DE L’ALCOOL
neuve, médecin de Montpellier, qui vivait vers la fin du vme siècle. 11 l’obtint par distillation du vin. C’est pour cela que, dans le principe, on' appelait celte liqueur esprit-de vin ; on la nommait aussi esprit de Montpellier. On sait aujourd’hui que tous les sucs sucrés donnent par la fermentation des liqueurs vineuses dont on peut retirer ce produit.
2° Fabrication. — Le plus ancien procédé pour la fabrication de Y alcool consiste à mettre du vin dans la cucurbite d’un alambic muni d’un serpentin, et à l’exposer à l’action immédiate du feu. On en retirait un liquide ( eau-de-vie ) incolore, marquant de 46° à 50° à l’alcoolomètre centésimal. On distillait de nouveau, et l’on avait un autre liquide ( eau-de-vie double) plus fort, donnant environ 73°. Enfin, ce second liquide, encore distillé, fournissait Y esprit-de-vin ( trois-six ), qui présentait de 82° à 83°. Ce mode de fabrication est abandonné depuis longtemps.
11 a été remplacé d’abord par le procédé Adam. La vapeur alcoolique qui se dégage de la cucurbite est reçue successivement dans deux vases qui contiennent du vin qu’elle fait entreren ébullition. La vapeur qui part du dernier de ces vases arrive dans d’autres vases vides, qu’on laisse chauffer à différents degrés, suivant la force qu’on veut donner au produit. Un serpentin, rafraîchi avec du vin, condense la vapeur. Ce dernier vin est dirigé dans la cucurbite quand sa température commence à s’élever.
La richesse en alcool pur des différents vins est assez variable. Ainsi la quantité en volume, contenue dans 100 parties, est, peur les vins de :
Marsala 24,09
Oporto 23,39
Madère 22,27
Xérès 19,17
Roussillon 18,13
Malaga 17,26
Grenache 16,00
Bordeaux 13,10
Bourgogne 14,57
Champagne 13,80
Graves 12,37
Volnay 11,00
Mâcon 10,00
Tokai 9,88
Château-Margaux 8,70