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Racine de Pjrèlhre

(1) Anacyclus Pyrethrum DC. ( Anthémis Pyrethrum Linn.).

hydrochlorate et carbonate de potasse, des carbonate et phosphate de chaux, de l’alumine, de la silice, des oxydes de fer et de manganèse (Kœne).

La résine de Pyrèthre ( pyréthrine ) est assez consistante et d’un brun foncé un peu rutilant.

3" Propriétés et usages. — Quand on vient d’arracher cette plante et qu’on la place dans la main, elle y produit une sensation de froid (Desfontaines). Son odeur est aromatique, mais irritante et désagréable. Sa saveur est âcre et piquante. Une très-petite quantité, dans la bouche, détermine une abondante salivation.

La racine de Pyrèthre est employée comme stimulante des glandes salivaires.

On l’administre en pastilles, en gargarismes et en élixir. On en compose un alcoolat, une huile, une teinture, un vinaigre. Sa poudre a été employée à l’extérieur pour tuer les poux.

§ IX. — Racine de Scnéga.

1° Plante. — Le Polyyala sénéga ou de Virginie (1) appartient à la famille des Polygalées. 11 croît dans les différentes parties de l’Amérique septentrionale.

Description. — Tiges herbacées, hautes de 20 à 30 centimètres, simples. Feuilles ordinairement alternes, sessiles, assez grandes, ovales-laneéolées, aiguës, entières, glabres, d’un vert clair. Inflorescence en épi terminal, allongé, lâche. Fleurs petites, médiocrement pédonculées, tachetées de rougeâtre. Calice avec 2 ailes obtuses, veinées. Corolle courte, close. Stigmate subbifide. Fruit ( capsule ) petit, en cœur, comprimé, à 2 loges et 2 valves. Graines ovoïdes, allongées, pointues, noires.

2° Racine (2) (fig. 18). — Vivace, de la grosseur du petit doigt ou plus étroite, très-irrégulièrement contournée, avec une côte saillante et unilatérale, un peu rameuse. Écorce épaisse, rude, grisâtre ou d’un gris jaunâtre, et comme résineuse. Intérieur blanchâtre.

Cette racine contient des acides polygalique, virginéique, pectique et tanriique, une matière colorante jaune, de la gomme, de l’albumine, de la cérine, une huile fixe, des carbonates de chaux et de potasse, des sulfate et phosphate de potasse, du sul-

(1) Polygala Senega Linn , vulgairement Potygala de Virginie.

(2) Yulgai rement Sénéka.

RACINES. — SÉNÉGA. 67

l'ate de chaux, de l’alumine, de la magnésie, de la silice, du fer... (Quevenne).

L’acide polygalique est une poudre blanche, soluble dans l’eau et rendant ce liquide capable de mousser par l’agitation, et de rougir le tournesol.

L’acide virginéique est un acide gras, volatil; c’est lui qui donne à la racine son odeur.

6° Propriétés et usages. — Odeur faible et nauséeuse. Saveur d’abord douceâtre et mucilagineuse, puis un peu âcre et

amère. Elle augmente la sécrétion salivaire. Sa poudre provoque l’éternument.

La partie externe paraît la plus active. L’acide polygalique présente une odeur aromatique particulière et une saveur âcre prenant au gosier.

Ses propriétés sont toniques, excitantes, diurétiques ; à faible dose, elle augmente la respiration cutanée et pulmonaire ; à dose plus élevée, elle peut être émétique et purgative. On l’a recommandée dans l’astlime, le croup, le rhumatisme chronique, l'aménorrhée et les hydropisies (A. Rich.). En Amérique, on la préconise, lorsqu’elle est récente, contre la morsure des serpents.

On l’administre en infusion, macérée dans du vin, en teinture alcoolique, en sirop, en extrait et en poudre. L’infusion aqueuse est plus âcre que la teinture alcoolique. On pourrait employer avec avantage Y acide polygalique. (Boucliardat.)

4° Succédanés. — On a signalé comme analogues de cette Polygalée, mais jouissant de propriétés beaucoup plus faibles, le Polygala amer (1), le Polygala vulgaire (2) et le Polygala

(1) Polygala nmara Jacq.

(î) Polygala vulgaris Linn.

d'Autriche (I). On a vanté surtout la première espèce dans la pneumonie, la pleurésie, la phlliisie pulmonaire, le crachement de sang (Collin, Van Sxvielen). On l’administrait en poudre, en infusion, en extrait, dans des bols ou dans un électuaire.

Le Polygala glanduleux (2) du Pérou, et le Polygala poaxja (3) du Brésil, ont aussi des racines qui jouissent de propriétés trèsanalogues à celles du Sénéga.

§ X. — Racine de Ratania.

1° Plante. — Cette racine appartient au Kramer à trois étamines (4), de la famille des Polvgalées, lequel croît dans le Pérou.

Description. — Arbuste. Tige dressée. Rameaux nombreux, velus, blanchâtres. Feuilles alternes, très-rapprochées à la partie supérieure, petites, ovales-oblongues, aiguës, coriaces. Fleurs axillaires, brièvement pédonculées. Calice à 4 sépales ovales, allongés, aigus, velus extérieurement, glabres en dedans. Corolle irrégulière : 2 pétales supérieurs redressés, onguiculés, lancéolés-étroits; 2 inférieurs appliqués contre l’ovaire, sessiles, presque orbiculaires, très-obtus. Etamines au nombre de 3, libres et ascendantes ; à filets épais, cylindriques, articulés audessous de l’anthère. Ovaire ovoïde, très-velu, à style long et recourbé, et â stigmate très-petit, arrondi et bilobé. Fruit pisiforme, hérissé d’aiguillons, indéhiscent, renfermant une ou deux graines.

2° Racine (fig. tfl). — Connue vulgairement sous le nom de Ratania ou Ratanhia, rampant horizontalement, rameuse; rameaux de la grosseur du petit doigt ou plus petits, cylindriques. Écorce d’un brun rougeâtre un peu foncé. Intérieur plus dur, d’un jaune rougeâtre. Ou emploie seulement la partie corticale.

On a trouvé dans la Ratania , du tannin, de l’extractif, de la fécule, une matière muqueuse, de la gomme ?, des sels, et d’après Preschier, de l’acide kramérigue. Le principe actif de cette racine réside, suivant les uns, dans le tannin, suivant les autres, dans l’acide kramérique.

3° Propriétés et usages. — I, 'écorce de Ratania est extrêmement astringente sans mélange d’amertume. L’intérieur offre une saveur plus faible.

(1) Polygala Austriaca Crantz.

(•2) Polygala glandulosa Kunth [Viola punctala Willd.),

(3) Polygala Poaya Jlart.

|4) Krameria triandra Ruiz et Pav.

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