A. brûlant
. . . . i. A. meurtrier.
. . 5. A. caustique.
. 6. A. de V Olivier- . . . . 7. A. styptique.
1° L’Agaric annulaire croît par groupes de 30 à 40 individus. — Chapeau d’environ 8 centimètres de diamètre, convexe, mamelonné à son centre, un peu écailleux, ordinairement strié, fauve ou roux. Lames larges, inégales, d’abord blanchâtres ou jaunâtres, puis un peu brunâtres. Pédicule haut de S à 10 centimètres, souvent un peu courbé à la base, cylindrique, quelquefois écailleux dans sa partie supérieure, blanc ou roux, charnu. Anneau large, redressé, en forme d’entonnoir.
(t) Agaricus annularis Bull. (A. polynices l’ers. \ vulgairement Tête de Méduse.
(2 ) Agaricus amarus Bu 1. (A . lateritius Schæff., A. auratus Fl. Dan., Amanita amara Lam.).
(3) Agaricus urens Bull.
(4) Agaricus necator Bull. (A. torminosus Schæff., Amanita venenosa Lam.), vulgairement Morton, Roffoult, Mouton zone.
(5) Agaricus pyrogalus Bull.
(6) Agaricus olearius UC., vulgairement Oreille de l’Olivier Paulet.
(7) Agaricus stypticus Bull. (A. semipetiolatus Schæff.).
CHAMPIGNONS VÉNÉNEUX
Il exhale, quand on le cuit, une odeur peu agréable. Saveur styplique.
L'Agaric annulaire passe auprès des uns pour vénéneux, auprès des autres pour une espèce qu’on peut manger sans inconvénient. On l’apprête comme l’Agaric comestible aux environs de Toulouse, et on le vend publiquement sur les marchés de Prague. 11 paraît qu’on a confondu, sous le même nom, plusieurs espèces différentes. Les figures publiées par Bulliard ne conviennent pas toutes à Y Agaric annulaire.
2° L’Agaric a mer (fig. 1 12} croît par groupes. — Chapeau d’environ 4 centimètres de diamètre, d’abord hémisphérique, puis plan, puis un peu concave, à surface sèche, jaune, un peu rougeâtre, souvent foncé vers le milieu. Lames serrées, inégales, distinctes du pédicule même dans leur jeunesse, d’un gris verdâtre, noircissant
Fig. 113. — Agaric brûlant
Fig. 112. — Agaric amer,
un peu en vieillissant. Pédicule haut de 6 à 7 centimètres, cylindrique, un peu tortueux, jaunâtre, avec de petites peluchui es noires, porlant vers le haut, très-près des lames, les débris d’un collier.
Son odeur est agréable; sa saveur, très-amère et nauséabonde. On dit que cette espèce n’est jamais atlaquée par les larves.
Pris en petite quantité, Y Agaric amer détermine, au bout de quelques heures, des vomissements et des selles abondantes spumeuses. Soixante grammes crus administrés à un chat vigoureux lui ont donné la mort au bout de huit heures. La cuisson le rend moins vénéneux, mais l’eau dans laquelle il a bouilli devient un vomi-purgatif énergique.
3° L’Agaric brûlant (fig. 1 13). — Chapeau de 4 à S centimètres
de diamètre, d'abord convexe, puis plan, se creusant rarement; il est, du reste, assez régulier. Couleur d’un fauve ou d’un gris roussâlre sale, tacheté de noirâtre dans le centre. Lames nombreuses, étroites, inégales, se terminant régulièrement à 2 millimètres du pédicule, d’un roux plus ou moins foncé. Pédicule haut de 10 A 15 centimètres, cylindrique, grêle, glabre, un peu renflé et velu à la base, nu, d’un gris roussâtre strié de fauve, plein. Chair très-mince, ferme et blanche.
Saveur poivrée et brûlante. Espèce très-vénéneuse. Crue, elle occasionne une cuisson insupportable sur la langue et dans l’arrière-bouche. Cuite, elle produit chez les chiens des vomissements et des selles accompagnés de mouvements nerveux désordonnés.
4° L’Agaric meurtrier (fig. 114). — Chapeau de G à 8 centi-
Fig. 114. — Agaric meurtrier.
