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ESSENCES

2° Baume. — Le benjoin (1) s’écoule de l’écorce à travers les incisions qu’on y a faites.

Dans le commerce, on en distingue deux sortes : 1° le benjoin amygdaluïde, 2° le benjoin en sortes.

Le premier est en larmes ou petits morceaux blanchâtres, réunis ensemble par une pâte translucide, luisante et rougeâtre; il a une cassure très-brillante. Le second est en masses solides ; il a une cassure plus pâle et plus terne. 11 est moins pur que le précédent. L’un et l’autre crient sous la dent.

Le benjoin a un poids spécifique de 1,092 (Briss.). 11 se brise avec facilité.

Jeté sur des charbons ardents, le benjoin brûle et répand une fumée épaisse et blanche, qui n’est autre chose que de l’acide benzoïque.

11 est composé d’acide benzoïque, d’huile volatile, de résine, d’une matière soluble dans l’eau et dans l’alcool (Bucliolz). Par ses caractères chimiques, le benjoin se trouve sur la limite des baumes et des résines.

3° Propriétés et usages. — Odeur suave. Saveur aromatique, un peu acidulé.

tic baume est stimulant. On s’en sert dans les inflammations chroniques des organes respiratoires. On a proposé l’acide benzoïque et le benzoate de soude contre les calculs urinaires et contre la goutte.

On l’administre en poudre, en pilules, en bols, en teinture, en sirop; on fait aussi respirer sa fumée. C’est un des principaux éléments des clous fumants et du baume du commandeur. Il sert aussi à la préparation du lait virginal.

L’acide benzoïque est employé en pilules et en mixture, et le benzoate de soude en poudre.

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