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FRUITS. — COINGS

Les propriétés de Yélatérium sont purgatives. On le dit aussi emménagogue et hydragogue.

On administre Yélatérium en poudre et en teinture. On emploie Yèlatérine sous les mêmes formes.

3° Mélonides.

Les mélonides ou mélonidies sont des fruits pulpeux recouverts par le calice et couronnés par ses lobes; à écorce três-mince, à loges petites et cartilagineuses ; elles contiennent des pépins.

[.es mélonides employées en médecine sont : 1° les Coings, 2° les Pommes.

§ I. — I»es Coings.

1° Plante. • — Le Cognassier cultivé (1) appartient à la famille des Pomacées. Il paraît originaire de Pile de Crète.

Description. — Arbre de taille moyenne. Tige tortueuse ; branches nombreuses, naissant souvent dès la base. Jeunes rameaux cotonneux, blanchâtres. Feuilles brièvement péliolées, ovalesarrondies ou oblongucs, obtuses, très-entières, cotonneuses en dessous, molles. Stipules caduques, finement dentées, à dents glanduleuses. Fleurs solitaires, à la partie supérieure des jeunes rameaux, très-grandes, d’un blanc rosé. Calice à tube un peu renflé inférieurement, très-cotonneux, offrant un limbe à 5 lobes, doublement dentés, presque foliacés, glanduleux sur les bords. Corolle à pétales suborbiculaires. Pistils au nombre de 3. Ovaire uniloculaire, à plusieurs ovules. Styles très-cotonneux à la base.

2° Mélonide. — Le fruit du Cognassier est désignésous le nom de Coing (2). Il est très-gros, pyriforme-arrondi, ombiliqué au sommet, surmonté par le limbe persistant du calice, cotonneux, surtout dans la jeunesse, et d'une belle couleur jaune. Sa pulpe est assez ferme et ne subit pas la fermentation sucrée. Au centre, se trouvent 5 loges membraneuses contenant chacune de 10 à [5 pépins disposés sur deux rangs presque horizontaux, à tégument extérieur entouré de mucilage.

3° Propriétés et usages. — Le Coing a une odeur très-forte et très-agréable. Sa pulpe crue est d’une âpreté et d’une astringence insupportables; mais cuite, avec addition de sucre, elle devient la

fl) CydoniavulgarU Pers. (Pi/rus Cydonia Linn.).

(S) Mata aurea Virgile, Mala Cydonia , Mala cotonea auclor.

base d’une foule de préparations très-recherchées. On en fait des confitures, des pâtes, des bonbons.

L’astringence du Coing , qui ne disparaît jamais entièrement, a fait introduire ce fruit dans la matière médicale. On compose avec sa pulpe une eau de Coing, uri sirop et une gelée.

Les pépins {semences de Coing), qui contiennent un mucilage abondant, sont employés comme adoucissants, en décoction dans l’eau.

§ il. - Dos Pommes.

t° Planté. — Le Pommier commun (1) appartient également à la famille des Pomacées; il est aujourd’hui cultivé partout.

Description. — Arbre de taille moyenne; tète hémisphérique, à branches étalées, à bourgeons velus ou cotonneux. Feuilles alternes, pétiolées, obovales ou subcordiformes, acuminées, denticulées ou crénelées, glabres et d’un vert sombre en dessus, cotonneuses et pâles en dessous, surtout dans leur jeunesse. Inflorescence en ombelle simple (sertule), presque sessile. Fleurs pédicellées, assez grandes, d’un blanc mêlé de rose, colorées principalement en dehors. Calice turbiné à sa base, à 5 lanières lancéolées, roulées en dehors. Corolle à 5 pétales arrondis, presque entiers, velusinférieurement. Élaminesnombreuses, rapprochéesen gerbe.'Ovaireào logesbiovulées; styles o, soudéspar la base, velus.

2° Mélonide. — Les Pommes sont très-variables par la taille. Il y en a de la grosseur d’une noix et d’autres égalant la tête d’un enfant. Toutefois le volume ordinaire est un peu au-dessous de celui du poing. Leur pédicule est peu prolongé en dessous delà dépression ombiliquée où il s’insère. Ces fruits sont globuleux, souvent déprimés, très-rarement allongés, ombiliqués à leur base et à leur sommet, glabres, jaunes, jaunâtres, rougeâtres, grisâtres, roussâtres ou violacés. Epicarpe très-mince. Pulpe abondante, ferme et cassante. Loges au nombre de 5, petites, cartilagineuses, contenant chacune deux pépins.

On a distingué les Pommes en deux groupes : 1° celles à couteau, c’est-à-dire qui sont bonnes à manger ; on en connaît une quarantaine de variétés; 2° celles à cidre, qui sont cultivées, en Normandie, et dans quelques provinces voisines, pour la fabrication du cidre. On se sert surtout, pour les usages pharmacologiques, de la variété connue sous le nom de Rainette blanche.

3° Propriétés et usages. — Odeur souvent parfumée. Saveur

(i) Malus communis I.ani. (Pyrus ! Valus Linn.).

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