Fig. 115. — Agaric caustique,
mètres de diamètre, d’abord convexe, puis plan, puis concave au centre, généralement couvert dans la jeunesse de petites pellicules squamiformes plus foncées, qui lui donnent un aspect velu, quelquefois marqué de zones concentriques (De Candolte). il est d’un blanc sale, jaunâtre ou roussâtre. Lames étroites, inégales, roussâîres ou blanchâtres, celles qui sont entières formant un bourrelet autour du pédicule. Pédicule médian, très-rarement excentrique, haut de 8 à 10 centimètres, tantôt renflé, tantôt aminci à la base, cylindrique, épais, nu, plein. Chair mince, blanchâtre, devenant légèrement jaunâtre parl’exposition à l’air. Elle laisse couler, quand on l'entame, un suc blanc ou jaunâtre.
Suc âcre et caustique. Bulliard et Picco le disent vénéneux, môme à petite dose. Paulet et Letel lier ne partagent pas cette opinion ; ils prétendent qu’on peut le manger sansinconvénient . Il paraîtrait que la cuisson détruit son principe vénéneux.
5° L’Agaric caustique (fig. 115). — Chapeau de 10 à 16 centi-
CHAMPIGNONS VÉNÉNEUX
mètres de diamètre, d’abord convexe, pois presque plan, un peu déprimé au centre, d’un gris ferrugineux ou d’un roussâlre passant au rouge vif, souvent marqué de zones concentriques noirâtres. Lames nombreuses, larges, inégales, adhérentes au pédicule, jaunâtres ou rougeâtres. Pédicule haut de 3 à 4 centimètres, cylindrique, épais, un peu aminci à la base, nu, d’un fauve livide ou roussâlre, comme terreux. Sa chair est ferme, épaisse et blanche ; elle ne change pas sensiblement de couleur quand on la casse et qu’on l’expose à l’air. Son suc est blanc ou légèrement jaunâtre.
Ce suc est âcre et caustique, surtout dans les individus adultes; il brûle la langue. La cuisson fait disparaître cette âcreté. Celte espèce passe néanmoins pour vénéneuse.
Fig . 116. — Agaric de l’Olivier.
6° L’Agaric de i.'Oi.ivier (fig, t IG) se trouve ordinairement en touffes sur les racines de l’Olivier et de quelques autres arbres. — Chapeau grand, flexueux et très-variable dans sa forme, d'un brun rouge enfumé veis le milieu et vers les bords. Lames décurrentes sur le pédicelle et inégales, d’un jaune doré plus ou moins vif. Pédicule souvent très-excentrique, même presque latéral, court, un peu courbé, plein, d’un jaune roux. Sa chair est dure et filandreuse. Cette espèce est phosphorescente.
446 DES VEGETAUX VENENEUX, OU TOXICOPHYTES.
Batarra prétend que Y Agaric de l'Olivier n’est pas vénéneux. Les docteurs Destrems (d’Alais) et Miergue (d’Anduse) ont vu des exemples d’empoisonnements bien caractérisés. Delile assure qu’il a éprouvé des purgations douloureuses après avoir mâché quelque temps sa chair.
7° L’Agabic styptiquc (fig. 117) se développe souvent sur les troncs des ai bres coupés. — Chapeau oblong ou réniforme, quelquefois semblable à une oreille humaine, avec les bords roulés en dessous, d’un grand diamètre de 3 centimètres, couleur cannelle plus ou moins foncée ou bien jaunâtre. 11 est recouvert, dans certains individus, d'une eftlorescence comme farineuse, blanchâtre, qui s’attache aux doigts. Lames étroites, entières, inégales, blanchâtres ou roussâtres, se détachant facilement du
Fig. 118. — Bolet pernicieux
Fig. 117. — Agaric styplique.
chapeau. Pédicule haut de 10 à 15 millimètres, latéral, un peu comprimé, s’épanouissant au sommet, nu, plein, de même couleur que le chapeau. Chair peu épaisse, mollasse, assez facile à déchirer, puis coriace et difficile à rompre.
Son odeur est peu marquée, et sa saveur plutôt amère, âcre, astringente, questyptique. Lorsqu’on le mâche, il produit, au bout de quelques instants, un étranglementanalogue à l’effet du sulfate de cuivre. Le gosier semble éraillé pendant plusieurs minutes.
Administré â de fortes doses à des chiens, cet Agaric les purge violemment, mais ne les tue pas. Braconnot a reconnu que ses propriétés vénéneuses résident dans l’elflorescence farineuse qui recouvre son chapeau.
5° Boi.ets. — Les Bolets de France vénéneux sont : 1° le perni-
CHAMPIGNONS VÉNÉNEUX
deux (I), 2° le cuivré (2), 3° l’indigotier (3), 4’ le chicotin (4).
On les Iroine dans les bois ombragés, sur la (erre, en été et en automne.