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VÉGÉTAUX EMPLOYÉS EN ENTIER. — GRATIOLE

téoles terminales, d’un blanc jaunâtre légèrement rosé. Calice à sépales un peu inégaux, linéaires-lancéolés, étroits, aigus. Corolle irrégulière, à tube allongé, un peu plissé longitudinalement, à limbe presque bilabié, quadrifide. La lèvre supérieure large, légèrement échancrée, barbue intérieurement; l’inférieure à 3 lobes égaux, arrondis, très-obtus, le médian redressé. Étamines 4, 2 fertiles et 2 avortées réduites à des filaments capillaires un peu renflés au sommet; anthères à lobes parallèles s’ouvrant chacun par une fente longitudinale. Disque hypogyne, jaune, entourant la base de l’ovaire. Ovaire ovoïde, pointu ; siyle un peu oblique , cylindracé, épaissi au sommet, glabre; stigmate dilaté, creux, surmonté d’une petite languette, glanduleux intérieurement. Fruit capsule ) ovoïde, acuminé, glabre, biloculaire, polysperme, à deux valves devenant bifides. Graines très-petites, oblongues, rugueuses.

2° Propriétés et usages. — Odeur nulle. Saveur amère et nauséabonde.

Purgative, énergique. On la vantait contre la goutte et contre i l’hydropisie. Employée surtout dans la médecine populaire. Sa racine passe pour émétique.

On l’administre en décoction et en lavements.

Fig. 7. — Gratiole officinale.

§ IX. — ne la Laitue.

1° Plante. — La Laitue commune (I) est une plante herbacée de la famille des Composées, dont la patrie est inconnue. On la cultive généralement dans les jardins. C’est une des principales plantes potagères.

Description. — Plante annuelle. Tige haute de 6 à 12 décimètres, droite, cylindrique, lisse, très-glabre, presque pleine, très-ramifîée supérieurement; rameaux- ascendants ou dressés, grêles. Feuilles alternes, amplexicaules, ovules-oblongues, un peu dentées inférieurement, ondulées, lisses, sans aiguillons, d’un vert pfile, tendres, succulentes ; les inférieures disposées en rosette, rétrécies à la base et arrondies au sommet; les supérieures cordiformes, ter minées par une pointe courte. Inflorescence en pariieule corymbiforme. Capitules brièvement pédon- • culés, petits, munis d’un involucre cylindrique-oblong, composé de folioles' nombreuses disposées sur plusieurs rangs, inégales, membraneuses sur les bords; les extérieures très-petites; réceptacle nu. Fleurs jaunes. Fruits ( achaines ) petits, ovales-oblongs, comprimés, marqués de cinq stries sur chaque face, grisâtres, brusquement atténués en un bec très-ténu; aigrette à soies capillaires légèrement scabres ou lisses, disposées sur un seul rang, simples et blanches.

Cette plante présente un très-grand nombre de variétés. Lamarck en connaissait jusqu’à 149. Les principales sont la pommée, la frisée et la romaine.

Les anciens faisaient usage de la Laitue vireuse (2), qu’on disait plus active.

2° Propriétés et usages. — Les Laitues passent pour sédatives.

La plante près de fleurir sert à la préparation de l 'eau et du sirop de Laitue.

La Laitue pommée a été employée quelquefois dans les sucs d’herbes. Lesanciens recommandaient l’extrait de Laitue vireuselfi).

§ X. — 3*e quelques plantes peu employées.

1° L’Agaric blanc, ou Polypore du Mélèze (4), Champignon des

(1) Lactuca sativa Linn.

(2) Lactuca virosa Linn.

(3) Voy. le chapitre du Lactucarium.

(4) Polyporus Laricis Duby [Boletus Lnricis Jacq., B. purgans Pers., Polypofus officinalis I ries), officin., Agaricus albus.

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Alpes, de la Carinthie et de la Circassie. — Amer el nauséeux. — Purgatif drastique el hydragogue, à peu près abandonné. — On l’administrait en poudre et en extrait aqueux.

2° La Bétoine officinale (t), Verbénacée indigène. — Vantée autrefois contre les vertiges, les tremblements, la paralysie, la goutte, la jaunisse... — Administrée en décoction.

3° La Chausse-trape, ou Centaurée chausse-trape (2), Composée indigène. — Saveur très-amère. — Stomachique, employée dans les maladies des voies urinaires, contre les fièvres intermittentes. — Administrée en décoction, en suc, en extrait.

4° Le Cresson du Para, ou Spilanthe potager (3), Composée du Brésil, cultivée aujourd’hui dans les jardins. — On emploie toute la plante, surtout les capitules. 11 excite fortement la salivation. On s’en sert contre les maux de dents; conseillé aussi comme antiscorbutique. — Administré en teinture alcoolique et en sirop ; c’est une des bases du Paraguay-Roux.

5° La Dent-de-lion (4), Composée indigène. — Amère, la racine surtout. — Conseillée contre la jaunisse, les fièvres, les affections dartreuses. On emploie toute la plante ou seulement son suc. — Administrée en tisane, en eau distillée, en extrait, en onguent. Elle entrait avec le Chiendent dans la composition de cette tisane royale dont Louis XIV paya si généreusement la recette.

