la lumière du soleil, de l'acide carbonique ainsi absorbé joint à celui déjà formé dans la plante, et la fixation du carbone ; 3° dans l'expiration de l’oxigène,

La condensation de la sève dans les feuilles n’est pas suffisante pour la rendre nutritive ; il faut qu’elle subisse de nouvelles modifications ; or ceci s’accomplit

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par l’acte de la respiration. Voici le résultat des travaux scientifiques faits sur cette partie importante de la physiologie. Sous l'influence de la lumière solaire, la plante absorbe l'acide carbonique de l'air. Cette quantité d’acide carbonique, jointe à l’acide car-bonique déjà formé dans la plante par la combinaison de l’oxigène absorbé par toutes les parties du carbone, se décompose, c’est-à-dire que le carbone se sépare de l’oxigène, se fixe dans les tissus, et forme des principes immédiats. Tout ceci se passe pendant le jour ; pendant la nuit, au contraire, une partie du carbone se combine de nouveau avec l’oxigène de l'air, et s’exhale sous forme d’acide carbonique. Cependant ces deux phénomènes sont loin de se contrebalancer ; la quantité de carbone fixée dans la plante l'emporte de beaucoup, et le dégagement d’oxigène est tel, qu'il rétablit l'équilibre en purifiant l'air.

S 51. Excrétions. On nomme ainsi les matières variées que la plante rejette après que la sève s’est perfectionnée par la respiration et la transpiration. Ces matières sont tantôt gazeuses, tantôt liqüides ; quelquefois elles se condensent et deviennent solides.

Tout le monde sait que les odeurs émanées par les plantes sont dues aux huiles essentielles qui s’exhalent de leurs différentes parties, surtout des fleurs; cette propriété se retrouve aussi chez un grand nombre de fruits. Les feuilles des Pins et des Sapins exsudent de la résine ; les fruits du Cirier (Myrica cerifera) se couvrent d’une véritable cire. D’autres fois ce sont des gommes qui s’exsudent.

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S 52. Assimilation. La sève, une fois modifiée par l’acte de la réspiration, ayant acquis des propriétés nouvelles qui la rendent nutritive, descend des feuilles vers les racines, et distribue les matériaux nécessaires à la nutrition et au développement de la plante. Elle prend alors le nom de sève descendante.

On admet aujourd'hui généralement que la sève descendante chemine à travers les tissus qui constituent le système cortical, se répand avec abondance à la face interne de l'écorce, et se distribue latéralement par l’action de l’endosmose.

$ 53. Accroissement des tiges. Les tiges dicotylédonées s’accroissent en longueur et en diamètre, et cette accroissement varie avec les différentes plantes. L’'accroissement en longueur se fait par le développement du bourgeon terminal; l'accroissement en diamètre provient d’une nouvelle couche de bois et d’une nouvelle couche de liber qui se forment chaque année entre le bois et l'écorce. On peut donc connaître l’âge d’un arbre en comptant le nombre des différentes couches circulaires dont son bois est formé.

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