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LIN

cet aliment nourrit mieux qu’une livre de viande (Slubbe, Buchot); les autres, au contraire, le déclaraient une nourriture détestable et nuisible (Bensoni, Acosta).

Cetteprécieuse préparation est nourrissante et fortifiante. Elle est utile aux personnes épuisées par des excès. Cependant il est des estomacs qui la digèrent difficilement.

On mange le Chocolat cru ou délayé soit dans l’eau, soit dans le lait. On en fuit des pastilles de forme variée.

Le Chocolat peut servir de véhicule à diverses substances médicamenteuses. On y introduit du salep, du tapioca, de l’arrow-root, du lichen, de l’iodure de fer, des anthelminthiques, des purgatifs (I)

Le Cacao torréfié, mêlé à la farine de riz, ou au salep et à la fécule de pomme de terre, sucré et aromatisé avec un peu de vanille, constitue le racaltout des Arabes.

5° Autres espèces. — Plusieurs autres espèces de Cacaoyers fournissent des graines recherchées. Tels sont le bicolore (2), \e pompeux (3), le blanchâtre (4), le sylvestre (3) et celui à petits fruits (6). Ces espèces ne sont pas cultivées.

g III. - Des Gralucg de Lin.

1° Plante. — Le Lin usuel (7) appartient à la famille des Linées, voisine des Malvacées.ll croît naturellement en France. On le cultive dans plusieurs départements.

Description. — Plante annuelle. Tige de 3 à 7 décimètres, solitaire, dressée, grêle, glabre, peu rameuse. Feuilles nombreuses, éparses, sessiles, lancéolées-linéaires, aiguës, entières, à bords lisses, d’un vert glauque, avec trois nervures longitudinales parallèlesà leur face inférieure, lnflorescenceencorvmbe rameux terminal, à rameaux formant avant l’épanouissement des grappes presque scorpioïdes. Fleurs longuement pédicellées, d'un bleu pâle. Calice à 5 sépales ovales, acuminés, membraneux et non glanduleux sur les bords. Corolle au moins trois fois plus longue que le calice, en cloche, très-caduque. Étamines au nombre de 5, monadelphes à la base. Ovaire à 5 styles, grêles, surmontés d’un

(1) Voy. le chapitre du Beurre vÉGÉTiL.

(2) Thebroma bicolor Kunth.

(3) Theobroma speciosum Willd.

(4) Theobroma subincanum Mart.

(5) Theobroma sylvestre Mart.

(6) Theobroma microcarpum Mart.

(7) Linum usitatissimum Linu.

stigmate obtus. Fruit ( capsule ) dépassant à peine le calice, globuleux, à 10 valves dont les bords rentrants forment des cloisons.

2° Graines. — Graines solitaires dans chaque loge, petites-, ovales-oblongues, comprimées, très-lisses, luisantes, brunes en dehors, d’un blanc jaunâtre en dedans.

Ces graines sont composées d’amidon, de sucre, de mucus, d’extractif, de cire, de lésine molle, de matière colorante jaune, de gomme, d’albumine, d’huile grasse, d’acide acétique et de sels.

Les graines de Lin fournissent la farine connue sous le nom de farine de graines de Lin. On obtient cette farine en pilant les graines dans un mortier ou bien à l’aide d’un moulin. Il faut que celui-ciincise oudéchire la semence et ne l’écrasepas, autrement l’huile est exprimée, la farine paraît moins belle et rancit plus vite (Soubeiran). Celte farine est mêlée avec les fragments de l’épisperme divisé; elle offre une teinte grisâtre; elle contient une grande quantité d'huile grasse fournie par l’amande et un mucilage abondant donné par le tégument propre.

3° Propriétés et usages. — Les graines de Lin ont une saveur douceâtre.

On les emploie surtout comme émollientes, dans les maladies inflammatoires des voies urinaires. On les prescrit aussi contre les phlegmasies des intestins et des poumons. Leur farine est ordonnée à l’extérieur dans une foule de circonstances.

On administre les graines en tisanes et en lavements. Tout le monde connaît les cataplasmes préparés avec la farine.

§ IV. — Des «Amines de Moutarde.

1° Plantes. — 11 existe deux espèces de Moutardes qu’il importe de connaître : 1° la Moutarde noire , 2° la Moutarde blanche. Ce sont deux Crucifères qui faisaient d’abord partie du genre linnéen Sinapis. Aujourd’hui, la première est devenue un Brassica, la seconde est restée un Sinapis.

Le premier genre présente un calice à sépales dressés et une silique à bec conique dont les valves sont munies d’une seule nervure longitudinale. Le second offre un calice à sépales étalés et une silique terminée par un appendice pyramidal à quatre pans ou comprimé en forme de lame de sabre, dont les valves sont pourvues de 3 à 5 nervures longitudinales.

L’une et l'autre Moutarde sont communes danslesdiverses parties de la Fiance ; elles croissent dans les lieux pierreux et dans

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