6° L’Éph ’mérine diurétique (3), Commélinée du Brésil. — Herbe savonneuse, un peu acide. — Elle passe pour calmer les douleurs rhumatismales et pour combattre les refroidissements et les rétentions d’urine. — Administrée en bains, en cataplasmes, en injections.

7° L’Eufraise officinale (6), Scrophularinée indigène. — Odeur légèrement aromatique. Saveur amère et un peu astringente. — Elle passait pour ophthalmique, céhalique et incisive. — On l’administrait en eau distillée et en collyre, dans lequel on incorporait diverses substances astringentes.

8° Le Guaco, ou Mikanie guaco (7), Composée de la Colombie.

(1) Betonica officinalis Linu.

(2) Centaurea calcitrapa Linn., vulgairement Chardon étoilé.

(3) Spilanthus oleraceus Linn., vulgairement Cresson du Brésil.

' (4) Taraxacum dens-leonU Desf [Leontodon Taraxacun Linn.), vulgairement Pissenlit.

t (5) Tradeseanlia diuretica Mart., vulgairement Trepoeraba , Traboerava.

I (6) Euphrasia officinalis Linn.

(7) Mikania Guaco Kunth

— Conseillé en Améiique contre la morsure des serpents venimeux.

9° L’Hydrocotyle asiatique (t), Ombellifère de l’Asie orientale. — Proposée contre la lèpre, les dartres et les autres maladies de la peau, contre les scrofules, la syphilis, le rhumatisme et la goutte (Boileau, Lépine). — Administrée en extrait, en sirop, en granules, en poudre et en pommade.

10° Le Lierre terrestre, ou Terrelte à feuilles réni formes (2), Labiée indigène. — Saveur un peu amère et légèrement Acre.

— Employé dans le catarrhe pulmonaire chronique. — Administré en infusion et en eau distillée.

11° L’Orpin, ou Sedum âcre (3), Crassulacée indigène. — Odeur peu forte. Saveur plus ou moins âcre. — Purgatif et même émétique, caustique. Passait pour antiscorbutique. Employé aussi contre les cors, la gale, les ulcères et le cancer. — Administré à l’intérieur, en décoction, dans du lait ou de la bière, ou bien à l’extérieur, simplement pilé.

12° L’Ortie blanche, ou Larmier blanc (4), Labiée indigène. — Odeur aromatique peu agréable, légèrement amère. — Conseillée contre les scrofules et la leucorrhée. — Administrée en poudre, en eau distillée, en extrait et en sirop.

13° La Parisette (5), Smilacée indigène. — Réputée purgative, céphalique et bonne contre la toux. On a cru que sa racine pouvait remplacer l’ipécacuanha. Ses feuilles et ses baies bouillies ou seulement pilées sont appliquées, dans certains pays, cur les panaris, les ulcères invétérés et les bubons pestilentiels. Son suc a été recommandé dans les inflammations des yeux.

14° La Pavonie diurétique (G), Malvacée brésilienne. — Conseillée contre la dysurie. — Administrée en décoction.

15° Les Plantains (Plantaginées). — On emploie quelquefois le yrand Plantain (7), le moyen Plantain (S), et le Plantain lancéolé (9), tous les trois indigènes. — Vulnéraires et astringents.

— Administrés en eau distillée et en collyre.

(1) Hydrocolyle Asiatica Linn., vulgairement Écuelle-d’enu d’Asie.

(2) Glechoma hederacea Linn., vulgairement Herbe de Saint-Jean , Rondotte t Gléchome.

(3) Sedum acre Linn., vulgairement Orpin brûlant , Vermiculaire.

(4) Lamium album Linn., vulgairement Ortie morte , Archanyélique.

(5) Paris qundri folia Linn , vulgairement Raisin de renard , Herbe à Paris , Parisette à quatre feuilles.

(6) Pavonia diuretica Saint-Hil.

(7) Plantayo major Linn.

(8) Plantaqo media Linn.

(9) Plantayo lanceolata Linn.

RACINES

16° La Pédiculaire (I), Scroph ularinée indigène. — Odeur virulente. — Linné la croyait vulnéraire; d’autres l’ont signalée comme astringente, comme bonne dans le traitement des ulcères et des fistules. — On l’administrait en décoction. Elle est très-peu employée et regardée généralement comme suspecte.

17° La Renouée acre (2), Polygonée indigène. — Très-âcre. — Employée autrefois comme détersive, vulnéraire, fondante et apéritive. Elle tue les vers. Les feuilles et les jeunes pousses étaient recommandées contre la goutte. Les graines réduites en poudre ont été prises comme assaisonnement par des gens de la campagne. — Administrée en infusion. Très-peu employée.

La Renouée antihcmorrhoïdale (3) est ordonnée, au Brésil, contre les douleurs articulaires et contre les hémorrhoïdes. Son suc, âcre et stimulant, passe pour utile dans la slrangurie et la dysentérie.

18° La Spigéue aniueeminthique (4), Loganiacée du Brésil, de la Guyane et de quelques autres contrées de l’Amérique méridionale. — Regardée comme un spécifique contre les vers intestinaux-. On emploie la plante tout entière, mais surtout les feuilles. — Administrée en poudre, en décoction, en sirop, en gelée. A peu près abandonnée.

Une autre espèce moins active, la Spigclie du Maryland (5), jouit de propriétés analogues, mais plus faibles. On se sert aussi de la plante entière, principalement des racines.

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