‹ Éléments de botanique médicaleChapitre 78 sur 247 · FEUILLES. — MAUVES · texte numérisé non relu

FEUILLES. — MAUVES

On emploie indistinctement les feuilles de la Mauve sauvage (i) et de la Mauve à feuilles rondes (2).

La première (fig. 56) présente une corolle purpurine, au moins trois fois plus longue que le calice, et des carpelles for-

tement réticulés. La seconde a une corolle d'un rose lilas pèle, deux fois plus longue que le calice, et des carpelles non réticulés.

2° Feuilles. — Les feuilles des deux Mauves dont il vient d’être

(1) Malva sylvestris Liuu. , vulgairement la grande Mauve , la Mauve sauvage.

(2) Malva rotundi folia Linn., vulgairement la pelite Mauve.

MOQ.-TAND. — BOT. MÉD.

si. /rsos'/fi'ou*

Fig . 56

. — Mauve sauvage.

question sont alternes, très-longuement pétiolées, arrondies, subréniformes ou profondément cordées à la base, à 5 ou 7 lobes obtus et crénelés ou dentés. Dans la première espèce, elles sont ordinairement tachées de noir inférieurement, et les supérieures offrent de 3 à 5 lobes profonds, étroits et plus ou moins aigus. Dans la seconde, elles n’offrent pas de taches, et toutes sont S ou 7-lobées. Dans les deux espèces, les feuilles présentent 2 stipules sessiles, ovales, aiguës et presque entières, ciliées ou velues.

3° Propriétés et usages. — Ces feuilles sont adoucissantes. On les ordonne dans les inflammations des organes respiratoires.

On les administre en infusion (1).

§ VIII. — Veuilles de Mélisse.

1° Plante. — La Mélisse officinale (2) est une plante de la famille des Labiées, assez commune dans les provinces méridionales de la France.

Description (fig. 57). — Tige dressée, haute de 6 à 8 décimètres, poilue à ses nœuds à la partie supérieure, plus ou moins rameuse. Fleurs verlicillées, tournées du même côté, brièvement pédonculées, blanches ; glomérules espacés, longuement dépassés par les feuilles. Calice assez ample, tubuleux, évasé, composé de deux lèvres : la supérieure tronquée, à 3 dents courtes ; l’inférieure à 2, lancéolées, terminées par une pointe presque épineuse. Corolle bilabiée. Tube grêle, un peu plus long que le calice, cylindrique, arqué-ascendant. Limbe dilaté; lèvre inférieure à 3 lobes : l’inférieur grand, cordiforme, émarginé, les deux latéraux petits, ovales et obtus ; la supérieure redressée, en forme de voûte, échancrée. Étamines sous la lèvre supérieure, plus ou moins conniventes ; les inférieures les plus longues; anthères à connectif étroit, à lobes divergents, s’étalant horizontalement et confluents après l’émission du pollen. Fruits au fond du calice.

2° Feuilles. — Les feuilles sont opposées, longuement pétiolées, ovales ou légèrement cordiformes, un peu aiguës, grossièrement et régulièrement crénelées, rugueuses, luisantes et d’un vert foncé en dessus, à nervures très-saillantes et pâles en dessous.

On les recueille avant la floraison.

(t) Voy. le chapitre desFLEUna.

(2) Melissa officinalis Liun., vulgairement Citronnelle .

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