‹ Éléments de botanique médicaleChapitre 186 sur 247 · HUILE D’AMANDES · texte numérisé non relu

HUILE D’AMANDES

abritas. I /huile est ensuite extraite par le moyen d’un moulin qui écrase le fruit.

L’olive contient quatre sortes d’huiles : t° celle de la pellicule (épicarpe), qui est renfermée dans de petites vésicules globuleuses ; elle paraît offrir un principe résineux ; 2° celle de la chair ( sarcocarpe ), qui estlaplus abondante, contenue dans des vésicules irrégulières rapprochées; 3° celle delà partie osseuse (endocarpe), qui est en petite quantité et mêlée de mucilage; 4° celle de l’amande(</raùie),qui est assez abondante, jaunâtre, légèrement âcre et d’une nature particulière (A. Kicli.). Toutes ces huiles se mêlent ensemble dans l’extraction. 1 00 kilogrammes d'olives donnent environ tO kilogrammes d’huile.

L’huile d'olive est d’un jaune verdâtre. Elle a un poids spécifique de 9,170 à 15° ; elle se congèle à une température de -j- 5° à -j- 8°. Elle est composée d’élaïne, 72, et de stéarine, 28. On appelle huile vierge celle qui provient de ! expression des olives portées au moulin aussitôt après la cueillette : c’est la meilleure.

4° Propriétés et usages. — L'huile d'olive offre un odeur sui generis faible et agréable. Sa saveur est douce, avec un léger goût de fruit, surtout lorsqu’elle est récente.

Cette huile est la plus estimée et la plus recherchée pour les usages de la table et pour l’éclairage. On s’en sert de préférence à toutes les autres pour les liniments, les embrocations et les préparations médicamenteuses.

§ II. — Huile <l’AmuntI es.

1° Plante. — J’ai déjà parlé de V Amandier (l)etdesonfruit (2).

Ce sont les graines de cel arbre qui servent à la fabrication de l’huile.

2° Huile. — Cette huile s’obtient par pression et à froid.

Pour cette préparation, « on monde les amandes afin d’en séparer les pierres et les fragments de coques. Cela fait, on les frotte dans un sac rude, et on les crible. C’est pour détacher une poussière écailleuse qui est à leur surface et qui absorberait en pure perte une partie del’huile. On réduit les amandes en poudre dans un mortier ou mieux dans un moulin, et on les soumet à une pression graduée dans une toile forte de coutil ou de crin. Si, au lieu d’exprimer les amandes en poudre, on les broyait de mauièreà

(1) Amygdalus communis Linu.

(2) Voy .’ page 289. '

en former une pâte, l’huile entraînerai! avec elle, une parlie du parenchyme et de l’albumine des amandes. Elle s’éclaircirait moins vite et serait plus sujette à rancir. Quand on a ainsi obtenu l’huile par expression, on la laisse déposer, ou mieux encore on la filtre (Soubeiran). » Cent kilogrammes d’amandes douces donnent environ 47 kilogrammes d’huile. La même quantité d'amandes amères n’en fournit qu’environ 3o.

L'huile d’amandes est claire, transparente. Elle a un poids spécifique de 9,180 à 13°.

3° Propriétés et usages. — Cette huile paraît à peu près sans odeur et sans saveur. Elle est toujours douce, qu’on la retire des amandes douces ou des amandes amères. Seulement, celle que fournissent ces dernières a une odeur très-prononcée d’acide cyanhydrique.

Elle est très -employée dans les diverses préparations pharmaceutiques. On s’en sert aussi en nature, froide ou chaude. Elle entre à la dose de la grammes dans le looch blanc.

On sait que cette huile, tenue en suspension dans l’eau, forme un liquide blanc désigné sous le nom d’émulsion, que l’on compose en broyant les amdndes privées de leur pellicule. On y ajoute un peu de sucre ou de mucilage pour favoriser la suspension.

On administre l’huile d'amandes en nature à l’extérieur, et à l’intérieur en potions, en loochs ; elle entre dans la composition des cérats, de diverses pommades, du Cold-cream...

§ III. — Huile de Colza.

L’huile de Colza ou de Navette est produite par les graines du Chou colza (1) et du Chou Navette (2), que l’on cultive en grand dans certaines parties de la France.

1° Plante. — Le genre Chou ( Brassica ) appartient à la famille des Crucifères. Il est caractérisé : par un calice fermé, bosselé à sa base, par un disque à quatre glandes, par un stigmate émoussé et par une silique subcylindrique, linéaire, à bec conique et à valves convexes ne présentant qu’une seule nervure longitudinale. Les graines sont unisériées et globuleuses.

Caractères. — Dans le Chou colza, les feuilles supérieures sont sessiles et non amplexicaules, et les sépales s’appliquent contre les pétales.

(1) Brassica oleracea Linn. a ( Colsn DC.).

(2) Brassica Napus a Linn. [B. asperifolia a Lam.).

Page 1