‹ Éléments de calcul infinitésimal (volume 2)Chapitre 50 sur 134 · DES INFINIMENT PETITS · texte numérisé non relu

DES INFINIMENT PETITS

H4. Des termes que Von peut négliger dans les équa^ tions, — Lorsque les deux membres d'une équation ont des limites finies, et que ce sont ces limites que Ton a à considérer, on peut évidemment se dispenser de tenir compte des termes dont Ik limite est zéro, quoiqu'en les supprimant Téquation devienne inexacte. Comme on ne cherche que l'équation aux limites, et qu'elle n'est pas altérée par là, les résultats sont exactement les mêmes, et l'on s'est débarrassé quelquefois d'une multitude de termes très-compliqués. Ainsi toute suppression ou altération quelconque qui na d'autre effet que de faire négliger des ternies infini^ ment petite dans une équation finale dont les deux membres ont des limites finies peut être faite sans aucune erreur dans les résultats,

ilS. Si les membres d'une équation avaient des limites égales à zéro, et se composaient d'infiniment petits de différents ordres, par exemple du premier et d'ordres supérieurs, on peut, par la même raison, se borner à écrire les termes du premier ordre. En effet, une équation dont les deux membres ont pour limite zéro n'est pas' destinée à rester sous cette forme, puisqu'elle conduirait à l'égalité insignifiante 0 = 0. On conserve souvent cette forme pour la.

commodité de l'écriture, mais on doit toujours en revenir"" aux quantités finies. Si c'est en divisant les deux membre^^ par im infiniment petit du premier ordre, les termes d'or^

DES QUANTITÉS CONSIDÉRÉES COMME LIMITES. l49

dre supérieur au premier conduiront à la limite zéro, ceux du premier à des limites finies, et Ton se retrouve dans le cas précédent. Si cette équation est employée pour donner l'expression d'un infiniment petit au moyen des autres, et que cet infiniment^ petit doive être un terme d un rapport ou d'une somme dont on cherche la limite, on sait qu'on peut Taltérer, sans erreur dans les résultats, de quantités infiniment petites par rapport à lui-même. On a donc le droit de négliger, dans Téquation d'où Ton tire sa valeur, tous les termes d'un ordre supérieur au sien.

n est évident que dans cette même équation on peut, au lieu des facteurs infiniment petits du premier ordre, substituer d'autres quantités, dont le rapport avec eux ait pour limite l'unité, ou en diflerent de quantités infiniment petites par rapport à eux; car ce n'est qu'ajouter ou supprimer dans les membres de l'équation des termes d'ordre supérieur au premier.

Ces raisonnements s'appliquent également aux équations dont l'ordre le moins élevé est supérieur au premier. On peut généralement se dispenser d'écrire ceux d'un ordre plus élevé que le moindre.

Remarque. — H y a cependant une attention à avoir : il peut arriver que dans une équation non simplifiée il y ait des termes du premier ordre et d'ordres supérieurs, et qu'après avoir exécuté les opérations indiquées, ceux du premier ordre se détruisent entre eux. Dans ce cas, si l'on a négligé des termes du second ordre, et que pour employer l'équation résultante on divise ses deux termes par un infiniment petit du second ordre, afin de ne pas arriver à o = o, ou que l'on tire de cette équation la valeur d'un infiniment petit du second ordre, qui doit entrer comme terme d'un rapport ayant une limite finie, il est évident que les résultats sont inexacts, puisque les termes supprimés y auraient introduit des quantités finies.

l5o LIVRE I.

Si, par exemple, on avait Téquation suivante, dans la — quelle A et A: désignent des quantités infiniment petites du. premier ordre,

sîn(x -+- A) — sînar 4- cos(j -+- A) — cosj^

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