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TUBERCULES. — ORCHIDÉES

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ancien est alors presque entièrement épuisé et flétri, le nouveau est gros et ferme. C’est ce dernier seul que l’on récolte.

On enlève les radicelles. On làve les tubercules , et on les enfile en chapelets plus ou moins longs. On fait bouillir ces chapelets à grande eau, jusqu’à ce que le tissu commence à se résoudre en pâte mucilagineuse. On les retire alors du feu et on les fait sécher à l’étuve ou simplement au soleil. Quand ils sont bien secs, on les réduit quelquefois en poudre.

Les tubercules des Orchis sont formés de grandes cellules entourées d’un tissu particulier. Il existe des granules d’amidon dans ce tissu, mais il n’y en a pas dans les cellules. Ces dernières constituent la partie principale du Salep.

Le Salep est en morceaux ovoïdes, très-durs, à demi transparents, d’une cassure comme cornée et d’une couleur jaunâtre.

On distingue deux sortes de Saleps : 1° le Salep de Perse , 2° le Salep indigène. Le premier vient de la Turquie, de la Natolie et do la Perse. Le second est préparé en Europe.

Le Salep ne se 'dissout pas dans l’eau, mais il y est extrêmement expansible. 11 s’y gonfle considérablement. Il est uni cependanl à un peu de matière mucilagineuse soluble.

L’analyse y a montré une substance azotée, du phosphate de chaux et du sel marin.

5° Propriétés et usages. — Le Salep est inodore ou d’une très-faible odeur approchantcelle du Mélilot. Sa saveur ressemble à celle de la gomme adraganle ; elle est un peu salée.

Cette préparation est employée comme analeptique et comme mucilagineuse. Dans l’Orient, elle passe pouraphrodisiaque, mais cette vertu paraît due aux matières excitantes qu’on y ajoute.

On administre le Salep dans du bouillon ou dans du lait, en tisane et en gelée. On l’incorpore aussi dans le chocolat.

§ II. — Tubercules «les Colchiques.

1° Plante. — Le Colchique d’automne (1) appartient à la famille des Colchicacées. Il est commun dans les différentes parties de la France. On le trouve assez fréquemment aux environs de Paris.

Description (fig. 26). — Cette plante offre une tige courte et des feuilles qui ne se montrent qu’en hiver. Elles composent une

(1) Colchicum autumnale Linn., ■vulgairement Safran bâtard , Safran des près, Tue-chien, Tue-loup , Veilleuse , Veillotte.

touffe dressée. Elles sontengaînantes, larges, lancéolées, atténuées au sommet, obtuses, luisantes. Les fleurs paraissent au mois de septembre, avant les feuilles ; elles sont grandes (t décim. environ), au nombre de 2 ou 3, d'un lilas tendre ou rosées. Elles ont un calice en entonnoir longuement tubuleux, à limbe 5 ou 6 fois

Fig. 26. — Colchique d’automne.

plus court que le tube, campanulé, offrant 8 lobes assez grands, oblongs, lancéolés ; les intérieurs plus courts que les extérieurs. Les organes sexuels sortent du tube. L’insertion des étamines a lieu au sommet de ce dernier. Filets filiformes, subulés. Anthères versatiles. L’ovaire est trifide et à 3 styles. Fruit (capsule) entouré

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