GRAINES. — CHOCOLAT
On emploie quelquefois le Café comme médicament. On l’a recommandé dans la diarrhée chronique et dans certaines aménorrhées, même (et alors non torréfié) contre les fièvres intermittentes (Grindel).
On l’administre en infusion plus ou moins forte, ou bien e~ poudre. Vandencorput a introduit en 1849, dans la thérapeutique, le citrate décaféiné... On préparait anciennement une huile aromatique de Café.
§ II. — Un Chocolat.
1° Plante. — Le Cacaoyer ordinaire (1) appartient àla famille des Byllnériacées. Il est originaire du Mexique et de plusieurs autres parties de l’Amérique méridionale ; il n’a été importé dans nos colonies que vers le milieu du xvue siècle. On le cultive aujourd’hui à la Martinique, à Sainte-Lucie, à la Trinité, dans la Colombie, à la Guyane, aux Philippines, à Pile Bourbon et même aux Canaries.
Histoire. — C’est vers 1520 que le Chocolat a été introduit en Europe. 11 entra d’abord comme réconfortant dans le système médical; et il en fut de cette denrée comme du sucre, qui ne se trouvait, dans le principe, que chez les apothicaires. Le Chocolat passait pour un excellent remède contre les maux de rate, et c’est probablement à cette prétendue efficacité qu’il a dû une partie de ses succès. Les Espagnols furent les premiers qui employèrent ce produit comme aliment ; puis vinrent les Italiens, ensuite les Français. Au commencement du xvue siècle, on voit encore le Chocolat figurer (à la vérité, au premier rang) dans la pharmacopée d’un archevêque de Lyon !
Description (fig. 88). — Arbre atteignant jusqu’à 10 mètres de hauteur. Tronccomposéd’un bois tendre et léger. Branches allongées et grêles. Feuilles alternes, biièvement pétiolécs, obovales ou elliptiques, acuminées, entières, glabres et lisses, pourvues de deuxstipules linéaires-subulées et caduques. I.e pétiole est creusé en gouttière. Inflorescence en petits faisceaux de 5 à 7 fleurs, placés sur le tronc, sur les grosses branches et sur les jeunes rameaux, unpeuau-dessus de l’aissel le d es feuilles. Fleurs assez longuement pédiccllées, blanchâtres, inodores ; celles des jeunes rameaux, stériles. Calice à 5 sépales lancéolés, subulés, aigus, entiers, pétaloïdes, caducs. Corolle à 5 pétales dressés, élargis et creusés en gouttière inférieurement, rétrécis dans leur part ie
(I) Theobroma Cacao Linn., -vulgairement , au Mexique, Cacalioaquahuitl, Ca~ caotal.
moyenne, puis élargis de nouveau et en formede spatule au sommet. Étamines au nombre de 10, monadelphes inférieurement,
F ig . 88. — Cacaoyer. — a, une graine isolée.
dont 5 fertiles, opposées, très-courtes, portant des anthères didymes extorses, et osunsanlhères, alternes, représentées pardes lanières
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